Les uns disent que le pays est au bord du gouffre et qu’il n’y a plus de devises que pour un ou deux mois. Les ministres des Finances de la Haute Autorité de Transition qui se sont succédés tiennent pourtant un autre langage : il y a suffisamment de devises et il n’y a rien qui puisse justifier la panique ou l’inflation ou la dépréciation de la monnaie nationale.
Par ailleurs, si certains établissements financiers font croire à leurs clients que les opérations ou offres de services sont ces temps-ci encadrées et limitées, d’autres indiquent que leur taux de crédits accordé aux particuliers a plutôt augmenté ; et cela est manifeste pour le produit « rentrée scolaire » qui atteint maintenant les 132%.
Et tout cela se passe au moment où la polémique sur Andry Rajoelina et son déplacement à New York enfle sans que ni les partisans de la Haute Autorité de transition (HAT) ni les anti-HAT ne convainquent l’ensemble des observateurs et des citoyens. Plutôt tout cela met la puce à l’oreille des contribuables qui se demandent si le déplacement en valait la peine pour l’économie et les finances du pays.
Les « forces du changement » avec à leur tête Andriamanjato Richard, se sont entretenu avec Roindefo à Mahazoarivo mais aucun communiqué. Aucun communiqué non plus du côté des forces armées à la suite de la rencontre des « Pères Systèmes » (ombimanga, hazomanga et tangalamena) avec la hiérarchie installée.
Pendant ce temps, les communiqués en faveur des trois mouvances politiques rivalisent avec ceux de la mouvance Andry Rajoelina là où le Pr. Zafy Albert, doyen des chefs de file des trois mouvances a tenu meeting d’explication des tenants et aboutissants des accords et charte de Maputo. Mieux, à Ambilobe, les quatre mouvances (Rajoelina, Ravalomanana, Ratsiraka et Zafy) réclament l’application stricte de la charte de Maputo. Tous les partis politiques de cette région se sont joint à cet appel. Dans la capitale, les autorités de la ville – Mairie et Préfecture) ont capitulé devant les appels et pressions occultes diverses et ont donné le feu vert aux trois mouvances de tenir meeting au Stade de Mahamasina. Cela n’empêche que des doutes pèsent sur la suite car c’est presque toujours quand Andry Rajoelina est à l’extérieur que se produisent des « incidents » ou des « accidents de parcours » de la marche de la liberté d’expression et de réunion.





