Le dernier jour pour les candidats à l’examen du BEPC édition 2009 a enregistré des anomalies dans l’organisation qui ont provoqué la colère de parents d’élèves qui se déclarent très inquiets quant à l’avenir de leurs enfants. Au centre d’examens du Lycée Rabearivelo, les examens de LV2, Espagnol ou Allemand ont accusé des retards à cause de sujets illisibles. Au lieu de commencer à huit (8) heures, les épreuves d’Espagnol n’ont commencé que près de deux heures après.
D’après un candidat, le premier sujet de la Catégorie I était illisible. Ce n’est qu’après des démarches des responsables des examens, dont le Directeur de cabinet du ministère semble-t-il, que des sujets sont arrivés. C’était les sujets de la Catégorie II. Mais quelques minutes après, les sujets devaient de nouveau être ramassés car apparemment ce n’était pas les bons sujets. Aux environs de dix (10) heures, arrivent les sujets sur lesquels les candidats devaient plancher. Les sujets en question n’étaient plus sous plis fermés comme ils devaient l’être. En fait, c’étaient des photocopies qui ont dû être faites quelque part.
Le même scénario s’était produit au Lycée Ampefiloha où des élèves racontent qu’il avaient eu des sujets illisibles, tandis que d’autres se sont plaints du retard pris dans le commencement des épreuves de ce jeudi 30 juillet. Les sujets leur ont été présentés sans aucune enveloppe qui garantisse l’authenticité de l’épreuve.
Photocopies à Joffreville
De tels désagréments pour les candidats mais surtout une mauvaise organisation de la sorte sont également rapportés par des correspondants de radio depuis le nord du pays, dans la région SAVA et DIANA. Le centre de Joffreville dans la région DIANA avait reçu le paquetage qui renfermait plutôt le sujet d’examens du centre de Nosiarina de la Région SAVA. Or le centre d’examens de Joffreville compte plus de 200 candidats, contre 160 pour Nosiarina de la région SAVA. Il a donc fallu ouvrir les sujets pour en faire des photocopies avant que les épreuves ne commencent à Joffreville.
Bref, alors que les polémiques provoquées par la question à 15 points dans la discipline Malagasy à propos des réalisations de la Haute Autorité de Transition (HAT) ne semblent pas prêtes de s’achever, voici aussi que l’organisation matérielle des examens est entachée d’irrégularités.
Et puis que signifient toutes ces interventions médiatiques des Directeurs de tous les départements du ministère, voire le Directeur de cabinet du ministre pour justifier la question à 15 points sur 60. Le Pr Jean Théodore Ranjivason, ancien ministre de l’Enseignement supérieur, malgachisant et enseignant à l’université d’Antananarivo est lui aussi intervenu pour convaincre l’opinion sur la justesse pédagogique de la question à 15 points sur 60. La panique est-elle en train d’envahir le ministère pour qu’il soit obligé de se défendre comme quoi l’élaboration du sujet ne relève que de la Commission des examens constituée d’enseignants ?





