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mardi 30 septembre 2014
 

 > Economie

Niveau d’endettement de Madagascar

« Encore dans les normes convenues »

jeudi 2 août 2007, par Alphonse M.

La rencontre des journalistes avec le « Country manager » de la Banque Mondiale pour Madagascar, Robert Blake a été une occasion pour la presse locale d’évoquer les prêts contractés par la Grande Ile avec les autres bailleurs de fonds. En clair, ces derniers temps, le gouvernement chinois a octroyé des prêts à un taux raisonnable à l’Etat malgache pour la construction des nouvelles infrastructures ou pour remette à niveau certaines entreprises publiques.

Or, suite à la décision des pays les plus industrialisés ou G8 à Gleeneagles (Ecosse) en juillet 2005, Madagascar fait partie des 19 pays ayant atteint le point d’achèvement de l’IPPTE qui ont bénéficié d’un effacement de dettes. Ainsi, dans le cadre de l’IMAD (« Initiative Multilatérale d’Allègement de la Dette »), 2,213 milliards de dollars de dettes malgaches ont été effacées, sans compter les dettes bilatérales afin d’atteindre les « Objectifs du Millénaire ».

Il n’y a pas encore de surendettement

Avec ses nouveaux prêts, tout porte à croire que la Grande Ile sera encore une fois surendettée. On craint que le pays risque de verser de nouveau dans la même situation qu’il y avait 10 ans.

M. Blake, avec son franc-parler, a tenu à signaler que « les besoins de Madagascar dépassent largement notre capacité de financement. Et les autres partenaires financiers seront les bienvenus ». Pour être plus précis, le représentant de la Banque Mondiale a expliqué aux journalistes qu’un pays n’est pas considéré comme surendetté tant que le niveau de la valeur de sa dette est encore inférieur à 150% ou inférieur à 40% du Produit Intérieur Brut ou 20% du service de l’exportation. Une manière de dire que le pays a encore la capacité et de gérer l’endettement. Bref, le numéro un de la Banque Mondiale à Madagascar n’a pas encore tiré la sonnette d’alarme sur les dettes contractées par le pays. Car, il ne s’agit pas d’un financement parallèle, mais dans le cadre de la légalité.

Quant au professeur de l’Economie à l’université d’Antananarivo, Pepe Andrianomanana, il suggère aux dirigeants malgaches de faire un prêt de l’ordre de 200 millions de dollars pour pouvoir financer les projets sectoriels tels que l’énergie et l’agriculture. Car, selon cet économiste, le pays a besoin des nouveaux barrages hydroélectriques afin d’augmenter la production d’énergie. Puisqu’on ne peut pas avoir une croissance sans l’énergie. Et ce professeur d’avancer qu’il ne faut pas compter uniquement sur la Banque Mondiale pour financer les projets sectoriels. Profitant notre entretien, il a insisté que le projet Energie I et II ne fait qu’enfoncer le pays avec l’achat des centrales thermiques. Pis encore, un autre projet est actuellement mis en place pour le redressement du secteur énergétique. Il est temps de revoir la copie et de se pencher aux besoins rééls du pays. Une manière de dire que l’argent des contribuables devrait-être utilisé à bon escient. Que la bonne gouvernance reste au niveau des intentions.

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