Prévus se dérouler avant le 26 juin, le dialogue national est reporté sine die. Les « préliminaires » au dialogue national, initialement dénommés « dialogue inter-régional », seront transformés en autre chose. En tout cas, apprend-on des responsables de la Coalition des organisations de sociétés civiles (COSC) qui ont rencontré la presse ce lundi 14 juin, le dialogue national ne peut se tenir avant le 26 juin. Quant au « dialogue inter-régional », il est abandonné dans sa forme originelle.
Il s’agissait à l’origine de réunir des délégués depuis les communes et districts pour les rassembler au niveau des chefs lieux des anciens faritany. L’objectif était de discuter de Constitution, d’amnistie, de réconciliation et de collecter les aspirations profondes et propositions des citoyens, des associations et des leaders d’opinion dans les communes, dans les districts, pour obtenir une représentativité réelle des différentes et diverses catégories de citoyens qui composent la population malgache. Mais pour des raisons à peine voilées de finances et aussi devant les critiques de doublon par rapport aux précédentes initiatives (assises régionales…), ce dialogue inter-régional a été abandonné.
Ce lundi 14 juin, la COSC a informé la presse qu’après un atelier de préparation, les membres de la COSC vont maintenant partir dans les régions et les districts pour faire la collecte des propositions, depuis la base, comme on dit. Ils seront donc au moins 119 individus issus de la COSC à se disperser à travers les parties de l’île pour effectuer cette opération de collecte. La COSC compte beaucoup sur les membres du KMF-CNOE et du SEFAFI, et vraisemblablement avec les membres de Justice et Paix, pour mener à bien cette mission dont l’objectif final est le dialogue national.
Il faut dire que la COSC et les « Raiamandreny Mijoro » ont reconnu que le plus gros problème qu’ils ont rencontré jusqu’ici est l’adhésion des « opposants » au processus. Avec cette autre stratégie d’approche, ils pensent contourner le problème de représentativité. Aller à la rencontre des populations et des associations dans leur localité ou leur district de résidence serait apparement plus judicieux et moins onéreux. Mais les risques de déformation et de partialité des informations collectées ne peuvent être écartés.




