Injurié, battu et roué de coups par ses ravisseurs selon des sources concordantes, dont celle du ministre de la Justice, Christine Razanamahasoa, le Premier substitut du tribunal de Première instance de Toliara, Rehavana Michel, est décédé ce vendredi 9 décembre des suites de brutalités policières. Intervenant sur les plateaux de la télévision nationale, Christine Razanamahasoa déplore le malheureux évènement et, avec tous les corps de magistrats et de pénitenciers, condamne les comportements rebelles et indignes des policiers de Toliara. Ces derniers ont voulu libérer de force un des leurs, condamné ce 8 décembre à 5 ans d’emprisonnement pour vente d’arme à des bandits et incarcéré à la prison de Tuléar. Ils ont pris la prison de Toliara d’assaut en menaçant les gardiens par des tirs en l’air ; mais les agents pénitenciers leur ont rendu la même réplique. Devant la situation qui risquait de dégénérer, les autorités pénitenciaires et judiciaires sont intervenues pour ramener ces policiers à la raison et le retour au calme mais en vain. Le premier substitut qui voulaient parlementer avait été pris à partie, les pneus de son véhicule ont été dégonflés et sa personne battue tandis qu’un agent pénitencier ou le gardien chef de la prison, selon les sources, ont été pris en otage. Le ministre de la Sécurité publique qui était à Toliara au moment où tout cela éclatait n’a pas réussi à rétablir l’ordre.
Réagissant à cet événement, le syndicat des magistrats lui aussi est monté au créneau et a déclaré dans les médias publiques, décréter la fermeture de tous les tribunaux de l’île à partir de ce samedi 10 décembre jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites. Les magistrats exigent que tous les responsables de la Police à Toliara soient remplacés et que le ministre de la Sécurité publique (Police) soit démis de ses fonctions.
En tout cas, la population de Toliara ville est abasourdie, meurtrie, impuissante devant une telle scène. C’est la consternation ; les citadins de Toliara ont unanimement condamné le comportement honteux de ces agents de police.





