Le ministre des Forces armées précise que les engins blindés devant prévenir l’arrivée de mercenaires ou de forces armées qui envisagent d’envahir le pays afin de réinstaller Marc Ravalomanana au pouvoir, ne sont pas encore à Morondava. « Nous sommes en train de préparer l’envoi d’engins blindés selon nos prévisions pour la sécurité des populations, pour défendre nos côtes et nos régions ; c’est un « dossier réduit » », déclare le ministre.
Cette mesure concerne tout le pays, rassure le ministre face aux inquiétudes de notables de la région Menabe. Ces derniers ont en effet exprimé leur stupéfaction en apprenant par la presse que des mesures militaires seraient prises dans leur région sans que les populations et les notables en soient informées. Le sénateur Kolo Roland a déploré par exemple que les autorités en place n’ait pas daigné informer de la situation qui prévaut et des initiatives envisagées par les autorités centrales.
Plus de peur que de mal à Arivonimamo
Pendant ce temps, un petit avion privé a été obligé de faire un atterrissage forcé à Fonenana, village situé non loin de la ville d’Arivonimamo, ce mercredi 17 juin en milieu d’après-midi. La nouvelle n’a pas laissé le public et les autorités indifférents dans la mesure où sont installés sur cette portion de la route nationale, des casernes des forces armées qui abritent aussi bien des engins blindés qu’une base militaire aérienne.
Les forces militaires ont été sur le site du « crash » si l’on peut dire pour venir au secours des passagers de l’aéronef mais aussi pour veiller sur l’appareil avant que n’arrivent les autorités. A bord de l’appareil qui était en difficulté et obligé de tenter cet atterrissage forcé, deux personnes dont un anglais selon les informations rapportées par le radio nationale. Aucun blessé grave précise cette source.
Recueilli par Bill





