Déjà auteur sur les commentaires de l’éditorial de Samedi dernier d’un rap inspiré, notre lecteur Rom1 (Groupe International de Contact à lui tout seul...) s’est amusé à réécrire les paroles de la chanson de Jacques Dutronc « et moi et moi et moi »...
Dans son mail d’accompagnement, il ajoute que ce texte ne s’adresse pas à un homme en particulier... mais peut être à tous.
18 millions de Malagasy
Et moi, et moi, et moi
Avec ma vie, mon grand chez-moi
Ma religion, ma crise de foi
J’y pense et puis j’oublie
C’est la vie, c’est la vie
18 millions de Malagasy
Et moi, et moi, et moi
Avec mon 4*4 et mes « chiens »
Quelques Ariary quand ils aboient
J’y pense et puis j’oublie
C’est la vie, c’est la vie
18 millions de Malagasy
Et moi, et moi, et moi
Ambitieux et sans compromis
Sûr de moi et sans soucis…
J’y pense et puis j’oublie
C’est la vie, c’est la vie
18 millions de Malagasy
Et moi, et moi, et moi
Avec mes amis et mon fric
Je fais c’ que je veux comme il se doit
J’y pense et puis j’oublie
C’est la vie, c’est la vie
18 millions de Malagasy
Et moi, et moi, et moi
Qui regarde le monde avancé
En espérant qu’il nous voit pas
J’y pense et puis j’oublie
C’est la vie, c’est la vie
ONU ?..., état ?..., états de droit ?
Et moi et moi et moi
Pressés d’attendre , d’voir si ça va…
Qu’attendent ils donc ? Que n’ font ils pas ?
J’y pense et puis j’oublie
C’est la vie, c’est la vie
1 président de la république
Et eux et eux et eux
Menacés par le kere
et son cortège de décédé
Ils pensent et n’oublient pas
C’est la vie, c’est la vie
1 président de la république
Et eux et eux et eux
Affamés par les pénuries
Ils n’osent même plus dire « ça suffit »
Ils pensent et n’oublient pas
C’est la vie, c’est la vie
1 président de la république
Et eux et eux et eux
Assoiffés de démocratie
De liberté et de respect
Ils pensent et n’oublient pas
C’est la vie, c’est la vie
1 président de la république
Et elles et elles et elles
Malagasy et fières de l’être
La solution est sûrement là
Elles pensent et n’oublient pas
C’est l’av’nir c’est l’av’nir.
Rom1, d’après Jacques Dutronc







