J’ai comparé le rapport de la BCM 2009 à celui de 2008 sur quelques courtes parties.
Dans le rapport 2009, je constate que des chiffres/valeurs de référence concernant 2008 ont été modifiés et ne correspondent pas aux chiffres/valeurs du rapport 2008, sans signe particulier pour distinguer les valeurs « corrigées ».
Conséquence : certaines interprétations/justifications des tendances fournies dans le rapport 2009 sont biaisées voire fausses...
N’ayant pas de compétences particulière dans ce domaine, je me demande simplement si c’est normal...
Je reproduis ici le chapitre « EMPLOIS DU PIB », avec un copié-collé (+ espaces pour la lisibilité) du contenu 2008 et du contenu 2009. Mes remarques apparaissent comme suit : [1] pour note en bas de texte, ou [NDLR].
J’ai aussi repéré des anomalies en comparant les Tableaux des Flux d’Investissements Directs Étrangers (IDE) - 2008 p.31, 2009 p.34. Voir Télécoms 2007, BTP, distribution produits pétroliers, Hôtel restaurant, Activités de fabrication.
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1.2. LES EMPLOIS DU PIB [NDLR : 2008 p.13, 2009 p.14]
2008
L’année 2008 a été caractérisée par un effort d’investissement aussi bien du côté du secteur public que de celui du secteur privé. La part de la consommation dans le PIB a reculé, améliorant du coup le taux d’épargne et donc le taux d’investissement. Une grande partie des investissements, notamment privés a toutefois été destinée en importations.
2009
L’économie malgache, dominée par des incertitudes relatives à l’impact de la crise politique interne, a été confrontée à la baisse considérable [NDLR : à l’effondrement] de l’investissement et à l’essoufflement [NDLR : à l’étranglement] de la consommation des ménages.
1.2.1.Structure des emplois du PIB
[NDLR : dans le rapport 2009, ce sous-chapitre apparaît plus loin, , en point 1.2.3.,après la consommation (1.2.1.) et les investissements (1.2.2.)]
2008
Un changement de la structure des emplois du PIB a été observé en 2008, la part de la consommation globale ayant diminué (80,3 % du PIB, contre 83,1 % en 2007) au profit des investissements, lesquels ont représenté 35,4 pour cent du PIB, contre 24,7 pour cent en 2007.
Le taux d’épargne domestique s’est ainsi amélioré (19,7 % du PIB, contre 16,9 % en 2007) tandis que le solde de la balance commerciale s’est dégradé (-15,7 % du PIB, contre -7,8 % en 2007) suite à l’accélération des importations.
Figure 2 - Évolution de la structure des consommations et des investissements
2009 (point 1.2.3.du rapport 2009)
En 2009, les investissements n’ont plus représenté que 29,1 pour cent du PIB, contre 35,5 pour cent en 2008 [NDLR : 35,4%, précisément], suite à la fermeture des financements extérieurs, à la forte diminution de l’épargne et à la dégradation des perspectives de la demande.
Apparemment [NDLR : ce n’est qu’apparence ?], la part de la consommation globale s’est confortée, soit 82,7 pour cent du PIB après 79,4 pour cent en 2008 [NDLR : 80,3%],
Néanmoins, c’est plutôt la baisse plus conséquente du PIB par rapport à celle de la consommation qui est à l’origine de cette amélioration.
En réalité, la diminution du revenu des ménages malgaches a induit une consommation et une épargne réduites. Pour leur part, les exportations nettes demeurent négatives, mais dans une moindre mesure ( 10,1 % du PIB, au lieu de -14,9 % en 2008).
1.2.2. Évolution des emplois du PIB
[NDLR : ce titre de sous-chapitre n’apparaît pas dans le rapport 2009]
# La consommation
2008
La consommation globale a augmenté à un rythme plus soutenu que celui de 2007 (+3,4 %, contre +1,5 % en 2007).
Cette accélération de la consommation a été surtout le fait du secteur privé, lequel a enregistré un taux de croissance de 3,8 pour cent après une croissance nulle en 2007, grâce surtout à l’amélioration des revenus des ménages.
La consommation publique a par contre reculé de 0,4 pour cent après une forte croissance de 18,2 pour cent en 2007, grâce surtout aux efforts de maîtrise des dépenses de fonctionnement (en biens et services) de l’Administration.
2009
La consommation globale qui s’est déjà ralentie en 2008 [NDLR : faux, +3,4 %] a légèrement baissé en 2009 (-0,7 %, après +0,1 % [NDLR : ?]). Ce résultat global cache toutefois des évolutions divergentes selon les catégories d’agents [1]
La consommation publique a enregistré un accroissement conséquent de 3,9 pour cent, après une baisse de 1,6 pour cent en 2008 [NDLR : faux,-0,4%].
Par contre, la consommation des ménages, déjà atone en 2008 (+0,3 %) [NDLR : faux, +3,8% en consommation privée], s’est contractée en 2009 (-1,2 %) Cette compression de la consommation privée est la conséquence de la baisse du revenu des ménages [NDLR : de la dégradation du revenu des ménages en 2009, après une amélioration en 2008], conjuguée à la précarité de l’emploi.
# L’épargne [NDLR : dans le rapport 2009, cet aspect est amalgamé avec celui de la consommation]
2008
L’épargne a bien progressé avec un taux de croissance de 25,2 pour cent, quoique ce rythme soit inférieur à celui de 2007. L’anticipation de meilleures perspectives économiques (poursuite de la croissance, stabilité des prix, opportunité d’investissement, …) justifie cette hausse de l’épargne.
2009
La baisse de la consommation n’a pas été, pour autant, favorable à l’épargne dont la diminution conséquente (-19,7 %, contre +47,2 % en 2008 [NDLR : faux, +25,2%]) est liée à la faiblesse [NDLR : à la dégradation en 2009] du revenu des ménages.
# L’investissement
2008
Les investissements ont, par ailleurs, enregistré un bond en 2008, avec un taux de croissance de 53,8 pour cent, contre une baisse de 30,9 pour cent en 2007.
Cette accélération est surtout attribuable au secteur public dont les investissements ont augmenté de 54,1 pour cent après avoir reculé de 30,7 pour cent en 2007.
Du côté du secteur privé, les investissements ont continué à affluer mais à un rythme moins accéléré que celui de 2007 (+53,7 % contre +77,4 % en 2007).
L’augmentation des dépenses en capital de l’Etat (PIP) conjuguée à la poursuite de l’arrivée en masse des capitaux d’IDE dans le secteur minier expliquent cette accélération des investissements.
Toutefois, la majeure partie des investissements privés (investissements miniers) a été réalisée sous forme d’importations de biens et services, grevant un peu plus le gap de ressources (-15,7 %, contre -7,8 % en 2007).
2009
Après la forte progression de 67,2 pour cent en 2008 [NDLR : faux, 53,8%], l’investissement a subi une chute de 26,3 pour cent en 2009.
L’interruption des projets de développement financés par des aides et des financements internationaux a fait tomber la croissance de l’investissement public à un taux négatif de 59,5 pour cent, contre une hausse de 12,8 pour cent en 2008. [NDLR : faux, 54,1%, il y a donc un énorme gap ici ?],
Quant à l’investissement du secteur privé, son recul de 19,6 pour cent, contre un bond de 84,8 pour cent en 2008 [NDLR : faux, +53,7 %] est justifié par le report sinon l’abandon des projets d’investissement privé en raison du marasme économique et des incertitudes croissantes sur les perspectives de normalisation de l’activité.
Enfin, les investissements relatifs à la réalisation des infrastructures [NDRL : et plus globalement ?] dans le secteur minier se sont ralentis [NDLR : de combien par rapport à 2008, pourquoi, comment ? Quelle tendance pour les IDE, pour l’importation/exportation de biens et services ?].
Figure 1 - Évolution de la structure de la consommation et des investissements [2]
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[1] : cela appelle une explication ! Les agents économiques qui ont vu leur consommation monter en flèche sont probablement les agents corrompus assurant la protection rapprochée et la pérennisation du clan putschiste (HAT, police politique, task-force, businessmen voyous), l’omertà sur les rackets, sur le trafic d’armes, les commissions occultes de contrats miniers tenus secrets (or, argent, vanadium, nickel, diamants, labradorite...), le trafic de bois de rose, le blanchiment d’argent, avec la mise sous contrôle « du peuple » par l’instauration d’une terreur savamment entretenue...].
[2] « Bidouillage » des diagrammes « Evolution de la structure de la consommation et des investissements » (p.15 du rapport 2009, p.14 du rapport 2008)
Sur le rapport 2009 :
Pour l’année 2007, le bâton de la consommation publique a été rehaussé, celui des investissements privés a été abaissé. Pour l’année 2008, le bâton de la consommation publique a été rehaussé, celui de la consommation privée a été abaissé, celui des investissements publics abaissé et celui des investissements privés rehaussé.
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Les masochistes et/ou les preux chevaliers de l’économie pourront continuer l’exercice, car il semble instructif.
N’étant ni l’un ni l’autre, je demande à Tribune de nous éclairer sur ce rapport 2009, par une synthèse critique d’expert...indépendant. Cela nous changerait de cette vile et niaise propagande que l’on subit depuis 19 mois et qui nous donne envie d’être sourds et aveugles, à défaut de rester muets !
Merci d’avance !