Le nouveau ministre de la Communication et de la Culture de la Haute Autorité de Transition (HAT), Gilbert Raharizatovo, n’est pas allé de main morte pour condamner la station radio-Tv Mada. « Dès lors que les émissions et diffusions ne respectent pas la loi et les règlements, et que les cahiers de charges ne sont pas observés, ce sont des stations pirates et il faut les fermer ». « Radio-TV Mada utilise des fréquences glissantes », martèle-t-il et c’est illégal. De plus la télé Mada n’existe nulle part ; elle n’a obtenu aucune autorisation, réitère-t-il. C’est donc la raison de ces « assauts » d’un contingent armé des forces de l’ordre contre cette station sise dans les locaux qui abritent la radio-Tv Mada et la radio Fahazavana à Faravohitra.
La manière forte
« Des hommes en armes dont certains sont en cagoule, à bord de quatre véhicules 4X4 et deux voitures légères, se sont introduits dans l’enceinte de la radio Fahazavana », témoigne un des gardiens des lieux devant la caméra des reporters de la station Ma-TV ce lundi 20 avril dans son journal du soir. « Ils ont saccagé tous les locaux et ont fait usage de brutalité et de violence pour soustraire l’émetteur. Ils étaient accompagnés de techniciens », déclare ce gardien.
On croyait que la malheureuse expérience de fermeture de la station radio-Tv VIVA a servi de leçon à quiconque, notamment dans la méthode d’approche dans ce genre de problèmes de communication mais (eh ! eh !) nenni. La manière forte et la brutalité (policière et armée) sont en train de prendre le dessus sur le verbe et la plume du journaliste. Le pouvoir change-t-il l’homme aussi rapidement ? L’obligation de résultat oblige-t-elle à frapper de cette manière l’imagination populaire ? Ou bien la « Culture » revancharde envahit-t-elle toujours l’équipe des anti-Ravalomanana pour que d’autres méthodes plus intelligentes n’aient pas été adoptées ? En tout cas, la conséquence de la méthode militaire est identique chez les usagers et les hommes de la Communication, à celle provoquée par l’intrusion d’hommes en armes dans cet hôtel cinq étoiles de la capitale chez les touristes auxquels la HAT fait appel aujourd’hui.

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