Une partie des participants à la conférence nationale est hébergée au Lycée industriel d’Alarobia. Ce jeudi matin du 16 septembre, des délégués refusent de rejoindre le Centre de conférence international (CCI) d’Ivato. Ils réclament des perdiem de l’ordre de 100 000 ariary allant jusqu’à 200 000 ariary quotidiens et ont fermé le portail du lycée. Ils menacent de ne pas poursuivre les travaux de la conférence nationale tant qu’ils n’obtiennent pas satisfaction. Des délégués qui souhaitaient alors se rendre au CCI Ivato n’ont pu sortir de l’enceinte du lycée à bord des véhicules réservés à cet effet. Une délégation des organisateurs de la conférence venue s’enquérir de la situation n’a pu les dissuader d’observer une telle « grève » et encore moins décider de leur accorder les perdiem réclamés. Les desiderata et revendications d’un perdiem, négocié par les Secrétaires nationaux du TGV de Toliara, Roberto Tinoka et Mme Nina de Mahajanga auprès des « grévistes » à 60 000 ariary ont finalement été fixés à 100 000 ariary par personne pour la semaine et transmis au Secrétaire général de la Présidence de la Haute autorité de transition (HAT).
Il faut reconnaître que les positions des pensionnaires du lycée ont durci quand le colonel Richard Ravalomanana est intervenu. Richard Ravalomanana leur a signifié sèchement, qu’ils rentrent chez eux s’ils ne veulent pas poursuivre les travaux de la conférence nationale car ils sont en train de semer le trouble et de faire en sorte que la conférence échoue.
Alors qu’une majeure partie des pensionnaires du lycée d’Alarobia a finalement décidé de reprendre le chemin d’Ivato, Alain Ramaroson, président de la commission Défense et sécurité au sein de la HAT, arrive sur les lieux pour promettre qu’il va prendre en main et résoudre les problèmes évoqués par les « grévistes ». Il était 13h 15 quand les premiers congressistes ont quitté le lycée, retardant ainsi les débuts des travaux en séance plénière au CCI Ivato.




