« Des arrestations et des emprisonnements d’officiers ne sont pas à écarter au sein des forces armées malgaches » selon le général Randrianafidisoa, alias général Fidy. Cet ancien détenu de la maison de force de Tsiafahy a fait cette déclaration devant la presse, au centre de la conférence d’Ivato ce vendredi 3 avril 2009, à l’occasion de la dernière journée des assises nationales.
« En ce moment, des membres des forces armées ont disparu soudainement, comme le général Raoelina, ou le commandant Tahiana » explique le général Randrianafidisoa. Le général Raoelina est sérieusement soupçonné d’être à l’origine du massacre à Ambohitsorohitra le samedi 7 février 2009. Il est aussi soupçonné d’avoir perpétré des actes de sabotages contre les manifestations des partisans de Andry Rajoelina sur la Place 13 mai.
Le commandant Tahiana Ramaroson pour sa part, est le premier responsable de l’enquête et de l’arrestation du contrôleur général de la police Razafindrazaka Emmanuel, alias Bolo. Ce dernier ne manquerait pas de prendre sa revanche. Le commandent Tahiana a été accusé d’avoir influencé les juges dans l’« affaire de Bolo et consort ». Il a exhibé des éléments de preuve devant la presse, avant même la tenue du procès de l’affaire. A l’époque, Willy Razafinjatovo, alias maître Olala, avocat de la défense dans ladite affaire, n’avait pas manqué de soulever ce comportement du commandant Tahiana Ramaroson.
Souhaits
Le général Randrianafidisoa laisse entendre l’imminence de l’arrestation et de l’emprisonnement d’au moins ces deux membres des forces armées. À travers ses propos devant la presse, il semble même souhaiter l’arrestation de ces deux personnes. Pour lui, c’est la condition sine qua non d’une vraie réconciliation. « Il y avait des prisonniers de la crise 2002, il va y avoir aussi des prisonniers de la crise de 2009 » selon l’ancien détenu de la maison de force de Tsiafahy. C’est par la suite que les Malgaches se réconcilieront en toute franchise. A noter que le général Fidy avait parlé autrement aussitôt qu’il avait appris la mesure de grâce voici quelques jours encore.
Le général Randrianafidisoa appelle à la solidarité de tous les éléments des forces armées avec leurs frères d’armes en prison. « J’ai eu peu de visites durant mon emprisonnement à Tsiafahy à cause de la peur du régime de l’époque », a-t-il dit. Il aurait aimé que ses frères d’armes lui rendent visite de temps en temps pour lui remonter le moral. Il souhaite aujourd’hui que les forces armées se serrent les coudes, et restent solidaires.





