Les membres du GTT International soupçonnent une manœuvre frauduleuse pour contourner la directive des Nations Unies concernant Madagascar. Ils demandent un blocage des collaborations entre les membres de la HAT et le PNUD jusqu’à ce que les relations entre Madagascar et la Communauté Internationale reviennent à la normale.
Selon l’affirmation du GTT, l’aile dure de la mouvance Marc Ravalomanana, parmi les consultants du PNUD Madagascar, figurent Deleau Razafimanantsoa, qui est ami de Fienena Richard, actuel ministre de l’économie de la Haute Autorité de la Transition (HAT), Herintsalama Rajaonarivelo éminence grise de TGV et Thierry Rajaona, associé fondateur de FTHM Conseils et aussi époux de Annick Rajaona, l’Ex-DG de VIVA et actuel conseillère de TGV.
Le GTT international tire ainsi la conclusion que le système des Nations Unies est tombé dans un piège sans le savoir.
OMD
Le PNUD collabore avec Madagascar pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Des objectifs visant à réduire de moitié la pauvreté d’ici 2015. Ce partenariat montre le rôle confirmé du PNUD en matière de dialogue politique, de conseil, de formulation de politiques et de stratégies nationales ainsi que de partenariat à Madagascar.
Un programme de coopération couvrant la période 2008 à 2011 a été signé le 31 janvier 2008 pour cadrer les appuis du PNUD au développement de Madagascar. Une suite à l’initiative du Système des Nations Unies à Madagascar en 2007 pour aligner son assistance au développement de Madagascar aux priorités du « Madagascar Action Plan » (MAP). Ce document cadre a relayé le Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) en novembre 2006.
Lettre ouverte
Pour interpeller le représentant du PNUD à Madagascar, les membres du GTT International ont adressé une lettre ouverte aux responsables du programme, ce dimanche 21 février 2010. Une lettre ouverte diffusée à la presse ce mardi 23 février 2010. « Afin de rassurer la population malagasy et les équipes internationales de médiation, nous demandons aux responsables du PNUD d’envoyer un message clair ». C’est ce qu’ont demandé les membres du GTT International.
Le message demandé par le GTT à l’endroit du PNUD est tout d’abord que cette institution restera toujours attachée au respect des décisions des instances de la Communauté Internationale. Puis elle ne saurait être un instrument utilisé par une quelconque entité dans un autre but que d’aider vraiment au développement des pays qui ont besoin de son soutien. Puis en dernier lieu qu’il n’a jamais été question de signature de programme pluri annuel qui serait contraire aux recommandations, ou à défaut de rectifier cette erreur en prononçant son annulation immédiate.
Union Africaine
Le Conseil de Paix et de Sécurité Africain a tenu sa 216ème réunion ce 18 février 2010 pour étudier la situation à Madagascar. Il a pris à cette occasion des résolutions fermes et extrêmement précises à l’encontre du pouvoir actuel à Madagascar. Le paragraphe 11 de ce communiqué appelle notamment tous les partenaires multilatéraux de l’Union Africaine, en particulier les Nations Unies, d’appuyer sans réserve la décision du Conseil de sanctionner les auteurs du blocage de la mise en œuvre de la solution élaborée par l’équipe de médiation internationale.
Programme
De sources diverses, les membres du GTT International viennent d’apprendre que des représentants du PNUD à Madagascar ont signé un programme pluriannuel de développement. « Le PNUD est un organe éminent des Nations Unies, agissant au nom de celles-ci, et dont l’œuvre bénéfique n’est plus à remettre en cause pour l’amélioration de la vie de la population en Afrique. Si cette information est avérée, ceci constituerait clairement une fin de non recevoir à la demande exprimée dans le paragraphe 11 du communiqué suscité du Conseil de Paix Africain ». C’est la conclusion à laquelle arrive le GTT.
Les membres du GTT redoutent que cette signature amoindrirait les effets de la pression que le GIC, avec l’appui de la SADC, de l’UA, de l’UAP-CP, de l’IPU, de l’ONU et de l’UE pourrait exercer pour contraindre Haute Autorité de la Transition (HAT) à respecter les accords de Maputo. En plus, cette signature pourrait conforter la mouvance Andry Rajoelina dans sa stratégie de maintenir l’élection législative en mai 2010.
Les membres du GTT réitèrent que les membres de la HAT cherchent par tous les moyens une reconnaissance de la part de la communauté internationale. Ils sont capables d’utiliser tous les subterfuges pour arriver à leur fin, selon le GTT.





