Devant ce qu’il qualifie d’échec de la médiation internationale, le général à la retraite, Désiré Philippe Ramakavelo a réuni un groupe de cadres de partis politiques pour proposer une convention à signer par les parties impliquées dans la crise. Selon les informations véhiculées par la radio Antsiva, ce groupe rassemble des cadres ou des membres du parti AREMA, du parti Tambatra, du TIM et quelques éléments du TGV. L’objectif est de persuader la communauté internationale, dont le Groupe international de contact (GIC) aujourd’hui dans la pays, que la solution demeure malgacho-malgache.
Une autre initiative
On ne sait exactement de quoi il retourne dans cette convention mais d’autres sources font état d’une autre initiative qui serait proche de Andry Rajoelina et des « légalistes ». Courrier de Madagascar du jeudi 30 juillet en tout cas fait croire à un schéma plus précis, élaboré par une entité occulte mais qui rassemblerait « presque toutes les forces vives ». Dans ce schéma figurerait un CRES, un Congrès et un gouvernement remanié à 70% et conduit par Manandafy Rakotonirina.
La médiature de la République, organise pour sa part ce Vendredi une réunion à l’Hôtel Panorama. Ce lieu symbolique [1] devrait réunir des leaders de partis politiques et des entités de la société civile.
Et tout ceci intervient au moment où le GIC conduit sa mission d’écoute et de réflexion avec toutes les mouvances et toutes les sociétés civiles et religieuses. Si les initiatives énumérées ci-dessus concourent à la recherche de solution de sortie de crise, elles semblent réduire le rôle du GIC à celui de superviseur et/ou d’observateur. Ce qui ne correspond pas tout à fait au rôle que cette communauté internationale souhaite exercer. Et puis, ces initiatives malgacho-malgaches arrivent au moment où le GIC prévoit une rencontre au sommet des chefs de files des mouvances à Maputo (Mozambique) dans les prochains jours.
La question est de savoir si ces initiatives malgaches, tardives il faut le dire, ne sont pas une sorte de fuite en avant pour ne pas aller à Maputo ? Ou bien, est-ce dans le but de faire parti des délégations qui devraient partir pour Maputo, ou au moins faire pression sur les mouvances et les chefs de file ?




