La vice Premier ministre en charge de l’Intérieur, Cécile Manorohanta, est véritablement en campagne de publicité en faveur de la rencontre des 4 et 5 mars 2010 qui se déroulera au Centre de conférence international à Ivato. Elle ne cesse de multiplier les appels à toutes les bonnes volontés et à tous les partis politiques, à toutes les associations politiques et à toutes les sociétés civiles, voire à de simples gens, à venir participer à cette rencontre intitulée par certains de « teny ierana ».
Il s’agira, selon Cécile Manorohanta qui revenait en boucle lors du dernier journal d’information de la radio nationale de ce mardi 2 mars, « de fixer le calendrier des élections, de créer le CENI, de valider tous les textes électoraux et tant pis pour les absents ». En d’autres termes, ceux qui boycotteront ces rencontres auront tort et s’en mordront les doigts car c’est très important sinon capital pour l’avenir du pays. Et elle poursuit : « il s’agit de décider qu’il faut procéder aux élections et dresser une feuille de route claire ».
À propos des préparatifs, il semble que tout est prêt pour accueillir dans les meilleurs conditions tous les invités. Conformément aux données chiffrées fournies par le ministère de l’Intérieur, il a été répertorié, 40 sociétés civiles, 40 associations politiques et 212 partis politiques. Toutes ces formations sont théoriquement invitées et sont attendues à ces rencontres d’Ivato, du moins celles dont les adresses sont vérifiées exactes.
Ce qui intrigue dans l’énumération c’est le crédit que l’on peut accorder ou que la vice Premier ministre, Cécile Manorohanta, accorde à ces formations politiques. 212 partis politiques devraient correspondre à 212 idéologies et 212 projets de société et 212 programmes de gouvernement. Il en est de même des 40 associations politiques. Herizo Razafimahaleo et son éthique politique devraient-il se réveiller ? C’est à se demander si tout cela est sérieux ou si c’est juste pour le nombre et pour l’impression d’une très forte participation, voire pour démontrer que les organisateurs et le comité d’organisation ont adopté une stratégie d’ouverture totale ? En tout cas, quand on entend dire : « venez à ces rencontres, ne serait-ce que pour exprimer votre désapprobation, votre point de vue, vos suggestions », cela fait penser à ce que des équipes perdantes lors de compétitions sportives déclarent souvent à leur retour comme quoi, l’important c’était de participer et qu’elles en ont tiré des leçons…
Il est par ailleurs curieux qu’alors que les invitations ont été envoyées, les 30 partis politiques de la mouvance Zafy Albert qui étaient réunis hier 2 mars à la Villa Elisabeth déclarent qu’elles n’ont encore rien reçu à l’heure qu’il est.





