L’occasion du débat d’Iavoloha de ce mercredi 16 décembre 2009, a permis au président Andry Rajoelina de présenter son plan de sortie de crise. Il ne faut plus penser à un gouvernement de cohabitation mais s’atteler à préparer des élections législatives qui se tiendront le 20 mars prochain. Elles seront organisées sur financements propres à l’Etat dit-il, après avoir expliqué que la communauté internationale a fait perdre du temps et ses propositions se sont avérées difficiles à mettre en œuvre en raison des blocages des autres.
Ainsi c’est le schéma de sortie de crise présenté par Manassé Esoavelomandroso à Ambositra lors de la commémoration du premier anniversaire de la mort de Herizo Razafimahaleo, qui a été repris par le président Andry Rajoelina. Les députés qui seront élus constitueront l’Assemblée constituante. Ils choisiront parmi eux au prorata des performances des partis ou des regroupements de partis, le Premier ministre qui sera en charge de former un gouvernement, apparemment de consensus.
Autre grande décision prise par le président Andry Rajoelina, le gouvernement en place actuellement continuera à expédier les affaires courantes et ne signera aucun contrat avec l’international ou qui puisse engager la nation. En d’autres termes, il ne changera pas d’équipe car à ses yeux c’est une bonne équipe et qui a engrangé des performances. Ce gouvernement ne s’occupera pas des élections. C’est la Commission nationale électorale indépendante (CENI) qui sera sur pied d’ici peu qui s’en occupera. Le ministère de l’Intérieur ne jouera que le rôle de facilitateur, précise-t-il. Quant au code électoral, à charge pour les partis politiques entre eux avec les entités impliquées de se mettre d’accord sur les règles du jeu.
En tout cas, ces députés siègeront pendant cinq (5) ans. Donc plus question des institutions prévues par les accords de Maputo ou dans l’Acte additionnel d’Addis-Abeba.
Quant aux conséquences économiques et sociales de ces décisions, elles ont été quelque peu évacuées à la va-vite. Le président Andry Rajoelina a retourné à sa manière la question en présentant les sanctions comme étant un chantage politique aussi bien du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique que de l’Union européenne. Or, explique-t-il, ce n’est pas l’Etat qui est sanctionné car il n’a pas besoin d’aide mais plutôt la population. Le président Andry Rajoelina invoque même des saisines qui peuvent être faites contre les Etats qui ne prêtent pas assistance aux peuples qui sont dans le besoin ou qui ont besoin d’aides et qui ont droit à être protégés car ils sont très vulnérables. Comme pour confirmer les propos du président et clore les questions économiques et sociales, Johary Ravoajanahary a démontré qu’il n’y a pas photo entre les effets vestimentaires produits par les ouvriers des zones franches et les sanctions politiques de reconnaissance.
Recueilli par Valis





