Sur ces colonnes, dès janvier (économie, finances et monnaie), je mettais en garde contre la possibilité de défaut de paiement de l’État.
Le dernier rapport de la Banque Mondiale (diminution des recettes), mais surtout le comportement du Gouvernement (circulaire limitant les déplacements) ou Trésor Public (blocage d’avoirs de privés ayant un compte), montrent que les caisses de l’État sont vides.
La principale raison de changement d’attitude la HAT, qui accepte de nouveau de renégocier après avoir fanfaronné à tout va ne pas le faire, c’est que les caisses de l’État sont vides et il y a péril en la demeure.
Consciente des difficultés de trésorerie de l’État, avec les conséquences sociales (non paiement des fonctionnaires) que cela entrainerait, la France a poussé son pion pour exiger une énième négociation, quitte à ce que cela soit fait sur de nouvelles bases.
C’est donc contraint et forcé, malgré la menace de ses acolytes ou autres « coup d’État », que la HAT se présentera à Pretoria.
Conclusions
Frapper au portefeuille est toujours efficace, quelle que soit la situation. Dommage qu’il faille aller jusque là mais c’est le lot quand les sentiments priment sur la raison et la réflexion.
Dès la signature d’un nouvel accord, la France pourra officiellement commencer à ouvrir le robinet des aides budgétaires, afin de sauver Rajoelina pour un temps.
À moins de vouloir aussi le chaos total, les autres mouvances seront aussi obligées de coopérer et essayer enfin de sortir de ce très très mauvais pas pour notre pays.
C’est le moment où jamais pour tout le monde d’entendre enfin la raison et de ne pas écouter les sirènes des va-tout, pour ne pas parler des faucons.





