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jeudi 30 octobre 2014
 

 > Editorial

Enfer ou Ciel, qu’importe !

mercredi 19 septembre 2007, par Randria N.

Fin de l’épisode Bahamas pour les milliers de malgaches qui y ont cru, ces milliers de malgaches qui ont espéré accéder à un mieux-être que leur pays ne peut leur offrir. C’est la énième déception pour une population qui a toujours attendu la concrétisation de multiples promesses dont ils ont été abreuvés par les dirigeants qui se sont succédés. Il serait fastidieux de les énumérer toutes ici, aussi nous cantonnerons-nous à ces 10 dernières années.

Un nouvel espoir, avait promis l’Amiral Didier Ratsiraka lors de son retour au pouvoir en 1996 avec son fameux « Fanantenana vaovao ». Finalement, cela s’est mué en « Fanaintainana vaovao », de « nouveaux maux » qui ont entraîné sa chute, quelques années plus tard.

Le mouvement populaire de 2001-2002 est encore vivace dans les esprits, un mouvement qui a espéré l’avènement de véritables changements. « Développement rapide et durable » ont assuré les meneurs, sous la houlette de celui que certains ont même qualifié de « messie », en ce temps. Fort de cette adhésion populaire, Ravalomanana a promis monts et merveilles sous son ère : « un malgache, un emploi », « une Renault 4 pour chaque foyer », un enrichissement global pour tous selon le slogan « donner à ceux qui n’en ont pas, sans pour autant en enlever aux avoirs de ceux qui en ont déjà », et on en passe. Bref, un avenir des plus reluisant pour tous, des lendemains mirifiques où le stade de la quête du « mieux-être » sera dépassé pour faire place à la recherche du « bien-être ».

La chute a été dure quant au fil des années, la masse n’a rien vu venir de ces proclamations mirobolantes. Au contraire, inflation, effritement du pouvoir d’achat, perte d’emploi, insécurité sont devenus leur lot quotidien. Enrichissement il y a eu, mais pas pour eux. Pire, le peu qu’ils avaient, a fondu comme neige au soleil.

Après tous ces déboires, qui oseraient condamner ces malgaches qui ont cru au mirage des Bahamas ? Leur donnerions-nous tort alors qu’aucune alternative ne leur est donnée en leur terre natale ? Qui leur jetterait la pierre s’ils se sont fait berner par des ficelles « grosses comme ça » ? Pas nous en tout cas, car, concédons-le, pour la plupart des Malgaches, ailleurs ce sera toujours mieux qu’ici, actuellement, et pouvoir partir d’ici est leur rêve.

Enfer ou Ciel qu’importe, tout simplement s’en aller d’ici !

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