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mercredi 7 décembre 2016
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Culturel

Taom-baovao Malagasy

En mémoire de l’Histoire et de l’identité du peuple malgache

Le nouvel an malgache ou le Taom-baovao malagasy, un évènement discuté au niveau de la société, tant dans les réseaux sociaux, dans les media mais aussi au quotidien. Pour cette année, les célébrations sont prévues pour le 08, 09 et 10 mars. Malgré les discussions, les célébrations ont eu lieu comme au Tahala Rarihasina le lundi 7 mars ou plusieurs festivités ont marqué l’évènement : danse, musique, conte, poème, atelier et conférence. Il y a aussi en ce jour de 10 mars 2016 la célébration à Ambohidrabiby, caractérisé par le « afo tsy maty  ».

L’allumage de la « Flamme Eternelle/Afo tsy maty », le Fandroana ou bain et l’inauguration de l’année nouvelle par le Tatao figurent parmi les rites les plus marquants de cette festivité. Comme cette période de l’année correspond à un moment où tout se termine et se renouvelle en même temps, aussi, pour accueillir l’année nouvelle, est-il primordial que tout un chacun soit propre, exempté de souillures et d’impuretés, d’où le sens même du Fandroana ou « rite de purification ».

Le retour aux Soa toavina / Valeurs culturelles et cultuelles malgaches à savoir le « Fihavanana » et le « Fifanomezan-kasina » requiert une purification du cœur, du corps, des pensées mais aussi (et surtout) de l’environnement.

Force est de se demander s’il n y a pas deux nouvel an malgache dans une année, rappelons qu’en 2013, il y a eu le conflit entre les Zana-dRanavalona ou d’Andriamasinavalona d’Anosimanjaka, et les Zana-dRalambo venant d’Ambohidrabiby. Pour les Zana-dRanavalona, le nouvel an malgache se trouve autour du mois d’août, mais pour les Zana-dRalambo, cela est fixé autour du mois de mars, étant une tradition établie par le Roi Ralambo depuis 540 ans. Cette dernière a été officialisée en 2004 par le Trano Koltoraly.

D’origine asiatique

Cette célébration est héritée de la tradition asiatique au 13ème siècle où le premier mois de l’année était l’Asaramanitra, se situant au mois de septembre, cela correspondait au début de la saison Lohataona, période de renouvellement de la vie et favorable au renouveau de la culture. Sous son règne au 16ème siècle, le roi Ralambo a institué une réforme en déplaçant le début de l’année au mois d’Alahamady, mois de sa naissance.

Cet évènement s’associe également au Fandroana mais aussi au Fitampoha pour le Menabe et le Fiandravanana pour les Betsileo.

Une fête culturelle pour un peu de sens

Malgré leurs différends, plusieurs entités s’engagent ainsi à célébrer le nouvel an malgache, cela n’a pas seulement pris naissance en 2004 mais les Malagasy l’ont déjà institué durant la période de la royauté. Seulement la venue du régime colonial a destituée toutes traditions.

On en débatte, jusqu’à faire endurer le conflit, pourtant cela devrait être un jour d’unité pour les Malagasy, ne dépendant pas d’une région, d’une ethnie ni même des croyances. Il y a tant d’histoires dans notre passé, tant d’éléments que même les étrangers prétendent en savoir mieux que nous. Malgré toutes connaissances universelles, le peuple malgache possède sa propre philosophie héritée des anciens, ses valeurs traditionnelles et sa propre astrologie basée sur l’observation de la lune. A l’exemple, l’utilisation de l’expression Famantaran’andro pour designer la montre et non de Famantaran’ora car les Malagasy n’ont pas l’habitude de raisonner en terme d’heure mais de jour et de nuit.

Ce qui est important, c’est que les Malagasy valorisent cet élément de sa culture, comme les autres pays, comme la Chine qui célèbre le nouvel an chinois. Il ne s’agit pas de dire que c’est démodé. C’est un évènement comme tant d’autres jours de fête, comme nous qui fêtons le nouvel an selon le calendrier grégorien, l’Halloween ou le thanksgiving pour les américains. Pourquoi les Malagasy n’auraient pas l’occasion de célébrer ses propres fêtes et son nouvel an, avec ses propres rituels qui donnent un peu de sens et de signification à la vie.

On pourrait aller jusqu’à dire que le gouvernement devrait proclamer un de ces jours de célébration comme un jour férié.

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15 commentaires

Vos commentaires

  • 10 mars à 09:57 | Noue (#2427)

    « Il y a tant d’histoires dans notre passé »

    Histoire sans fin.

    • 10 mars à 11:01 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à Noue

      Bonjour,

      L’histoire au sens péjoratif du terme peut-être donc trop de zone d’ombres.
      Il est grand temps que les élites apportent leurs contributions pour trouver un consensus afin d’instaurer plus de visibilité/d’unité dans le futur.

    • 10 mars à 11:12 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Assalamo alaikoum

      Il n’y pas de mal à instaurer plusieurs fêtes comme dans la religion chrétienne et musulmane :
      - Pâques, Pentecôte, Ascension, Assomption et Noël pour la première.
      - Eid-Ul filtra (fête à la fin du mois sacré du ramadan qui correspond à l’autre Taombaovao Malagasy) et Eid-Ul adha (fête du sacrifice en souvenir du sacrifice fait par Ibrahim/Abraham concernant son fils UNIQUE Ismaël donc Isaac n’était pas encore né) pour la seconde.

    • 10 mars à 21:03 | ranja (#9456) répond à plus qu'hier et moins que demain

      miarahaba !
      Fomba malagasy ve no resahinareo eto sa inona ????
      Raha ny tena fomban-drazana dia tsy misy hidirany fijeriny kolon na fotsy na arabo izany : kristianina sy islam anie tsy misy hifandraisany @ fomban-drazana mihintsy e.
      Tsy hisy ny atao hoe « point zéro » , ho entina hanombohana ny fijery FA ny razam-be niditra ny nosy angamba tsy nihevitra ny « monothéisme » fototry ny kristianisma sy islamisme !
      Marina fa tsy ho siantifika daholo ny olombelona fa raha sainina tsotra fotsiny dia ahazava ny resaka :
      Io fomba fijery mampifangarongaro io anie no tsy hananany malagay intsony ny haja sy hambo maha malagasy azy e : ny maha kristianina na islamo dia finoana notereny kolon handravany ny fomban-drazany izay rehetra ho domboina + mba ahamora ny fitantanan-dry zareo ny ekonomia NY FIRENENA VOAJANAKA !!!!!
      « consolation » ho any voajanaka ara-tsaina ka tsy manana « traditions » intsony : tsy ny malagasy irery no voa toa izany fa izay firenena nalehany ny besandry niseho matanjaka, dia ny fotsy sy arabo.
      Lalàm-piainana e : izay matanjaka sy masika, tsy manam-panahy no sefo dia « merci - oui m’sié » + toko sy andininy na asa inona ny filazany silamo, izay sisa no hisarongitana sy hifikirana !!!!
      « jungle » toy ny biby fotsiny ihany, ary azo lazaina aza fa ny biby misy toa misaina sy mitsetra bebe kokoa indraindray, noho i ra-olombelona mitonona ho manan-tsaina !!!

    • 10 mars à 21:04 | ranja (#9456) répond à plus qu'hier et moins que demain

      miarahaba !
      Fomba malagasy ve no resahinareo eto sa inona ????
      Raha ny tena fomban-drazana dia tsy misy hidirany fijeriny kolon na fotsy na arabo izany : kristianina sy islam anie tsy misy hifandraisany @ fomban-drazana mihintsy e.
      Tsy hisy ny atao hoe « point zéro » , ho entina hanombohana ny fijery FA ny razam-be niditra ny nosy angamba tsy nihevitra ny « monothéisme » fototry ny kristianisma sy islamisme !
      Marina fa tsy ho siantifika daholo ny olombelona fa raha sainina tsotra fotsiny dia ahazava ny resaka :
      Io fomba fijery mampifangarongaro io anie no tsy hananany malagay intsony ny haja sy hambo maha malagasy azy e : ny maha kristianina na islamo dia finoana notereny kolon handravany ny fomban-drazany izay rehetra ho domboina + mba ahamora ny fitantanan-dry zareo ny ekonomia NY FIRENENA VOAJANAKA !!!!!
      « consolation » ho any voajanaka ara-tsaina ka tsy manana « traditions » intsony : tsy ny malagasy irery no voa toa izany fa izay firenena nalehany ny besandry niseho matanjaka, dia ny fotsy sy arabo.
      Lalàm-piainana e : izay matanjaka sy masika, tsy manam-panahy no sefo dia « merci - oui m’sié » + toko sy andininy na asa inona ny filazany silamo, izay sisa no hisarongitana sy hifikirana !!!!
      « jungle » toy ny biby fotsiny ihany, ary azo lazaina aza fa ny biby misy toa misaina sy mitsetra bebe kokoa indraindray, noho i ra-olombelona mitonona ho manan-tsaina !!!

  • 10 mars à 11:44 | tsimahafotsy (#6734)

    Encore un peu d’effort Randria M. , dans les 3 derniers paragraphes, vous utilisez 5 fois le mot MALAGASY, c’est très bien, mais il fallait le faire dans tout l’article. Mais félicitations quand même ! Continuez et invitez vos collègues de MT à bannir le mot malgache dans leur article en français.
    Malagasy sonne mieux dans nos oreilles que malgache !

    • 10 mars à 12:32 | Isambilo (#4541) répond à tsimahafotsy

      Je ne comprends pas du tout où vous voulez en venir. C’est Cauche qui a utilisé le terme « malgache » le premier parce que c’est ainsi qu’il l’entendait. Flacourt entendait « malacossis », etc. Il n’y avait aucune intention malveillante de leur part. Malagasy est une création des Britanniques dans le traité avec Radama. Ils ont compris qu’il y avait une unité culturelle dans toute l’île. Ce dont certains Malgaches d’aujourd’hui n’ont pas encore conscience.
      Et surtout, ce n’est pas aux Malgaches de dicter au francophones comment il faut appeler les habitants de Madagascar. Les Anglais se moquent royalement que les francophones écrivent Londres parce que c’est le droit de ces derniers.
      Passons aux choses sérieuses comme vous en avez l’habitude.

    • 11 mars à 11:47 | tsimahafotsy (#6734) répond à Isambilo

      Les efforts de l’Académie Malagasy pour imposer l’utilisation du mot « malagasy » par les Malagasy n’est pas pour vous une chose sérieuse ?

    • 11 mars à 13:49 | Rahasimbery (#8396) répond à tsimahafotsy

      Tsimahafotsy,
      Vous avez entièrement raison de souligner l’importance du terme Malagasy. Sans même se référer aux prérogatives de l’académie qui du reste, occupe une position marginale du fait de son éloignement croissant de sa base : les usagers de la langue malagasy au quotidien ; utiliser le mot malagasy, même quand on s’exprime dans une langue étrangère, revient à affirmer la manière dont on veut être nommé. Et nommer les choses, c’est leur donner une identité. En ce sens que se nommer, c’est donner à soi sa propre identité, sa façon d’être dans le monde et son pouvoir différenciant.

    • 11 mars à 14:53 | tsimahafotsy (#6734) répond à Rahasimbery

      Vous, au moins, avez compris que le verbe est identité, action.
      Quand j’écris en français, quand je me présente ou m’adresse à des francophones, je mets un point d’honneur à préciser que je suis MALAGASY.
      Je vous remercie d’abonder dans mon sens, et vous invite à faire oeuvre de pédagogie comme nombre de Malagasy qui ont compris le pouvoir du verbe.
      Cordialement à vous compatriote !

  • 10 mars à 11:45 | Jipo (#4988)

    Bonjour .
    Le problème d’ identité Malagasy n’ est plus à démontrer, c’ est bien pour ça que chacun se la joue perso, en égoïste sans se soucier des compatriotes.
    Devant la pluri ethnicité tant culturelle que linguistique , les problèmes sont loin d’ etre résolus .
    Une commémoration annuelle pour chaque ethnie devrait etre instaurée, avec un jour férié pour chacune, et non chercher à imposer la suprématie d’ une sur toutes les autres.
    Cela commence aussi par l’ éducation, qui en ce sens est totalement défaillante, pour ne pas dire inexistante, résultat de ce à quoi nous assistons depuis l’ indépendance .

  • 10 mars à 13:53 | Gérard (#7761)

    «  »le roi Ralambo a institué une réforme en déplaçant le début de l’année au mois d’Alahamady, mois de sa naissance.«  »

    étonnant que Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana ou un de de leurs lèche-vody n’ y aient pas pensé.

    peut être faudrait il souffler l’idée à l’un des subtils conseillers de l’homme qui fait une allergie subite à la couleur orange ?

    • 10 mars à 14:11 | Isambilo (#4541) répond à Gérard

      Vous oubliez que Ralambo était un roi (d’un petit royaume). Les autres appartiennent au peuple. C’est une question de classe.

    • 10 mars à 14:52 | vatomena (#7547) répond à Gérard

      Est ce encore un signe de la grande division naturelle des malgaches ou malagasy entre eux ?- à ne pas s’entendre pour savoir quel sera le premier jour de l’année nouvelle .!
      Gallieni n’avait pas besoin de jouer de la division des tribus pour sa politique coloniale . Les divisions étaient déjà là . Et ça continue...
      50 ans à chanter « Tanindrazana » et toujours des clivages ....

    • 10 mars à 15:41 | Gérard (#7761) répond à vatomena

      ma moquerie vise uniquement le culte de la personnalité que ces hommes là cultivent sans limites apparentes.

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