Manandafy n’est pas mort. « Je suis bien vivant, j’ai une santé d’un jeune homme de 35 ans avec mes 70 ans » ; ce sont les termes de Manandafy Rakotonirina qui démentait les rumeurs qui l’ont donné pour mort après son arrestation musclée de ce mercredi soir du 29 avril. Toute la journée du lendemain en effet, la rumeur sur son décès allait bon train de bouche à oreille, de sms en sms. Les commentaires sur les circonstances et les conséquences éventuelles de cette mort que personne ne pouvait et ne voulait admettre, ont fusé. Des scénarii allant de la brutalité et des violences des « militaires » jusqu’aux conséquences des traitements infligés provoquant un quelconque choc cardiaque en passant par l’âge avancé de « Koto », ont été évoqués. Sans parler des probables conséquences sur la perception de la communauté internationale et de l’Internationale libérale. Ce fut seulement à partir de midi que ces rumeurs se sont dissipées. La Commission nationale mixte d’enquête de la HAT qui siège à Ambohibao où sont détenus Manandafy Rakotonirina et ses collaborateurs a diffusé un communiqué qui dément la rumeur relative au décès de Manandafy.
« Manandafy Rakotonirina, Premier ministre du gouvernement légal, désigné par le président de la République, Marc Ravalomanana est victime d’un coup d’Etat, d’un enlèvement. De plus il y eut un ministre et d’autres collaborateurs du chef de gouvernement ». C’est la compréhension des événements de la part du porte parole, Raveloson Constant. Manandafy pour sa part confirme et déclare qu’il a été enlevé purement et simplement. « Aucun mandat d’arrêt ni mandat d’amener mais on m’a kidnappé et je suis en ce moment à Ambohibao après qu’on m’ait roué de coups à la tête », explique-t-il, pour ensuite réclamer des examens médicaux au scanner.
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• Liste partielle des personnes arrêtées au Carlton par les « militaires »
Manandafy Rakotonirina, Premier ministre du gouvernement légal,
Désiré Andrianarivelo, garde des Sceaux, ministre de la Justice,
Ihanta Randriamandranto, secrétaire général du parti Teza et leader des femmes « légalistes »,
Colonel Zakabe
Colonel Théophile
Recueilli par Bill





