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Economie

« Expansion et modernisation », les nouveaux défis du SIM

samedi 25 avril 2015 | Léa Ratsiazo

Le Syndicat des Industries de Madagascar (SIM) a procédé aux élections de nouveaux membres du Conseil d’Administration et de son président le 23 avril 2015. Est nommé à la tête du SIM pour une période de deux ans, Fredy Rajaonera, directeur général adjoint de la Chocolaterie Robert, administrateur de sociétés. Il occupe également le poste de directeur général de la société Zafitsara S.A., dont l’activité de promotion immobilière et agricole, détient le portefeuille Assurance du Groupe Ramanandraibe en tant qu’Agent Général de l’agence Assurances, Réassurances et Omni branches (ARO). (Voir fichier joint)

Expansion et modernisation, tels sont les principaux défis du nouveau président pour les industriels. « Expansion », c’est le titre de magazine bimestriel du SIM pour véhiculer les informations concernant les industries mais aussi pour développer les circuits économiques afin de créer et renforcer le tissu industriel du pays. De cet outil de communication, le SIM projette de tenir la troisième édition du Salon de l’Industrie en 2016.

Le SIM, économiquement non négligeable

Le poids économique du secteur industriel dans le secteur formel est loin d’être négligeable. En terme d’emploi : le SIM compte 41.029 emplois directs en 2012 représentant 8% de l’emploi formel et 21 % de l’emploi offert par le secteur industriel. Pour le secteur secondaire, la structure du PIB est actuellement estimée à 14%. En terme d’impôts et taxes : le secteur industriel membre du SIM, a versé une part de 25 % sur les recettes fiscales. Selon les données de la Cnaps en 2012, l’Industrie demeure le plus grand pourvoyeur d’emploi formel représentant 37% de l’ensemble des emplois offerts par le secteur formel.

Fort de 87 membres, le SIM ambitionne d’atteindre l’adhésion d’une centaine d’industries. « Madagascar Oil » opérant dans les activités d’exploration et d’exploitation pétrolière sur le site pétrolier de Tsimiroro vient de renforcer les rangs des adhérents du SIM. Le nouveau président rappelle que le SIM est partie prenante de l’élaboration de la politique industrielle et de la stratégie industrielle. Afin de mieux appréhender la vie des industriels, le comité directeur 2015-2017 s’engagera à faire la visite d’une entreprise une fois par mois.

Lors de son discours, Fredy Rajaonera, le nouveau président du SIM annonce également son projet pour l’expansion de nouvelles unités industrielles. Pour la création de nouveaux pôles industriels, à l’instar de celui d’Antsirabe où deux grandes unités sont présentes. Le PIC (Programme Intégré de Croissance) a identifié plusieurs sites à Madagascar. Celui de Fort-Dauphin est opérationnelle. Ceux de la région de Diana dans le Nord et celui dans le Sud sont au stade d’étude.

Cependant l’expansion ne pourra se faire sans la « modernisation », note Fredy Rajaonera. Modernisation dans le sens anglo-saxon, c’est-à-dire « Up-To-Date » qui englobe la notion de présent tout en incluant celle de l’avenir, une vision du développement industriel dans les dix ans à venir. La modernisation de l’outil de production qui inclut les hommes et le matériel et passera par la formation et la capitalisation des ressources humaines.

L’industrie nationale doit être composée d’hommes compétents, capables de se hisser au niveau régional et international. À cette notion de formation doit se greffer celle de savoir-faire pour atteindre l’objectif de la qualité et de la référence. Il est important que l’État revalorise toutes ses infrastructures à savoir les routes, les ponts, les ports fluviaux, les ports maritimes, les hangars, le réseau de communication et offrir un service de qualité à ses contribuables notamment auprès des services administratifs des différents ministères. L’élaboration du « Code de l’Industrie » contribuera aux réformes de cette relance tant attendue.

Pour un partenariat gagnant-gagnant public-privé

Il faut également définir un objectif et trouver les moyens pour arriver à moderniser l’outil de travail. La technique facilite l’atteinte de ce résultat, par des machines, mais aussi par un processus permettant de rentabiliser l’unité industrielle. Aussi, un re- toilettage des taxes à l’importation des outils de production sera à définir et à proposer à la direction générale des Douanes selon le SIM.

L’énergie, grand débat du moment et socle de l’industrie dont le coût absorbe près de 30% du prix de revient des industriels, est pour le moment incontrôlable. La société nationale de fourniture d’énergie, la JIRAMA, ne satisfait pas la demande. Une politique prioritaire nationale devrait alléger les contraintes techniques pour atteindre une meilleure performance. Un rapprochement public-privé et gagnant-gagnant est souhaitable. Plusieurs fournisseurs d’énergie sont disposés à travailler dans ce domaine, informe le président du SIM.

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9 commentaires

Vos commentaires

  • 25 avril 2015 à 09:46 | revysaditra (#8500)

    es chats ne font pas des chiens, mais bien des chats.

    (>«  »<)
    ( =’o’= )
    (,,)—(,,)

    — -
    Toujours à débattre sur les détails..jamais sur l’essentiel !
    — -
    LET’S DO IT NOW !!!
    — -
    ...au moins 100 millions de dollars d’investissements par an...
    ...pour atteindre une croissance économique de 3%
    — -
    C’est le témoins de la cohabitation difficile entre les différentes moyens de locomotion...
    qui existent
    on peut citer les autos, les motos, les bicyclettes...
    ... et même des charrettes.
    — -
    http://youtu.be/Pcg6Slc87ag
    — -
    Refrain :
    Que s’est-il passé entre nous baby ?
    NOUS DEVONS ALLER DE L’AVANT...
    ...Let’s do it now...
    ...Let’s do it now !

  • 25 avril 2015 à 12:31 | Razaka (#7817)

    Hello,

    Je souhaite rebondir sur ce que dit ce Texte auquel je suis entièrement d’accord.
    = = = = = Cependant l’expansion ne pourra se faire sans la « modernisation », note Fredy Rajaonera. Modernisation dans le sens anglo-saxon, c’est-à-dire « Up-To-Date » qui englobe la notion de présent tout en incluant celle de l’avenir, une vision du développement industriel dans les dix ans à venir. La modernisation de l’outil de production qui inclut les hommes et le matériel et passera par la formation et la capitalisation des ressources humaines.
    L’industrie nationale doit être composée d’hommes compétents, capables de se hisser au niveau régional et international. A cette notion de formation doit se greffer celle de savoir-faire pour atteindre l’objectif de la qualité et de la référence = = = = =

    Madagascar a besoin de s’Industrialiser de façon convenable à son redressement économique et sociale pour être Productif, Créateur de Richesse et surtout d’EMPLOIS dont les Jeunes en ont vraiment BESOIN.
    Comment faire alors lentement mais SUREMENT pour :
    _DIMINUER IMPORTATIONS en INDUSTRIALISANT LE PAYS et
    notamment _EVITER l’EXPORTANTION A OUTRANCE DES MATIERES 1ères ??
    # # # Je vois en ces termes la notion de TECHNOPOLE qui est aussi défenseur du TRAVAIL et du CAPITAL
    # # # Mais faire du TECHNOPOLE au service d’un Concept d’UNIVERSITES DE DEVELOPPEMENT …….. je m’explique :

    1° __ Lorsque l’on scrute l’Histoire économique des Grandes Ecoles et Universités Asiatiques en général, mais aussi celles d’autres Pays, on constate que la Formation des Ingénieurs et leurs Centres de Recherche ont fortement contribué à l’impulsion et à l’accompagnement de la Révolution Industrielle à travers les Innovations Sociales et la Recherche-Développement (inventions et innovations technologiques).
    ** Dans certains Pays industrialisés tels que le JAPON (par exemple), certaines de leurs grandes Firmes ont créé leurs propres Universités ou leurs propres Ecoles de formation des ingénieurs. La grande Puissance de leurs Conglomérats GARANT de sa Souveraineté Economique et Nationale en témoigne depuis des décennies.
    ** Dans ce cas, la fonction assignée au système de l’Education et de l’Enseignement Supérieur est de répondre de manière précise aux besoins spécifiques des Entreprises MALGACHES : sous les formes suivantes
    — - Formations,
    — - Recherche-Développement,
    — - Appui-Conseil à la croissance continue des chiffres d’affaires et Intelligence Economique.

    2°__ Comment amener les Universités, les Ecoles d’ingénieurs et les futures Centres de Recherche à jouer le même rôle que leurs homologues à l’étranger, dans le PROCESSUS d’EMERGENCE ECONOMIQUE ?
    # Le Concept d’UNIVERSITES De DEVELOPPEMENT avait déjà ses Preuves #
    — - DIMINUER IMPORTATIONS
    — - INDUSTRIALISER LE PAYS
    — - PAS D’EXPORTANTION A OUTRANCE DES MATIERES 1ères
    ** A mon sens, l’Université de Développement apparaît donc ici comme une Grande Réponse Valable à cette interrogation.
    ** La Technopole apparaît comme une Modalité d’Opérationnalisation du CONCEPT d’université de Développement.
    ** L’objectif visé par toute université de développement est d’assurer une couverture adéquate des besoins de la société à travers un système national de production capable de créer des emplois durables et de réduire les importations des denrées alimentaires, des pièces de rechange, de l’expertise et des appareils électroménagers.
    ** Dans cette perspective, les Universités de Développement doivent mettre à la disposition du Système Productif National tourné vers la satisfaction des besoins sociaux, des Ressources Humaines compétentes, Motivées, Intègres et Patriotes.
    a°_ Contrôle et maîtrise progressive des phases d’étude et de réalisation des projets : développement d’une capacité endogène d’étude et de réalisation des projets (Bureaux d’études économiques et techniques ; ingénierie de réalisation de procédé, etc.) ;
    b°_ Existence de filières de formation au fonctionnement, à la maintenance et à la gestion de l’appareil national de production ;
    c°_ Existence d’une capacité autonome d’adaptation et d’innovations technologiques ;
    d°_ Fabrication et mise à la disposition du SECTEUR AGRICOLE des Moyens de Production (outillages, engrais, semences améliorées, installations de stockage, machines pour le développement des industries agro-alimentaires)
    e°_ Développement de la PRODUCTION AGRICOLE à usage Alimentaire et Industriel et surtout des Activités de Stockage, de Conservation et de Transformation pour la Valorisation des Produits de l’Agriculture et de l’Elevage ;

    # # # Pour réaliser de tel Projet, Madagascar a donc besoin d’une autre Gouvernance avec une Rupture Totale avec ses Erreurs du Passé.
    # # # Réviser également les Taux de redevance (pour plus d’équité) avec les Partenariats étrangers sur l’exploitation des ressources malgaches.
    # # # Qui dans un 2ème temps, ces Entreprises étrangères seront remplacées par un SAVOIR-FAIRE local dans sa majorité, fruit du Technopole et Universités de Développement.
    # # # Le Pays a besoin de Reformes Structurelles pour les décennies à venir.

    Mais il faudra des Présidents qui arrêteront de ne penser qu’à la prochaine élection.

  • 25 avril 2015 à 16:59 | Turping (#1235)

    Hello ,
    Expansion et modernisation ,les défis à relever !
    - Le thème du sujet suscite une bonne espérance .L’industrie de la chocolaterie Robert a été toujours un icône de l’industrie malgache comme la savonnerie tropicale de Madagascar ,l’ancien empire du Tiko de l’ex-président RAvalomanana ,....
    - Sans prendre la position partisane ,l’expansion de ces industries locales malgaches ont besoin d’une innovation locale ,de modernisation ,voire de concurrence locale .
    - Le partenariat devrait se faire nationalement si l’intérêt national était le leitmotiv .
    - Le partenariat devrait se faire internationalement au niveau des échanges , (l’import-’exportation) afin d’éviter le système du néocolonialisme local .
    - Ce qu’a dit le SIM ,Rajaonera se pointe sur la modernisation ,la compétitivité locale comme à l’internationale ,la création d’emplois ,.....aussi intéressant de voir les autres secteurs se développer ,d’avoir la balance commerciale excédentaire !

    • 26 avril 2015 à 11:59 | Razaka (#7817) répond à Turping

      Hello Turping,

      Si une volonte politique pourrait etre de mise dans ce sens, dans le prochain quinquennat,
      cela me donne envie d’y participer, car j’aurais un peu plus d’experience, j’espere.

      Bonne journee

    • 26 avril 2015 à 12:04 | Razaka (#7817) répond à Razaka

      == y a pas de honte en tout cas pour moi de le dire :
      == fa mbola mianatra teny Malagasy betsaka Za.
      == ilay pronouncing na accent no teny sarotra be amiko.

      Mihezaka e

    • 26 avril 2015 à 13:48 | Turping (#1235) répond à Razaka

      Hello Razaka ,
      - S’il y a une volonté politique même la moindre ,tout est possible l’ami du moment que la mentalité change .
      - Dans un premier temps ,il faut que le climat d’apaisement et sécuritaire soient au rendez-vous.
      - Investir à Madagascar n’est pas impossible avec le dispositif (PME =petite et moyenne entreprise ).La politique gouvernementale est indispensable pour jouer le rôle du précurseur ,promoteur ) .
      - Par ailleurs la banque normalement est faîte pour cela pour aider les autres mais ils n’ont pas confiance entre les malgaches et le taux d’intérêt est élevé .Le mieux c’est d’avoir ses fonds personnels .Même avec 15 000 euros ,je pense que vous pourriez -vous en sortir avec de bon projet en commençant correctement sans se planter.Tant mieux si vous travaillez aussi pour une boîte privée .Le mieux c’est d’être patron de son entreprise même.
      - Si vous êtes prêt dans 5 ans ,il restera 365 jours X 5 = 1825 jours .Si vous mettez une petite économie de 8 euros /jour ,vous pourrez monter un projet déjà .
      - Pour Madagascar il ne faut pas s’improviser ,le fait que vous soyez à l’étranger ,épargner est possible pour se projeter avec un projet.Donc avoir le moyen de faire quelques choses est un atout supplémentaire car la problématique dans un pays comme Madagascar c’est le problème pécuniaire et matériel au départ car les idées ne suffisent plus sans le minimum de moyens et inversement avoir les moyens sans projet viable ne signifient pas une réussite .
      - Tout est possible à condition de mettre de rigueur et de persévérance car il y a beaucoup de secteurs qui marchent bien !
      Bon Dimanche !

    • 26 avril 2015 à 16:27 | Razaka (#7817) répond à Turping

      Oui bien sur,

      Cela fait un peu + de 1 an que je bosse pour une grosse firme anglo-saxon.
      J’ai commence a faire des economies, mais cela m’a fait sourire sur votre calcul 8€/jour.
      C’est l’Ensignant qui parle et c’est trop genial.

    • 26 avril 2015 à 17:26 | Turping (#1235) répond à Razaka

      Hello Razaka ,
      - Oui l’ami ,vous me paraissez sincère .Vous avez toujours aussi des idées géniales ,des propositions sans vociférer sur le forum . J’ai l’âge de votre Dady sûrement ,dans la même génération .Pendant les 15 premières années même après les études ,j’avais galéré .
      - La seule façon d’y parvenir c’est d’anticiper sur le long terme .Je réside à l’étranger et c’est vrai que l’histoire de 8euros /jour ,c’est à peu près mon histoire personnelle ,10 euros /jour sur 30 ans en faisant la moyenne ,l’économie dégagée .J’ai pu déjà acheter une grande maison en maison ,puis je l’ai revendu.A Madagascar ,j’ai pu en construire une grande en cours de finition .
      - Conseils : Si vous veniez de travailler il y a un an seulement ,ne vous précipitez pas de rentrer immédiatement sans faire d’économie .L’histoire de8euros/jour c’est le minimum pour démarrer à condition que vous ne payez plus de loyer ni penser d’acheter un véhicule ,etc,....
      - Pour Madagascar ,même en faisant l’import -export ,sortir faire les foires internationales ,cultiver du riz ,etc,....tout marche à condition d’avoir la bonne volonté .Même c’est pour vous ,je m’y prépare déjà pour faire le marché artisanal actuellement pour l’été en dehors l’enseignement qui s’arrêtera d’ici 1mois et démi,un double emploi pour préparer le départ au mois d’Octobre puis d’épargner pour les projets .D’ici 5 ans comme vous ,tout sera dans l’ordre pour affronter le défi !
      A bientôt !

  • 27 avril 2015 à 09:45 | mpitily (#1212)

    Le salut des industriels malgaches se trouve dans l’intégration verticale pour le marché local et dans l’exportation.

    C’est le marché qui fait vivre un industriel. Tant que le marché local est contrôlé et dominé par les importateurs et les distributeurs, les industriels malgaches ne pourront pas se développer, pire, ils finiront par disparaitre petit à petit. C pas pour rien que ceux qui réussissent ont leurs propres réseaux de distribution et ne dépendent pas exclusivement des grossistes locaux (Star, Promodim et Tiko en son temps).

    A l’export, le marché est plus sain et globalement demandeur mais il leur faut se mettre au niveau international (modernisation).

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