Ils sont neuf officiers supérieurs de la Gendarmerie nationale et de l’Armée malgache (bérets verts et bérets rouges) à s’adresser à la presse ce mardi 15 décembre 2009 à l’hôtel Carlton. Ils se sont exprimés sur le cours pris par les événements de ces derniers jours et disent qu’ils sont les porte-paroles car ils ont été choisis pour représenter les « foloalindahy ».
On ne sait s’ils ont informé leurs supérieurs et si la hiérarchie installée les a autorisés pour tenir ce point de presse. Toujours est-il que ces officiers supérieurs, ces colonels issus de la 9e et de la 10e promotion de l’Académie Militaire, promotions qui constituent un peu plus d’une centaine d’éléments, ont revendiqué que les autorités laissent toutes les délégations des trois mouvances rentrer librement dans le pays.
Ces officiers supérieurs ont constaté que les politiciens ont vainement cherché à sortir le pays de la crise bien qu’ils se déclarent tous poursuivre le même but. Ils exigent la poursuite des négociations et des dialogues et demandent à ce que la démocratie tant clamée sur tous les toits qui signifie liberté d’expression, de circulation et d’opinion, soit observée de la manière la plus sérieuse et dans tous les sens. Dès lors, a déclaré le colonel Ravoavahy, porte-parole des neuf à la tribune face à la presse, il faut rapatrier les délégations des trois mouvances.
S’adressant aux Forces armées, le colonel Ravoavahy les a appelé à observé la neutralité et à refuser d’être les outils de ceux qui ne veulent pas respecter la démocratie. Il a enfin appelé la population malgache au calme.
Intervention du FIS et de l’État-Major
Aussitôt après ce point de presse du Carlton, les hommes du FIS en tenue civile, conduits par les lieutenants colonels Lilyson et Charles ont été vus sur les lieux. L’objet de leur visite sur les lieux n’est pas connu mais, comme ils en ont l’habitude, les commentaires les accusent d’avoir voulu intimider, voire d’avoir tenté de surprendre sur place le groupe des neuf afin de les arrêter.
Dans la soirée, on apprenait que le chef d’état-major de l’armée, le général André Ndriarijaona, et le commandant de la gendarmerie nationale, le général Claude Ravalomanana, sont intervenus, apparemment pour s’interposer entre les hommes du FIS et le groupe des 9. Les 9 sont rentrés chacun à leur domicile, mais ils sont convoqués ce jour pour s’expliquer.
Outre le colonel Ravoavahy, font partie du groupe les colonels Andriambahoaka Faustin, Randriamisaina, Toto Vincent, Ramboasalama Emilien, Raberanto Alfred, Rahombola Jean Louis, Raoelison Mamisoa, et le Capitaine de Frégate Rakotonirina Rabarison.
Recueilli par Bill





