Les « Dinika Santatra » sont enclenchés. Les échos depuis les 118 districts parviennent dans la capitale non sans donner l’impression que ces « Dinika Santatra » ont débuté timidement ou du moins sans tambour ni trompette. La veille des ouvertures simultanées, tous les comités locaux organisateurs ont déclaré que tout était prêt, il faut admettre que ce jeudi 29 juillet, les travaux de commission ont réellement commencé. Le district d’Avaradano, Région Analamanga, a enregistré 130 participants ; pour ce qui est de la capitale, la réunion dans le 1er Arrondissement dont les travaux se déroulent au Collège Technique mixte Ampefiloha et portent sur la structure et la gestion de la transition a rassemblé une centaine de participants, soit moins que celle dans le 2e Arrondissement qui débat sur la réconciliation et l’amnistie. Dans le district d’Ambohidratrimo, les organisateurs ne s’empêchent pas d’exprimer leur optimisme car il y a plus de participants que prévu et que malgré les problèmes que cela engendre au niveau logistique et restauration, ils ont réussi à les résoudre. À Antsiranana 1 et 2, ou encore à Sainte Marie, aussitôt après les cérémonies d’ouverture, les travaux de commission ont été abordés et s’effectuent sans problème. En d’autres termes, ces « Dinika Santatra » sont sur les rails.
Toujours est-il que les critiques continuent d’affluer, de la part des politiciens de l’ « opposition » et de certains observateurs qui insistent sur le caractère unilatéral de l’initiative et sur la qualité ou la personnalité des individus composant les entités organisatrices, à savoir les « Raiamandreny Mijoro » et les membres de la Coalition des organisations de société civile (COSC). En tout cas, dans les districts, des élus ou des membres connus pour être militant de tel ou tel parti politique, ont étoffé les rangs des participants en leur nom propre ; ce qui ne peut signifier que l’adhésion des individus ou des formations ou groupements à la base à ces « Dinika Santatra ». Quoi qu’il en soit, on peut toujours soupconner que des pressions auraient pu être exercées sur ces individus comme l’ont fait remarquer des politiciens qui sont contre la tenue de ces « Dinika Santatra ». Ceux là suspectent par exemple des pressions de la part des responsables régionaux de l’Education nationale ou de la part des chefs de district ou de la part des maires.





