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vendredi 30 septembre 2016
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Editorial

Dramatique perte de repères

mercredi 11 février 2015 | Ndimby A.

Les nouvelles se suivent et se ressemblent. Les affaires de délinquance et de banditisme défraient la chronique, et soulignent de plus en plus souvent l’implication de membres de forces de l’ordre. Il semble qu’il n’y ait aucune capacité des responsables concernés à juguler les trafics d’armes dans les casernes. Et lorsque des malfrats sont arrêtés, il n’est pas rare qu’on retrouve un homme en treillis dans le réseau, soit à titre d’acteur, soit à titre de complice.

Dernier scandale en date, ce braquage effectué par trois membres du Groupe de Sécurité et d’Intervention Spéciale (GSIS), censé pourtant être un corps d’élite. Depuis 2009, des dérapages de membres des forces de l’ordre se succèdent. A titre d’exemple parmi tant d’autres, on citera le kidnapping suivi de l’assassinat du substitut du procureur Michel Rehavana à Toliara par des éléments du commissariat de police de Toliara, car ce magistrat avait mis en prison un policier coupable d’avoir loué son arme de service à des bandits. En 2012, des hommes du Groupe d’intervention rapide (GIR) de la Police nationale se sont opposés armes en main et en plein tribunal d’Anosy à la mise en mandat de dépot de cinq de leurs collègues, impliqués dans la « bavure » ayant entraîné la mort d’un opérateur économique à Ankasina en Mai 2012 (édito du 27 juillet 2012). On se souvient aussi de cet article du 5 septembre 2009 publié par nos confrères du Courrier de Madagascar, relatant le rackett d’un camion de scooters en pleine rue à Anosibe par des éléments de la mal-famée et illégale (= sans fondements juridiques) Force d’intervention spéciale.

N’en déplaise à ceux qui usent de tous les arguments fallacieux pour dédouaner Andry Rajoelina, ce dernier est en grande partie responsable du désastre actuel. Certes, la situation était auparavant loin d’être au beau fixe, mais son coup d’État a envoyé valser les derniers repères qui tenaient encore tant bien que mal. L’arrogance croissante des hommes en armes et leur sentiment d’impunité, vis à vis de la population et surtout vis à vis de leurs chefs, datent de la mutinerie du CAPSAT. Les forces armées ont été politisées et transformées par Rajoelina en milices de soutien à son régime, et choyées pour leur fidélité. Certains chefs peu compétents pour lutter contre les bandits, mais utiles pour empêcher les rassemblements de l’opposition, ont été récompensés d’étoiles imméritées.

La résurgence du phénomène de kidnappings d’étrangers fortunés est également une réalité. Le Ministère des affaires étrangères vient de déclarer que « la sécurité du corps diplomatique sera renforcée ». Soit. Mais en parallèle, qui pense à renforcer la sécurité des Malgaches ? Car il est de plus en plus inquiétant que des enfants de familles malgaches qui ne sont pas nécessairement aisées, soient maintenant victimes de ravisseurs. Souvent ces affaires sont étouffées, et ne font pas la une des journaux comme les rapts de karana.

Selon le ministre de la sécurité intérieure Blaise Randimbisoa, « l’explosion des actes de banditisme est due à la corruption », qui toucherait « tout le système judiciaire depuis les forces de l’ordre jusqu’aux tribunaux ». Je trouve admirable le courage de ce monsieur qui a osé avouer le problème qui mine son corps. Mais cela ne suffit pas. Si les responsables des forces de l’ordre, tout comme les hauts responsables du secteur de la Justice, ne font que se complaire devant le mur des lamentations sans prendre action, comment pourraient-ils regagner leur crédibilité devant la population, et surtout renverser la vapeur ? Comme disait Michael Kami, « une vision sans action n’est qu’une hallucination ».

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Au large de Sainte-Marie, le bâteau chinois Min Feng (à ne pas confondre avec le navire Min Tai Leng qui a été attrapé... vide) s’est promené au vu et su de tout le monde pour charger du bois de rose. On se pose des questions sur les raisons des ratages successifs qui ont permis à ce cargo de prendre la poudre d’escampette.

Toutefois, le banditisme peut prendre un visage moins violent, tel que la délinquance financière ou le trafic des ressources naturelles. Inutile de revenir sur la plaie béante qu’est le bois de rose, et qu’un superbe dossier du journal le Monde a détaillé il y a quelques semaines. Tout récemment, les fuites de Swiss Leaks ont révélé que 31 malgaches avaient mis un total de 146,3 millions dans les coffres de la Banque suisse HSBC sur une période s’étalant de 1998 à 2007, dont « un seul client qui détenait 131,3 millions de dollars ». Autrement dit sous les présidences de Didier Ratsiraka et de Marc Ravalomanana. Il est dommage que l’enquête ne soit pas remontée jusqu’aux années de la Transition.

Les bandits sans armes.

Il ne faut cependant pas croire qu’il n’y ait que des « affaires de gros sous ». Tous les chauffeurs de camion, de taxi-brousse ou de taxi-be savent qu’il est devenu une pratique régulière de donner 1.000 ariary à des policiers ou des gendarmes sur le trajet. Et on ne doit pas s’étonner des accidents mortels causés par des véhicules de transport en commun quand on connait la corruption qui règne lors des contrôles techniques. Comme me racontait en riant un chauffeur de taxi-be, il lui suffisait de mettre un joli billet à la place du frein à main pour faire oublier l’absence de la pièce originale.

La perte de repères dans la société encourage également l’émergence de petits phénomènes crapuleux, en particulier chez les jeunes. Plusieurs personnes ont rapporté que de jeunes filles s’introduisaient dans les véhicules conduits par des hommes seuls et qui n’avaient pas eu la sagesse de fermer leurs portières, et menaçaient de faire un scandale et crier au viol si le conducteur ne leur remettait pas de l’argent et leur téléphone portable. Une autre méthode d’extorsion de fonds commence également à apparaitre, toujours sous la forme d’accusations de viol que des hommes dans une situation confortable reçoivent par SMS (avec un numéro non répertorié chez les opérateurs), et qui les invitent « à engager le dialogue » sous peine de conséquences fâcheuses. Dans le système de justice (ou d’injustice) actuel, la question n’est pas tellement si le fait a eu lieu ou pas, car il suffit aux personnes derrière ces manœuvres d’avoir de bonnes amitiés au sein de la police ou de la magistrature, afin de contribuer à faire pression. Et ce, même si le dossier est une coquille vide.

De nombreux petits voyous, ou voyelles, aussi tenté que le second vocable soit acceptable comme féminisation du premier, écument actuellement les réseaux sociaux afin de prendre des informations, éventuellement des photos, avant de commettre leurs méfaits. Les demandes d’amis suspectes sont légion de la part de comptes avec des jeunes filles aguichantes en photo de profil, mais dont le seul but est d’intégrer le cercle d’amis pour espionner leur éventuelle cible. Un magistrat retraité a même été victime il y a quelques semaines d’une tentative d’extorsion de fonds, car le bandit l’avait menacé de divulguer sur les réseaux sociaux des images compromettantes de sa personne s’il ne lui remettait pas de l’argent. Les logiciels actuels de retouche photo permettent de mettre la tête de n’importe qui sur le corps de n’importe qui, avec un résultat qui semble encore plus vrai que nature. Si une telle photo se répand sur les réseaux sociaux, la victime est déshonorée, et c’est sur cette menace que les apprentis maitres-chanteurs se fondent.

Mais les réseaux sociaux permettent également à des escrocs de pulluler au sein des groupes dédiés au « bizna ». Entendre par là, des groupes de petites annonces de vente entre particuliers. Il faut donc réfléchir à deux fois avant d’accepter de faire entrer n’importe qui chez soi pour visiter la maison à vendre ou regarder le frigo dont on veut se débarrasser. Et les cas des faux clients qui sont définitivement partis avec un scooter ou une voiture à vendre, qu’ils étaient juste censés essayer, ne sont pas isolés.

Comment en est-on arrivé là ? Le phénomène était assez prévisible depuis le coup d’État de 2009, du fait des effets socio-économiques qui devaient obligatoirement arriver. Dès le 31 août 2009, nous mettions en garde contre la crise sociale qui allait naître de la perte probable (à l’époque) de l’AGOA : "Beaucoup de ces hommes risquent de devenir des délinquants, beaucoup de ces femmes des prostituées ». On notera en passant que l’explosion du nombre des salons de massage date de la Transition. Là encore, on ne peut pas laisser Andry Rajoelina faire le Ponce Pilate.

« Il ne s’agit pas de philosophie, mais de faits concrets qui se nomment corruption, incivisme, délinquance. Quand on joue à l’apprenti sorcier avec les normes et les valeurs d’une société, juste pour le plaisir de saper l’autorité de l’État et arriver au pouvoir, il ne faut pas s’étonner des conséquences » (édito du 18 mars 2014). Il ne s’agit pas de répéter ces lignes antérieures pour le plaisir de rappeler que « je vous l’avais bien dit », car ce petit jeu a fini de m’amuser, tant il est devenu facile. Mais il s’agit de souligner que des phénomènes peuvent être anticipés dès qu’on a affaire à une action du style d’un coup d’État, il ne faut pas hypocritement se laver les mains en disant que ce qui arrive n’est pas de sa faute.

L’attrait de l’argent facile est donc un phénomène croissant, de la part de pères et de mères de famille qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, mais également de la part de jeunes qui se projettent sans avenir. La pauvreté est une explication. Mais les lacunes de gouvernance en sont une autre. L’impunité dont semblent bénéficier aux yeux de la population les gros poissons pousse de plus en plus de petits alevins à frétiller de la queue. Et la problématique soulevée par ces pertes de repères n’est pas seulement d’ordre économique ou social, mais elle devient également culturelle.

P.-S.

On invite les forumistes à relater les expériences vécues ou entendues de sources fiables (sans mentionner de noms de personnes ou d’entreprises pour éviter la diffamation) par rapport au thème de l’article. Ce recueil permettra d’alimenter la réflexion collective sur ces nouveaux phénomènes de société. C’est également l’occasion d’inviter les lecteurs à visiter le site du projet TsyCoolKoly qui permet aux victimes de tentatives de corruption de témoigner.

42 commentaires

Vos commentaires

  • 11 février 2015 à 08:55 | Einstein (#3390)

    Mais je croyais que Kolokolo Roger avait déjà fait des progrès « énormes » en incitant les Dahalo à « hiova fou ». Ca n’a pas marché alors ?

    • 11 février 2015 à 17:21 | Paulo Il leone (#6618) répond à Einstein

      « Il y a quelque chose de pourri au Royaume de Madagascar » (Rakoto, Acte I, scène 4)

  • 11 février 2015 à 09:43 | mandrozeza (#5123)

    C’est très bien de commenter mais je suis désolé de vous le dire aussi franchement pour le sujet que vous traitez dans votre article : il faut lire la rubrique faits divers de l’express de Madagascar (et non Madagascar Tribune) savoir à quel point la situation sécuritaire est dégradée.

  • 11 février 2015 à 10:18 | harmelle (#5862)

    Ben quoi ??? Des millions de gens sont en train de mourir de faim et de palud, bouche en cœur continue à dire que la première lutte de la nation est contre la pauvreté alors que son épouse claque 200 000 en se servant d’un avion de ligne comme d’un taxi , et que les députés font du chantage pour avoir des 4x4 à 30 000 ! Pourquoi voudrait on que les gens qui possèdent des armes ne s’en servent pas ??? Quel serait ce miracle ? Quand une république est bananière elle l’est pour tous .....

    • 12 février 2015 à 10:15 | reglisse (#6117) répond à harmelle

      Eh oui Harmelle, pourquoi exigerait on de la population une ligne de conduite exemplaire, quand ceux qui sont au plus hauts postes du pays se sont auto amnistiés et voient ainsi leurs crimes et délits impunis ????

      Une solution ? La même justice pour tous !

      voir le SEFAFI

      « Il faut dire que l’exemple vient de haut, puisqu’aucun des dirigeants n’a jamais été mis en accusation. Au contraire, ils se présentent aujourd’hui comme les sauveurs réconciliés de la nation, avec l’ambition de jouer encore les premiers rôles ! Comme tous les politiciens, ils revendiquent l’impunité pour leurs actes, quoi qu’ils aient fait. Et lorsqu’ils ne peuvent plus nier leurs turpitudes, les chefs d’État anciens et en exercice se dédouanent par deux lignes d’un communiqué laconique [2]. Cette impossibilité de sanctionner les hauts responsables, cautionnée par l’ensemble de l’élite (politique, économique, judiciaire, intellectuelle, militaire, médiatique, religieuse, etc.), constitue l’une des causes majeures du dysfonctionnement de l’État et de l’échec continu du pays, quelque que soit le régime au pouvoir. Tant que la justice ne sera pas la même pour tous, rêver à une société qui progresse relève de l’utopie. »

      [2] « Nahatsapanay fa tompon’andraikitra izahay tamin’ny zavatra niseho teto amin’ny firenena, ao ny nety ao ny tsy nety ka niteraka ratra » (Nous admettons que nous étions les responsables lorsque des évènements se sont produits dans le pays, certains acceptables, d’autres non, et qui ont provoqué des blessures)... Fanambarana, 15-01-2015.

  • 11 février 2015 à 10:39 | Saint-Jo (#8511)

    Je relève le passage suivant dans cet article :
    « Depuis 2009, des dérapages de membres des forces de l’ordre se succèdent ».

    Je vous fais remarquer que des dérapages des forces de l’ordre ont déjà eu lieu auparavant. Avec ou sans l’aval du pouvoir politique.
    Le 1er grand dérapage de grande envergure des forces de l’ordre eut lieu en 1971.
    Et déjà c’était dans le Sud.
    Et déjà personne n’ a été sanctionné.

    Aurait-on eu les dérapages qui ont suivi, si une enquête avait été menée en 1971 et si les responsables avaient été sanctionnés.
    Cela aurait pu être dissuasif pour les auteurs des dérapages qui ont eu lieu après 1971.

    • 11 février 2015 à 11:39 | Tojo (#6209) répond à Saint-Jo

      > Saint-Jo, il faudrait être aveugle ou malhonnête pour ne pas voir ce que vous avez « superbement » soulevé : Les dérapages de membres des forces de l’ordre ne datent pas, bien évidemment, de 2009".

      Mais il faut être Ndimby (je réitère avec le plus grand des respects qui lui convient : c’est un intellectuel faussaire) pour oser « dire »(et penser) et « écrire » le contraire. Chassez le naturel, il revient au galop.

      Comment voulez-vous donc que nos hommes en armes se comportent autrement lorsque les donneurs de leçons, ceux qui sont censés servir de repère intellectuel, ou ethique sont les premiers à se livrer dans le « mensonge », à se complaire dans la duplicité et à prendre l’opinion malgache pour des idiots ?

      Ndimby parle de « dramatique perte de repères », on se demande juste, légitimement", si, en écrivant cela, était-il entrain de se mirer (donc en parlant de lui-même ou du statut duquel il se prévaut) ou se limite—t-il aux seules forces en armes qu’il honni tant pour la simple raison qu’elles aient pu déboulonner le statut de son messie en 2009 ?

      Incurable, je vous dis !

      Dramatique perte de repères. Et, Oui. Mais pas seulement ce que l’on croit. C’est le pire !

    • 11 février 2015 à 17:43 | Isambilo (#4541) répond à Tojo

      « c’est un intellectuel faussaire ». Qu’en savez-vous ? Je ne connais pas cet éditorialiste et ne cherche pas à le connaître. Et il semble capable de se défendre seul contre les calomnies.
      Par contre, je n’ai pas encore relevé une seule contradiction dans ses articles.
      En quoi est-ce un faussaire ?
      Relisez l’article qui fait référence à Ratsiraka et Ravalomanana.
      Vous ne supportez peut-être pas qu’il continue à attaquer la marionnette appelée Rajoelina qui a préféré voyager plutôt que soutenir ses partisans de l’AV7 ?

    • 12 février 2015 à 11:35 | elena (#3066) répond à Isambilo

      Isambilo, ne faites pas attention.
      Dès que Ndimby écrit un article, Tojo est toujours là, fidèle,à dénigrer systématiquement Ndimby. Il n’est pas le nègre de Ndimby, il est le dénigreur de Ndimby.

      Ndimby, il ne l’aime pas, on le sait depuis belle lurette. Alors bof !!!!!
      Si la lecture de Ndimby lui donne des boutons, laissons le s’exprimer, il a le droit.

  • 11 février 2015 à 10:51 | prjit (#2362)

    Ne pas dédouaner ANR pour les actes de 2009 est lié aussi aux actes de subversions menées non seulement par lui seul. Il y avait comme tout le monde le sait des partenaires locaux qu’étrangers. Il faut se souvenir que lui-même a été malmené même retourné par les acteurs de ces actes. Mais comme il a pu tenir tête, même s’il voulait quitter la scène (n’oublier le fameux jour où on lui avait fait tout pour qu’il ne quitte pas le pays). Il n’avait été qu’un pion à cette époque pour renverser le régime. Malheureusement, il ne voulait pas être un tel, et avait accroché pour diriger la transition. Le fait de donner de l’importance aux forces de l’ordre pour ces actes de 2009, ne revient pas à lui seul, mais comme il était le bon leader vu pour mener de tel mouvement (donc un bon pion), les acteurs l’avaient poussé pour mouiller sa chemise, et on ne peut que lui reprocher.

    • 11 février 2015 à 11:47 | ATAVISME PREMIUM (#8774) répond à prjit

      Ouais c’est cela ,comme le cycliste français Richard Virenque qui avouait s’être dopé a l’insu de son plein gré !
      Franche rigolade que tout cela !
      Et qui serait ces gens qui l’ont poussé à rester ?
      Moi j’en ai une idée vague mais j’aimerais des noms des adresses,est-ce une caste ,un clan qui faut-il accuser et mettre en prison ?
      Le mur des non dits va t’il s’écrouler un jour.
      La vérité (car cela existe ,c’est un concept tangible ) va t-elle prendre le pas sur tous ce dont les gens d’ici ne veulent pas parler.
      Les blocages de cette société Malgache,qui est revenue a son fonctionnement (pour le malheur de 99 % de la population ) post colonial ,doivent être abordés au grand jour.
      Tout le monde se cache derrière une certaine exception culturelle Malagasy qui en fait n’existe pas.
      Les rapports humains et sociaux sont les mêmes partout dans le monde ainsi que le concept de liberté.
      Le carcan imposé par la minorité riche et puissante n’est qu’un leurre pour asservir le petit peuple.
      Je ne suis pas devin mais petit a petit les mainty et côtiers commencent a comprendre et suivent les démagogues de tous poils de plus en plus difficilement.Pour preuve les appels au soulèvement des tribuns moyenâgeux (ra 8 et joel) qui sont restés lettre morte.
      D’ailleurs le DJ c’est maintenant carapaté à l’étrangers car il commence par douter de son aura princier .

  • 11 février 2015 à 11:38 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    Voilà notre fameux éditorialiste qui revient à ses analyses à trois sous en oubliant le fond du problème et en se contentant seulement de noyer la réalité (L’INCOMPETENCE DU REGIME ACTUEL) par la transition.
    Disons qu’il n’est pas au courant des faits de piratage des sites importants comme le pentagone et beaucoup d’autres. Sans parler des escroqueries par internet/par carte bancaire qui font légion dans le monde (la France se dote même d’unité spéciale pour traquer ce genre de banditisme).
    Du temps du professeur ZAFY ALBERT avec l’affaire FLAMCO (des millions de dollars de perte).

    Dire que c’est la faute de la TRANSITION est trop facile et relève de la désinformation indigne d’un intellectuel comme notre éditorialiste.

    • 11 février 2015 à 11:51 | Isandra (#7070) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Ndimby revient en forme, on dirait,…avec sujet favoris,… « Taper sur Rajoelina »,…même si celui-ci n’est plus au pouvoir, ça fait un an,…On peut résumer ceci cet éditos, l’origine de tous nos malheures est Rajoelina,…lui seul . Si Basile raisonnait ainsi, cela ne m’étonnerait pas, mais ici, il s’agit d’un prétendu intello,…c’est pathétique, pitoyable,…

      Selon lui, toutes les maux suivants n’existaient que depuis la transition :

      - Trafic d’armes, ripoux, militaires mêlés aux actes de banditismes,…etc
      - Les rackets de PR,…
      - La dégradation des mœurs,

      En revanche, il n’a aucun commentaire à faire à propos des fraudes fiscales du siècle 146 Millions de dollars sous présidence de Ratsiraka et Ra8, dont 50% ont été effectuées entre 2006-2007.

    • 11 février 2015 à 12:43 | Isandra (#7070) répond à Isandra

      Il reste pour Ndimby de nous dire que c’est Rajoelina qui a envoyé Chedza,...

    • 11 février 2015 à 16:20 | DIPLOMAT (#846) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Ndimby evoque la perte de repère et prend des exemples concrets survenues pendant la période de transition et de surcroît inédits.
      1/ Le coup de force perpétré avec l’aide de sous-fifre d’une institution militaire sensée représenter l’ordre
      2/ Les actes de banditisme , par la location avérée d’armes par la police , à des bandits
      3/ La Police qui fait pression sur la Justice en tuant un magistrat, ou en libérant au mépris de la justice des prévenus balayant ainsi d’un revers de main la notion de système judiciaire d’une nation.
      4/ La corruption avérée de responsable administratif dans divers trafic, et en particulier celui du bois de rose, d’or, et d’animaux.

      AUCUN FAIT INDENTIQUES NE SE SONT PRODUITS AVANT cette « transition ».
      Ainsi les repères tel que l’Etat n’ont plus de légitimités au vu des manquements graves décrits plus haut.

      Il suffit pour cela de reprendre qq points sur la definition de l’état :
      Cette organisation bénéficie de la puissance publique et de la capacité de commander et de se faire obéir. Pour qu’un gouvernement puisse être obéi, il doit être légitime. C’est pour cela que, pour maintenir l’ordre sur le territoire, il doit être légitime et respecter les règles en vigueur dans la société.

    • 11 février 2015 à 17:03 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à DIPLOMAT

      Mais après « CETTE TRANSITION INCLUSIVE », les faits se sont multipliés à la vitesse exponentielle malgré l’existence de l’état : Un héritage est constitué par l’ensemble du PASSIF et de l’ACTIF et les deux sont indissociables comme la continuité de l’état.
      Dire que tous les maux du pays relèvent de la « transition INCLUSIVE » et tous les biens relèvent du présent régime et de celui d’avant est un non sens intellectuellement parlant.

      INCLUSIVE : le terme que l’éditorialiste ne voulait même pas mentionner pour noyer la vérité.

    • 12 février 2015 à 22:21 | Rakotoasitera Fidy (#2760) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Alefa lako a , alefa a !

      ’exponentielle’ io e

      Inch allah !!!

  • 11 février 2015 à 11:51 | Tojo (#6209)

    Les pires de dérapages de l’armée malgache étaient ce qui ont eu cours lors de la crise de 2002 où à cause de la corruption, des militaires ont accepté de servir un « messie » complètement drogué, prêt à vendre père et mère pour le pouvoir, soutenu par des racistes et des ethnocentristes idéologiquement constipés, alimenter des milices composés des bagnards et détruire sans vergogne le tissu social de Madagascar....

    L’ânerie de Ra8 en 2002 (pour l’obsession du pouvoir - et, pour quelle fin ?) a définitivement désorganisé l’armée qui était déjà très politisée (mais encore capable de servir de minimum de repère, indispensable pour garder l’unité des malgaches, tiraillée par les politiques - ce qui n’était plus le cas depuis 2002 avec la politique de division et honteusement racialiste de Ra8) jusque là.

    Le coup d’Etat de 2009 (et les comportements des militaires qui y étaient impliqués) n’était que la suite « logique » de la bêtise de 2002.

    La Perte de repère est d’abord « mesurable » et « vérifiable » sur l’édito même de MT. Pas besoin d’aller plus loin pour en attester et pas besoin des faits divers pour s’en convaincre.

  • 11 février 2015 à 12:02 | Bernard SG (#8172)

    Cette obsession de Ndimby A. à toujours tout ramener à Rajoelina devient consternante : l’épouvantail Rajoelina devient l’arbre qui cache la forêt. Le mouvement Orange d’ANR était sur le point de faire « pschhht » si les hommes en treillis du CAPSAT n’étaient pas entrés en jeu de la manière qu’on sait. Les forces armées sont à la source de tous les soubresauts de notre pauvre nation depuis l’Indépendance. Les pouvoirs politiques qui se sont succédés ont toujours été forcé à un exercice de funambulisme pour tenter de gouverner, tant mal que bien, tout en s’assurant que les hommes en treillis restent tranquille. Marc Ravalomanana a tenté d’occulter cet aspect des choses et on voit comment cela s’est terminé.

    Loin de moi l’idée de dire que Rajoelina n’a pas sa part considérable de responsabilité mais laisser entendre qu’il a pu, à lui seul, provoquer la perte de repères de la société Malgache est non seulement injuste et intellectuellement malhonnête, mais cela revient aussi à lui donner une importance excessive dont il ne manque pas de jouer pour consolider sa position sur l’échiquier politique.

    Assainissons nos forces armées et notre système judiciaire et nous verrons qu’il n’y aura plus de place pour tous les Rajoelina et Ravalomanana de l’univers à la tête de notre nation ; et que nos repères moraux et sociétaux seront vite rétablis. C’est évidemment plus facile à dire qu’à faire, mais si nous voulons mobiliser le peuple malgache pour refonder notre pays, ce doit être sur ces thèmes, et non pas par l’anathème contre tel ou tel triste personnage, « tsangan’olona » comme on dit en malgache.

  • 11 février 2015 à 12:25 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    La guerre est déclarée entre l’Assemblée Nationale et le GVT JEAN RAVELONARIVO : Qui va jeter l’éponge en premier ?

  • 11 février 2015 à 13:08 | ratiarivelo (#131)

    Salama e !! Ireo voalazanao ireo ra-Ndimby , dia tena ny zava-misy ary mitranga eto @ny tanana, ary maika vao MIRONGATRA , tena tsy misy intsony ny maha-MALAGASY ny MALAGASY , ohatra fontsiny : OVIANA no mba nisy teto MADAGASIKARA ny mamaky : FASANA ****** !!! ???? azoko lazaina eto fa i andry rajoelina no nahatonga izao FAHANTRANANA , von’olona sy ny sisa sy ny sisa mahonena !! samy tsara !!

    • 11 février 2015 à 15:38 | Isandra (#7070) répond à ratiarivelo

      Satria talohan’ny tetezamita dia efa pays émergent i Magasikara**** :

      - Ireo mahantra rehetra notazain’i Père Pedro ireny dia i ANR no nampahantra azy*****

      - Tsy mbola nisy mpangataka izany teto raha tsy nanomboka t@ io tetezamita io******

      - Ny dahalo izany vao voambolana vao2 nentin’ny tetezamita,...tsy nisy an’izany taloha*****

      SNS****

      Mba misaina ry nama, samy tsara*** !!

      ******°/°

  • 11 février 2015 à 15:30 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    A force de remettre tous les problèmes en « report à nouveau »/à demain, ce régime HR est pris entre l’enclume (le délabrement total du pays, l’urgence dans tous les domaines de la vie publique et le caprice des députés) et le marteau (l’austérité, l’état de droit et la bonne gouvernance exigé par la CI pour bénéficier de ses financements).

    Si le PM Jean RAVELONARIVO a un minimum d’honnêteté intellectuel et conformément à l’état de droit, la bonne gouvernance et l’éthique en politique, il doit déposer sa démission dans l’immédiat au PRM. De toute façon ce n’est pas son gouvernement mais celui du PRM.
    De cette manière, il sortira non seulement renforcé dans ses convictions mais deviendra un patriote et un homme d’état dans le noble sens de ces termes.

    • 11 février 2015 à 17:02 | rayyol (#110) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Quand on cède au chantage une seule fois on est cuit a tout jamais.Pour un ex ministre des finances devenu président ne point savoir cela releve de l’incompétence totale.Sil ne dissout pas immédiatement la chambre son avenir politique est sans espoir.Et il ne prouve seulement qu il n est qu un arriviste intéresse par les honneurs et l’argent .Nullement un politicien intéresse au bien être de son peuple.Le moment est venu pour lui de prouver ce qu il vaut

    • 11 février 2015 à 17:16 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à rayyol

      Il n’a pas seulement cédé mais celui le MAITRE CHANTEUR en bafouant l’esprit de la constitution, en oubliant que son parti n’a aucun député élu et en targuant détenir la majorité à l’assemblée nationale, et en conséquence le droit de nommer le PM et d’avoir la majorité au gouvernement : Votre manière de le disculper est très maladroite

    • 11 février 2015 à 17:27 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à plus qu'hier et moins que demain

      C’est la plus dramatique perte de repères : inverser la situation et occulter la réalité.

    • 11 février 2015 à 18:07 | rayyol (#110) répond à plus qu'hier et moins que demain

      disculper ah ah je ne le disculpe pas du tout Mais je ne met pas la charrue avant les bœufs Ce qui doit arriver va arriver J en ai une bonne idee mais laissons faire la corde qu ils ont tisse servira bien a quelque chose

    • 11 février 2015 à 18:11 | rayyol (#110) répond à rayyol

      Il y a une realitee on doit en tenir compte Pour le moment il preside Mais meme dans la mort un bœuf peut etre dangereux mieux vaut se tenir loin de ses pattes

    • 12 février 2015 à 22:26 | Rakotoasitera Fidy (#2760) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Koa efa lazaoko aminao hoe : ny apondra very noho tokony atao praiministra

      Inch allah

  • 11 février 2015 à 17:59 | Isambilo (#4541)

    Je ne m’attendais pas à une telle levée de bouclier pour un éditorial qui ne fait que rappeler l’histoire récente.
    L’Assemblée Nationale n’a que le poids que l’exécutif voudrait bien lui donne, le poids de quelques billets de banque.
    Il faut être débile pour penser que le HVM pouvait avoir des députés alors qu’il a été créé après les législatives.
    Et l’autre qui parle de « côtiers et mainty ». C’est quoi un côtier ? Celui qui a été accusé de viol sur mineur et sige au zoo de Tsimbazaza ? Le nouveau riche (grâce aux bois de rose) qui loue un avion pour fêter son élection ?
    Rajaonarimampianina président continue l’oeuvre de Rajaonarimampianina ministre des finances.
    Ravelonarivo, l’indélicat du Cnaps et de la Seimad, continuera à pourvoir le carnet de commande de l’entreprise familiale.
    Compte tenu des propos écrits contre l’éditorialiste on comprend pourquoi nos dirigeants sont aussi minables.

    • 12 février 2015 à 22:32 | Rakotoasitera Fidy (#2760) répond à Isambilo

      Mais Isambilo

      Vous savez bien que les lalimanga sont ’indécrottables’

      Alors essayer d’enlever leur mangé explique une telle levée

  • 11 février 2015 à 18:14 | rayyol (#110)

    pour ce qui est des deputes ces gens ne valent meme pas une ligne .Pourquoi parler de ce qui est pourri et pue a plein nez

  • 12 février 2015 à 08:06 | GILHAN (#8671)

    Bonjour ;

    Après avoir lu cet éditorial, quelques remarques s’imposent :

    D’UNE PART,-« Affaire REHAVANA Michel : ce magistrat avait mis en prison un policier coupable d’avoir loué son arme de service a des bandits »

    Furieux après la condamnation par la Cour Criminelle Ordinaire de TOLIARY d’un des leurs à 5 ans de travaux forcés, des policiers de ladite ville s’étaient rués vers le Palais du Tribunal de Première instance pour faire pression au Procureur en vue de sa libération.

    N’ayant pas réussi leurs desseins, ils s’en étaient pris à ce Substitut du Procureur REHAVANA M., lui QUI S’ETAIT TROUVE AU MAUVAIS ENDROIT AU MAUVAIS MOMENT !

    Bref, il n’avait rien à voir aux faits qui avaient occasionné son meurtre par ces policiers furieux !

    D’AUTRE PART,-« bavure ayant entraîné la mort d’un opérateur économique à Ankasina : des policiers s’étaient opposés à sa mise sous mandat de dépôt »

    Après investigation, il s’était avéré que ces policiers n’avaient commis aucune bavure du tout !
    Pire, ils avaient attaqué cet opérateur économique pour le délester d’importantes sommes d’argent. Ils l’avaient masqué en « bavure » !

    A l’avenir, l’auteur doit faire de plus amples recoupements et non pas des dires d’un journal douteux !

    CONCERNANT LA PERTE DE REPERE :

    Il faut reconnaître que cette perte de repère a commencé depuis belle lurette.

    Les MALAGASY aiment se complaire dans le « moramora »( doucement doucement), le palabre, l’inaction, le louvoyement, et surtout l’hypocrisie et le paraître.

    L’égoïsme et la jalousie font parties des premières natures des MALAGASY.

    La Banque Mondiale a révélé que les MALAGASY excellent dans ces domaines.

    Ils ont horreur de l’effort, et surtout de la discipline !

    En guise d’illustration, il n’ y a qu’à voir ce qui se passe dans les embouteillages : on ne suit pas la file de voiture mais on fait du contresens et puis se rabattre après !

    Cela s’arrange à coups de pots de vins quand on se fait prendre.

    C’est pour ces raisons que RAVALOMANANA M. s’est fait éjecter du pouvoir et ses biens anéantis en une journée !

    C’es pour ces raisons également que les pacotilles chinoises « bling bling » attirent autant de MALAGASY. Même si elles sont hautement nocives, paraître d’abord !

    Dans tout cela, RAJOELINA A. n’est que la personne qui a aggravé !

    Ils les a exploités.

    La solution ?

    Prier pour de vrai, et non pas prier pour décrocher quelques choses.

    En fait, c’est d’avoir la foi en JESUS CHRIST qui a prôné l’amour de ses prochains.

    Car avoir la foi signifie ipso facto avoir sa valeur et ses repères !

    Je vous remercie.

    • 12 février 2015 à 10:02 | Isambilo (#4541) répond à GILHAN

      Egoisme, jalousie, absence d’effort...
      Les Malgaches n’ont vraiment pas de qualités.
      Et si vous les laissiez crever seuls ?
      Pour ce qui est du Christ, cela fait longtemps que son maître se repose. Qu’il continue ainsi.

  • 12 février 2015 à 12:03 | tsimahafotsy (#6734)

    Le Canard enchaîné dans son numéro du 11 février affirmait qu’un journaliste doit être blasphématoire et irrespectueux. Et Camus écrivait « un journaliste libre est nécessairement ironique »
    Les Malgaches, surtout ceux qui se disent instruits ne supportent ni le blasphème, ni l’ironie, ni l’irrespect de leur culture. Mais quelle culture ?
    Par contre, cultivez le pathos et la démagogie en disant que tout le malheur vient des autres, des vazaha, des karanas, des sinoa, des multinationales et là, le rassemblement nationale se fera autour de vous. Vous êtes un héros, peut-être le sauveur de ces pauvres victimes de la colonisation, de la mondialisation, du changement climatique. Logorrhée que certains Malgaches et pas des moindres, aiment bien susurrer entre pour se dédouaner de leurs propres turpitudes.
    Sur l’édito de Ndimby A. la tautologie des idiots utiles et les réactions outrées des partisans décervelés ( pléonasme) du putschiste ANR me font penser à de la confiture jetée aux cochons. Dans un pays civilisé, cet édito de Ndimby A. et le rapport de la SEFAFI auraient provoqué un vrai débat citoyen. Mais est-ce que le mot citoyen a un sens pour nous Malgaches et sommes-nous encore dans un pays civilisé ? Non, on préfère gloser sur un épiphénomène de la société malgache ( les 500 millions d’ariary détournés) pour étaler sa culture d’ex-étudiant capacitaire en droit.

    • 12 février 2015 à 12:15 | Isambilo (#4541) répond à tsimahafotsy

      Si vous aussi, vous tombez dans la sinistrose, on n’est pas sorti de l’auberge.
      Je pense qu’il y a un gros problème de culture dans bien de nos concitoyens.
      Une culture superficielle et mal assimilée. Ce qui nous ramène à la confiture et son lien avec la culture.
      Il faudrait peut-être commencer par apprendre l’histoire du pays, de quel mélange de cultures il est fait. Malheureusement, les bouquins manquent. Il suffit de consulter le site du ministère de la culture pour constater la pauvreté du contenu.
      Je suis tombé de haut quand j’ai lu que l’ancienne ministre de la culture a fait une communication en conseil des ministres à propos d’une tournée de Nana Mouskouri. Vous vous rendez compte du niveau où on en est ?
      Mais c’est mon pays, mes concitoyens.

    • 12 février 2015 à 13:12 | tsimahafotsy (#6734) répond à Isambilo

      Isambilo,
      Je ne suis pas du tout dans la sinistrose.
      Je suis dans la critique de la réalité que nous vivons et subissons. Réalité que je déplore et que je combats par tous les moyens, sans concession et sans langue de bois.
      Ndimby A. et la SEFAFI ont tout à fait raison. Je suis de leur avis et je l’ai déjà dénoncé plusieurs fois ici « nous avons perdu tous nos repères ».
      Repère historique, repère culturel, repère moral, repère social. Les quatre points cardinaux d’une société. Plus de boussole ! Qu’arrive-t-il à un navire sans boussole ?
      Aveuglés par le dieu VOLA, argent, incapables de se remettre en question, éternels béni oui-oui, moutons de Panurge des religieux et des puissants. Parlez du « Soa-toavina » à nos compatriotes et ils vous regarderont comme un niais, un extra-terrestre qui débarque à Madagascar.
      Culture ? Mais de quelle culture vous parlez ?
      La culture de la cupidité, de la vénalité, de la concussion ?
      Culture ? Mais vous pensez que nos dirigeants en ont une idée ?
      La solution est pourtant là, dans ce mot CULTURE.

    • 12 février 2015 à 17:51 | Bernard SG (#8172) répond à tsimahafotsy

      Moi-même qui n’ai jamais été un fan du DJ, je suis lassé par cette constance obsessionnelle de Ndimby A. pour écorcher Rajoelina à chaque édito.

      Pour le moment Rajoelina est un homme du passé. Il n’est pas aux manettes. Le problème c’est qu’avec l’innommable incompétence et la stupidité sans bornes des tenants actuels du pouvoir, le DJ risque de devenir aussi l’homme du futur.

      Comme on dit « le passé est mort et le futur n’existe pas ». C’est au présent qu’il faut considérer les problèmes et tenter de les résoudre. Relever le niveau culturel du débat ne résoud rien. Seule l’action peut y faire. Je vais paraphraser une citation faite par Ndimby A. dans son édito : « une vision sans action n’est qu’une hallucination » ; eh bien peut-être qu’un débat sans action n’est que masturbation intellectuelle.

    • 12 février 2015 à 21:16 | tsimahafotsy (#6734) répond à Bernard SG

      « une vision sans action n’est qu’une hallucination »
      Il n’y a pas, il n’y aura pas de vision, de projet de société tant que n’aurons pas fini avec nos logiques d’accusation.
      A un moment ou à un autre, nous serons OBLIGES de penser et passer à la responsabilité collective.
      Le peuple malgache a beaucoup de défaut mais ce n’est pas un peuple à l’instinct suicidaire. Le peuple sonnera bientôt l’heure de la rébellion morale et citoyenne.

    • 12 février 2015 à 21:25 | kakilay (#2022) répond à tsimahafotsy

      Dont acte...

  • 12 février 2015 à 19:50 | Turping (#1235)

    Ndimby ,
    - Oui,la corruption mine tous les organes étatiques .Ce qui explique le non développement de ce pays.
    - Quémander des aides pour être détournées puis déposer de l’argent dans les paradis fiscaux ,c’est bien connu dans le continent africain et ailleurs où la dictature ,la politique du « m’en foutisme en s’asseyant sur le peuple est la devise ». .
    - C’est l’anarchie ,le système du chacun pour soi qui règne pour la survie car la corruption généralisée suit le rythme arithmétique du plus bas au plus au niveau étatique car c’est la loi de la jungle qui règne .
    - Seul remède ,c’est le retour aux sources .Le pays ,c’est comme un bateau qui fait naufrage au milieu de l’océan ,sans boussole ni repère . La devise c’est « sauve qui peut du moment qu’on survive ou écrase les autres » en commençant par les dirigeants . Oui ,la République bananière offerte sur un plateau d’argent sans de vrai accompagnement vers les institutions fortes ont créé des voyous et la recrudescence massive de la corruption surtout pendant la période transitoire où la révolution orange s’est basée sur des trafics illicites ,créant des insécurités .

  • 13 février 2015 à 10:41 | Sandry (#7931)

    Cette perte de repères, elle a commencé en 1972 en prolongement du mouvement de mai 68. C’est à partir de cet instant que les générations d’alors ont commencé à renier toute forme d’autorité. Ce sont ces soixantedouzards qui nous ont gouverné après la chute de l’Amiral en 1991 et depuis, les repères ont de plus en plus disparus.

    Quand un enfant voit son père uriner sur un poteau, traverser en dehors des passages protégés, monter et descendre du bus en dehors des arrêts, corrompre un agent de police ou de l’administration pour avoir des faveurs, etc. ce serait la faute à quel gouvernement ?

    Chaque parent est responsable de l’éducation de ses enfants et est tenu de leur inculquer les valeurs et les repères qui feront d’eux des citoyens « normaux ».

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