Le quartier d’Ampanazava – Mantasoa a abrité ce samedi 21 août, une cérémonie d’inauguration de deux bungalows, résultats du partenariat des Éclaireurs et éclaireuses de France (Eedf) du pays de La Loire et des Kiadin’I Madagasikara (Kim). Les travaux ont duré un peu moins de trois semaines. Selon « Bison Maharitra » ou Emmanuel Andrianaivo, chef du Kim, toutes les dépenses y afférentes ont été prises en charge par les scouts français, qui ont obtenu des financements de la Région de La Loire, des communes d’origine des éclaireurs et éclaireuses, et de Jeunesse solidaire internationale en plus des 500 euros de participation individuelle. Il faut dire que l’esprit qui anime ces scouts français dans cette initiative est : « Du nord au sud, les éclés [1] s’engagent, Madagascar 2010 ».
Les six éclaireurs, dont deux jeunes femmes qui lisent régulièrement Ouest France (partenaire de Madagascar-Tribune dans quelques projets relatifs à la presse), sont très contents d’avoir pu apporter de leurs savoir et économies pour étoffer le centre d’accueil d’Ampanazava où l’on recense déjà deux grandes salles créées par le Kim. Ils ont apprécié l’accueil et la vie laborieuse menée avec les Kiady issus de différentes parties de l’île. « Certes, nous ne parlons pas le Malgache mais ils comprennent et parlent le Français. Ce n’est pas en trois semaines non plus que l’on apprend le Malgache qui est très complexe ou compliqué », confient quelques-uns des éclés. « Quoi qu’il en soit, nous savons toutes les formules de politesse ».
Le maire de la commune rurale de Mantasoa qui a assisté à la cérémonie d’inauguration n’a pas caché sa fierté et savoure l’acquisition car c’est le troisième centre d’hébergement dans sa commune : celui du Lycée technique Jean Laborde, celui du ministère de l’Enseignement et celui du Kim.
Échec
Une innovation qui bouscule les mentalités est installée au camp d’Ampanazava – Mantasoa. Il s’agit d’un WC sec que les éclés expliquent comme étant biologique et sain. Les matières fécales humaines sont recueillies dans un seau dont on a pris soin de tapisser le fond de sciures de bois et que l’on recouvre aussitôt ses besoins faits, de sciures de bois également. Tout le contenu du seau est déversé dans une fosse qui est couverte au fur et à mesure de sciures. Le décomposition du tout donne de l’engrais biologique. Les éclés ont reconnu ici leur échec car même en France, cette innovation est récente et ne convainc pas tout le monde. À Ampanazava – Mantasoa, ils étaient les seuls à utiliser ce WC sec, les Kiady ont préféré continuer à utiliser les WC à fosse septique.





