Surprise ce mardi 22 décembre vers le coup des 19h30 quand des collègues et des proches nous apprennent que certaines émissions de la radio Fahazavana sont dorénavant interdites. Il s’agit de l’émission « Apenjika » et du journal d’informations. Les autres émissions ne sont pas inquiétées.
Au même moment, la ministre de la Communication de la Haute Autorité de transition (HAT), Natahalie Rabe, entrait en direct sur les ondes publiques pour dénoncer la station de radio Fahazavana comme étant fauteur de trouble, pour avoir diffusé à plusieurs reprises des appels à se rendre au palais de Tsimbazaza avec des pierres. Sont notamment en cause des émissions dans lesquelles les interventions téléphoniques en direct des auditeurs, peuvent nuire à la paix sociale. Lors de l’émission « Apenjika » des auditeurs qui entrent directement par téléphone dans l’antenne appellaient ces derniers temps à provoquer des troubles. En conséquence, cette émission et les journaux parlés de Radio Fahazavana sont suspendus pendant un mois et la station menacée de suspension complète en cas de récidive de comportements susceptibles de porter atteinte à l’ordre public.
Sur le coup, les responsables à l’antenne de cette radio ont observé le silence et ont semblé annuler l’émission « Apenjika ». Mais après quelque deux heures environs, ils ont repris l’émission. En tout cas, vers 22h, on déclarait à l’antenne que la radio Fahazavana n’a pas encore été informée de cette interdiction et les appels téléphoniques ont été remis en place dans l’émission « Apenjika » après un bref rappel de l’actualité.
Même si cette interdiction du journal d’informations et d’analyses et de l’émission « Apenjika » de la radio Fahazavana n’était pas mise en force, la liberté da la presse prendrait un autre coup que beaucoup de gens des médias ne peuvent que dénoncer et déplorer voire condamner. Le pluralisme des informations et des opinions est battu en brèche et la mesure n’est autre que le signe d’un retour à la pensée unique tant décriée sur le terrain de lutte démocratique.
En tout cas, une telle mesure qui touche à la diffusion des journaux parlés limite la liberté de s’informer et de s’exprimer. Il serait sans doute plus judicieux de laisser les informations libres et de dispenser des formations aux journalistes en charge de ces émissions autorisant les auditeurs à entrer en direct à l’antenne.





