« Il y a trop de mensonges et de divagations autour de la capture du pasteur Rasendrahasina Lala ce mardi 17 mars 2009 à l’Episcopat Antanimena ». C’est l’affirmation du commandant Randrianasoavina Charles ce jeudi 19 mars 2009, en réponse aux accusations faites dans la presse à l’endroit des éléments du Corps d’Administration des Personnels et des Services de l’Armée de Terre (CAPSAT).
« La capture du président du FJKM par les éléments du CAPSAT à Antanimena était d’ordre sécuritaire. Je l’ai protégé contre une vindicte populaire qui menaçait car il y avait des gens qui lui en voulaient dans la cour » résume le commandant Randrianasoavina Charles. Si c’était la foule massée à l’extérieur de l’Episcopat qui s’en serait pris au président de la FJKM, la situation aurait pris une autre tournure. Une nouvelle crise pour la nation.
Urine
Le commandant Randrianasoavina Charles affirme que personne n’a fait boire au président de la FJKM sa propre urine. « Il a été juste placé dans un endroit du camp jusqu’à ce que l’annonce des généraux soit faite » dixit le commandant. Après l’annonce de la passation de la direction du pays à Andry Rajoelina, le pasteur Rasendrahasina Lala est parti avec Ratsirahonana Norbert Lala. Le commandant de la CAPSAT a affirmé que le président de la FJKM n’a subi aucune torture durant son séjour dans le camp militaire de Soanierana.
Tortures
Les seules tortures que le pasteur Rasendrahasina Lala a pu avoir sont les quelques coups de poings donnés par la foule massée à l’extérieur de l’Episcopat Antanimena selon le commandant de la CAPSAT. Il y a une dame en T-Shirt jaune et un monsieur en chemise bleu qui ont réussi à se faufiler entre les militaires. Ils ont donné quelques coups au président de la FJKM. Ce dernier n’a montré aucun signe de blessure ou de traumatisme lorsque les éléments du CAPSAT l’ont conduit loin du quartier d’Antanimena.
Le commandant Randrianasoavina Charles affirme avoir été déçu par le pasteur Rasendrahasina Lala. Pour ce qui est du garde du corps du pasteur Lala Rasendrahasina, celui-ci est placé en garde à vue. Il sera présenté devant le juge. Il est accusé d’avoir participé au massacre d’Ambohitsorohitra. Affaire à suivre.







