(MFI) La visite en Afrique du directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, du 7 au 11 mars 2010, illustre le dialogue renouvelé entre le continent et l’organisation multilatérale dont les dirigeants africains ont souvent décrié le rôle de gendarme international.
Cette visite intervient un an après une réunion sur l’Afrique à Dar es Salam (Tanzanie) en présence du responsable du FMI. Visite au cours de laquelle les ministres africains et les gouverneurs des banques centrales ont appelé à un partenariat plus fort entre les deux entités.
Depuis cette date, le FMI a mis en œuvre un nouveau cadre pour des prêts concessionnels aux pays les plus pauvres, y compris des ressources additionnelles, le doublement des limites des emprunts, des intérêts à taux zéro jusqu’à la fin 2011 ainsi que des conditions plus souples. L’organisation a aussi augmenté son assistance technique à l’Afrique pour aider à renforcer les institutions et accroître les capacités. Trois centres régionaux d’assistance technique ont été créés, en Tanzanie, au Mali et au Gabon.
DSK a constamment plaidé pour une aide accrue à l’Afrique
En 2009, l’assistance totale du FMI à l’Afrique pour l’aider à faire face à la crise financière et économique mondiale a été de 5 milliards de dollars dont une aide concessionnelle de 3,6 milliards – comparés à 1,7 milliard en 2008.
Au cours de son voyage au Kenya, en Afrique du Sud et en Zambie, Dominique Strauss Kahn examine les succès récents des pays africains qui avaient connu une forte croissance avant la crise et les problèmes auxquels le continent fait face, notamment les répercussions du changement climatique qui touche l’Afrique de manière disproportionnée, précise le FMI. Au Kenya il a participé à un débat sur la transformation économique de l’Afrique et a rencontré aussi bien les représentants des pouvoirs publics que des syndicats, de la société civile et du secteur privé. « Il s’agit pour nous d’une occasion d’approfondir le dialogue sur des questions concernant le principal défi à relever par le continent, à savoir maintenir une croissance vigoureuse dans le monde de l’après-crise pour placer l’Afrique sur la voie de la prospérité », a-t-il estimé à propos de son voyage.
Depuis la crise, Dominique Strauss Kahn a constamment plaidé pour une aide accrue à l’Afrique qui compte la majorité des pays pauvres. Ce débat reviendra sur le tapis au cours des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, fin avril, à Washington.
Marie Joannidis




