« Marc Ravalomanana entendra cette nouvelle comme tout le monde ce soir ». C’est la réponse de Fetison Rakoto Andrianirina, ce jeudi 28 janvier 2010, suite à la question de la presse demandant s’il avait avisé ou non l’ancien président de la République, avant de prendre la décision de faire tenir une réunion au Carlton les 4 et 5 février prochain. En effet, l’ancien co-président de la transition a décidé, de sa propre initiative, de convoquer une réunion au Carlton ce 4 et 5 février 2010. Une réunion qui invite toutes les forces vives de la nation sans exception.
Cette réunion a pour objet de faire pression sur les quatre mouvances, celle de Marc Ravalomanana, de Andry Rajoelina, de Zafy Albert et de Didier Ratsiraka. Une pression afin que ces mouvances trouvent une solution à la crise que traverse actuellement Madagascar. Cette pression peut forcer les quatre mouvances à trouver un consensus selon Fetison. « Seul une transition consensuelle permet d’obtenir la reconnaissance internationale. Seule la reconnaissance internationale peut faire sortir Madagascar de la crise politique actuelle ». C’est l’hypothèse de Fetison Andrianiriana.
Téléconférence
Ce jeudi 28 janvier 2010, ce dernier n’a pas pu intervenir en face à face avec la presse, et n’a communiqué et répondu aux questions des journalistes que par téléphone. Selon ses propos, à cause du mandat d’arrêt lancé contre lui, il n’a pas pu venir au Carton pour tenir lui-même la conférence. Il a dû écrire un communiqué qui a été lu par Vyvato Rakotovao le secrétaire général du Jeune TIM.
Il semblerait que des personnes en tenue civile se sont introduites à l’hôtel Carlton, pour arrêter Fetison Andrianirina. Il s’agirait des éléments de la brigade de recherche de Fiadanana selon les dires de l’entourage de Fetison Andrianiriana. « Je n’ai pas voulu causer des problèmes à l’hôtel Carlton, aux journalistes, à mes proches collaborateurs et à moi-même » déclare celui-ci, qui prétend encore dans son discours être le co-président de la transition, malgré la décision du président de la Haute Autorité de la Transition (HAT) de supprimer les accords de Maputo et d’Addis Abeba.






