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lundi 5 décembre 2016
Antananarivo | 07h16
 

Economie

Bongolava

Baie rose produit phare de la région

lundi 14 novembre | Randria Maeva

En 2015, la filière baie rose a généré 157 millions d’Ariary et au mois de juillet 2016, on a atteint 276 millions d’Ariary. C’est une filière à fort potentiel et un des produits phares de la région Bongolava, comprenant Ankadinondry Sakay, Tsiroanomandidy, Ambararatabe.

Environ 313 ménages vivent directement de la culture de baie rose et plus de 700 familles interviennent dans le processus de production allant de la plantation jusqu’au triage des produits. On ne compte cependant qu’une dizaine d’opérateurs engagés dans l’exportation de ce cette épice.

La baie rose ou poivre rose fait partie des épices très demandées sur le marché international. La demande porte sur environ 250 000 tonnes par an selon les statistiques du Centre de commerce international (ITC). Madagascar exporte environ 30 tonnes par an, alors que la demande tourne autour de 66 tonnes. Autrement dit, l’offre est largement inférieure à la demande. Cette faible production s’explique aussi par le fait que la baie rose est éclipsée par les produits de rente ayant une réputation bien établie comme la vanille et le girofle.

Les principaux importateurs de baie rose malgache sont les Japonais et les Européens. Cette épice est couramment utilisée comme ingrédient dans la cuisine japonaise. Alors que les Européens l’utilisent comme parfum et pour la pâtisserie. A Madagascar, l’utilisation de cette épice n’est pas encore très courante dans la vie quotidienne même si on en trouve facilement sur le marché local.

Depuis 2014, des projets d’accompagnement des producteurs de baie rose ont été mise en place. Les objectifs étaient de garantir une augmentation de la production, mais aussi de garantir un transfert de la valeur ajoutée en paysannat à travers l’égrenage des baies. Des renforcements de capacités et encadrements techniques (multiplication des plants, taille, entretien, techniques post-récoltes, etc.) ont été effectués afin de produire des baies roses de qualité au niveau même des producteurs. Ces activités ont permis de disposer de plusieurs résultats probants quant au développement de la filière . Le revenu des producteurs engagés dans le processus d’agriculture contractuelle a connu une augmentation ; des coopératives agricoles de producteurs se sont formées, à titre d’exemple. Mais ce dynamisme de la filière reste encore fragile et mérite d’être soutenu pour ne pas perdre les acquis.

1 commentaire

Vos commentaires

  • 14 novembre à 18:16 | Jipo (#4988)

    Allez un ti commentaire pour Maeva .
    Bien que ces baies soient plus utilisées en cuisine qu’ en patisseriz, la majorité des gens ne savent pas l’ utiliser, bien que pilées sur des steaks, elle n’ ont pas à rougir devant le poivre vert ...
    Mais juste de vous rappeler que les exportateurs préfèrent le bois aux baies.
    Le bdr , lui aura donc volé la vedette, malgré le syndicat et ses efforts assurément bien épicés, mais pas assez masiaka, pour le bois de rose .
    Sans rancune 🙂 .

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