Le président de la Haute Autorité de Transition (HAT), Andry Rajoelina, a repris sa tournée samedi 4 avril 2009. Antsiranana, Mahajanga, Sambava, et Nosy Be ont accueilli la délégation de la HAT. Partout, le chef de la Transition a promis la liberté, la démocratie mais surtout l’offre de produits de première nécessité à moindre coût ; huile alimentaire à Ar.2500 le litre et du riz à Ar.500 le kilogramme.
Le prix du riz à Ar.500/Kg fait grincer les dents aux riziculteurs et aux paysans. Nombre d’entre eux craignent déjà que les collecteurs ne leur imposent des prix d’achat peu attrayants si d’autres envisagent d’arrêter les investissements qu’ils ont prévus pour revenir à la riziculture de subsistance.
La facilité de circulation des biens et des personnes a également été une des promesses faites par Andry Rajoelina là où il était passé. En accord semble-t-il avec les coopératives de transport de passagers, le président de la HAT a réduit les frais de transport au niveau national après avoir réduit le prix du carburant de 20 Ar à 30 Ar. le litre de l’essence et du gasoil.
Des couacs
Ce lundi 6 avril 2009, les automobilistes la capitale ont vécu dans la psychose d’une pénurie de carburant, précisément de gasoil et d’essence ordinaire. De longues files de voitures légères mais aussi de transport en commun ont été remarquées devant les stations services qui disposaient encore de carburants en milieu de journée ce lundi 6 avril. Les gérants de stations services expliquent cette « pénurie » passagère en invoquant le retard dans l’approvisionnement. A noter que cette « psychose de l’essence » intervient au lendemain de la catastrophe de la Jirama à Ambohimanambola qui a explosé et au moment où la cimenterie MALOCI a décidé de fermer ses portes.
Sur le plan politique populiste, Andry Rajoelina a refusé le « retour de Dada » pour dire le retour de Marc Ravalomanana. Une déclaration sonde en fait pour déclencher les débats car le président de la HAT n’a pas précisé de quel retour il s’agit : d’un retour au pouvoir ou d’un retour dans le pays. Toujours est-il que l’un et l’autre dépendent du règlement de la crise et de la stabilité du pouvoir qui sera en place après la sortie de crise. Ne peut-on pas reconnaître que l’exil des hommes politiques en 2002 a miné le régime de Ravalomanana et entretenu les « haines » pour justifier les revendications de réconciliation nationale jusqu’à ce jour ?
Recueilli par Valis




