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samedi 10 décembre 2016
Antananarivo | 09h40
 

Elevage

Élevage bovin

Exportation de viande suspendue

samedi 31 janvier 2015 | Bill

L’exportation de viande de zébu est suspendue jusqu’à nouvel ordre. Cela fait désordre. C’est la réaction des observateurs et des opérateurs de la filière bovine. Aussitôt sa prise de fonction, le nouveau ministre de l’Élevage, Anthelme Ramparany, a décidé de suspendre temporairement les abattages de zébus destinés à l’exportation ; deux unités d’abattages sont concernées par cette mesure qui est pour beaucoup le contrepied de la politique adoptée par le précédent ministre de l’Élevage. Les raisons de cette mesure sont que ce sont les exportations qui ont fait flamber les vols de zébu et le phénoméne de grand banditisme rural, c’est-à-dire les « dahalo » et appauvri la population, notamment dans le Sud. Aussi le ministre va-t-il examiner et analyser toute la filière bovine car souligne-t-il, il ne faut pas privilégier les exportations de viande bovine au détriment des consommateurs locaux. Il s’agit, a-t-il indiqué, de sécuriser la filière bovine et le secteur de l’élevage.

Pour rassurer les opérateurs et les investisseurs, le ministre Anthelme Ramparany ajoute que cette suspension ne peut aller au-delà de 60 jours. Les opérateurs et responsables des unités ciblées par cette suspension d’activité auront, note-t-il, jusqu’au 6 février 2015 pour lui remettre leurs déclarations de stocks de viande et de cargaison destinée à l’exportation.

9 commentaires

Vos commentaires

  • 31 janvier 2015 à 09:18 | Isambilo (#4541)

    Quelles unités ? Propriétés de qui ? Quel sont leurs parts dans les exportations ? Où s’approvisionnent-elles ?

  • 31 janvier 2015 à 09:57 | betoko (#413)

    En Europe il existe une méthode très simple pour surveiller le vol , l’abattage et la vente de la viande bovine .
    2° D’après les professionnels d’ici 10 ans tout au + , possible que nous allons importer de la viande de bœuf d’Afrique voir même d’Argentine , donc protéger les éleveurs , les encourager à élever plus et aussi réglementer les ventes , et aussi bien surveiller la santé des cheptels

  • 31 janvier 2015 à 10:49 | jangobo (#8776)

    Et qui va bénéficier de cet arrêt de l’exportation de la viande de boeuf ?

    Sûrement pas moi puisqu’il n’y a jamais eu de pénurie de viande de boeuf sur le marché.

    Je vais en acheter dès que j’aie de l’argent et je n’en achète pas les jours sans. C’est la loi de l’offre et de la demande qui devrait gérer le marché et non un ministre qui veut se faire voir.

    Essayez plutôt de réglémenter nos dahalo et les éléveurs se remettront dans le secteur.

    Envoyez nos militaires dans les zones d’insécurité et ne les laissez pas à Antananarivo être une source d’insécurité pour l’Etat. Savez-vous qu’à Tana, il y a 13 corps de militaires armés qui ne font que bayer au corneille et jouer au rami ?

  • 31 janvier 2015 à 17:31 | caro (#7940)

    La mesure prise par le ministre de l’elevage semble semer la confusion.

    En effet, il est indique que la suspension de l’exportation de viande bovine ne depassera pas 60 jours. Cela veut dire qu’au-dela de cette duree, les activites vont reprendre ? Que doit-on comprendre de tout ca : des mesures vont-elles etre prises ? lesquelles, si de suite on annonce qu’apres 60 jours il n’y aura plus de suspension ?

    Le motif avance de la suspension est la protection des consommateurs locaux face aux exportations qui favorisent les vols de zebus.

    Le vols de bovides est un fleau qui ne date pas d’hier. Il a fait l’objet de beaucoup de litteratures, ainsi que des operations militaires, entre autres l’operation « Tandroka » dernierement qui a beaucoup fait parler d’elle. Et ces actions coutent enormement d’argents pour le pays.
    La question qui se pose est de savoir si l’on veut eradiquer pour de vrai ce fleau, ou on ne fait que semblant, car des voleurs en col blanc, haut places chez les gouvernants sont impliques dans l’affaire ?

    Des reportages de television ont rapporte que beaucoup, sinon la plupart des bovides interceptes et controles par les forces de l’ordre disposent des documents officiels qui ne mettent pas en doute la regularite de ces zebus en deplacement. Or, il a ete etabli aussi que lesdits documents en bonne et due forme ne sont que des faux car ils etaient etablis avec des documents officiels subtilises aupres des autorites. Les complicites sont donc evidentes.

    Si l’on veut vraiment combattre ce fleau, ce n’est pas complique. On peut toujours trouver des arguments quand on ne veut pas faire quelque chose comme le dit l’expression :
    « celui qui ne veut pas faire quelque chose trouve des excuses ; celui qui veut arriver a quelque chose trouve des moyens ».

    En effet, les documents officiels, genre passeport de betails ou les tatouages sont d’une autre epoque. La pose de puce appelee « transpondeur electronique » est un systeme imparable, infalsifiable consistant a la glisser sous la peau de l’animal et comportant un numero unique avec les coordonnees, eventuellement avec l’adjonction de gps.

    Il est temps que les autorites et les veterinaires songent a mettre en pratique les avantages des progres techniques en la matiere.
    Si l’on veut m’opposer le cout d’une telle mise en place, je dirais que c’est la volonte qui manque car si vraiment on veut combattre ce fleau, ca vaut bien la peine que l’Etat prenne en charge ces operations car les militaires envoyes en operation ne sont pas non plus gratuites, et par dessus le marche, cette demarche contribue largement a la pacification des zones concernes par ces vols, et aide la population a se concentrer dans leurs activites quotidiennes contribuant ainsi au developpement du pays.

    • 31 janvier 2015 à 17:44 | betoko (#413) répond à caro

      Nous avons pensé exactement à la même chose , je voulais parler des puces électroniques qu’on glisse sous la peau des Zébus ou des cochons , mais l’état va encore dire Oh làlà , mais cela va nous coûter trop cher ?
      Il y a une autre solution agrafer des étiquettes sur les oreilles des bêtes et y inscrire des numéros avec de l’encre indélébile comme font les éleveurs dans toute l’Europe

    • 31 janvier 2015 à 18:01 | caro (#7940) répond à betoko

      La pratique des etiquettes d’oreilles est deja courante chez les eleveurs.
      Le souci c’est toujours l’histoire de support papier qui doit accompagner les betails. A partir du moment ou le detenteur dispose de l’animal, rien ne l’empeche d’etablir lui-meme le document correspondant.

      Les puces, en revanche, suffisent a elles-meme, d’ou l’inviolabilite de ce moyens. Mais le cout ne serait qu’un pretexte car si on en juge aux retombees qui en resultera, ca vaut bien la peine de le mettre en place. D’autant plus que l’Etat en le prenant en charge beneficiera des prix competitifs avec le volume, car au niveau de la pose, tout veterinaire peut le faire.

      « On ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs »

    • 31 janvier 2015 à 18:42 | betoko (#413) répond à caro

      Vous dites que la pratique des étiquettes d’oreilles est déjà courante chez les éleveurs ? Je ne pense pas , pratiquement tous les jours je passe devant l’abattoir qui se trouve juste après Mandroseza avant By Pass , aucune zébu n’est étiqueté , souvent on trouve ces zébus juste devant cet abattoir en train de brouter avant qu’on les tue
      En effet les puces sont plus efficace , mais là encore , ils vont dire ,que c’est trop cher à mettre en place . Ce dont j’ai peu c’est que d’ici 5 à 10 ans Madagascar sera obligé d’importer de la viande de bœuf . Une politique d’élevage est en grande échelle est à étudier .Je ne serai pas étonné si d’ici quelques mois voir quelques années ce sont les chinois qui vont faire des élevages intensif chez nous et là on va encore gueuler , les chinois ont monopolisé l’élevage des zébus

    • 1er février 2015 à 01:19 | GILHAN (#8671) répond à betoko

      Bonjour,

      La pose d’étiquettes d’oreilles est une obligation légale susceptibles de sanction pénale

      Mais dans la pratique, les élèveurs de bovidés les enlèvent par peur de vol ou de disparition. Et ils les montrent à chaque contrôle.

      Le vrai problème, c’est qu’il y a tout un réseau derrière le vol de bovidé.

      De vrais maffias, encore plus puissants que ceux du bois des roses !

      Citons les membres par ordre de croissance :

      1-les voleurs proprement dit :
      ils s’occupent de la soustraction des bovidés

      2-les Délegués Administratifs
      3-les Agents vétérinaires
      4-les Maires :
      Ils se chargent de tout ce qui est papperasseries pour « blanchir » les bovidés volés

      5-les vendeurs et démarcheurs :
      A eux de vendre les « butins » !

      6-les Forces de l’ordre (Gendarme, Police, D.A.S.) :
      Etant payé par les gros bonnets,Ils s’occupent surtout des « bandes rivales » et des « nouveaux venus » dans le secteur tout en tripatouillant les statistiques réelles pour ne pas éveiller les soupçons !

      7-la Justice :
      Chargée de brouiller surtout les pistes et de relaxer les impliqués en cas de mauvaise tournure

      8_-les Députés et Sénateurs
      9-les Ministres :
      responsables politiques chargés de mater les ébruitages et les brebis galeuses ne faisant pas partie du réseau !

      En guise d’illustration, il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé avec le tristement célèbre REMENABILA : toute une nébuleuse !

      Exportation ou pas, cela n’affectera en rien ce business maffieux.

      Après tout, est ce que le Ministre ignore t-il qu’une bonne partie des viandes de boeufs consommées à ANTANANARIVO proviendraient des Vols ?

      « Ce n’est pas possibles », dites vous ?

      Pour cela, je vous invite à consulter les ouvrages écrits par Pr. TSIAVALIKE Célestin, un éminent chercheur et vous auriez froid dans le dos !

      Je vous remercie et....BON APPETTIT !

  • 2 février 2015 à 09:43 | Mba misaina (#7232)

    C’EST UNE BONNE DECISION, pour exporter des viandes alors que la majorité des Malagaches n’arrivent plus à en acheter et à en consommer quotidiennement ?

    Les zébus occupent une grande place dans la vie et les valeurs des Malagasy. S’il n’y plys de zébus, c’est toute une culture et sagesse malagasy qui vont disparaitrent avec.

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