Le régime de transition en place ne peut pas décider tout seul de la tenue des élections, quoi qu’on puisse dire et malgré les multiples déclarations d’intention des gouvernants qui ne peuvent qu’émettre des souhaits. Bien que le budget soit prêt, car 45 milliards d’ariary sont déjà consignés dans la loi des Finances, le ministre des Finances a déclaré ce mardi 5 juin à la presse que sachant que la communauté internationale a déjà fait part de son souhait de nous accompagner dans le processus électoral, on ne peut pas l’ignorer au risque d’être taxé d’unilatéralisme ; donc on doit attendre que la communauté internationale apporte sa contribution financière et autres appuis. Récemment des experts nationaux dans l’organisation et l’observation des élections ont soutenu qu’une élection pour cette année est jouable car il suffit d’environ trois (3) milliards d’ariary pour ce faire.
Autrement dit, le pays n’aurait pas besoin de l’aide de la communauté internationale pour organiser les élections, mais celle-ci importe pour la suite de la coopération avec cette communauté internationale car le pays est dépendant de l’aide budgétaire venant de l’extérieur pour les investissements et le développement du pays. Quelque part, le régime de transition admet que le sort de la 4e République dépend aussi de cette reconnaissance de la communauté internationale, c’est la raison pour laquelle les directives de la nouvelle Constitution ne sont pas observées ni mises en œuvre.







