Vendredi 10 avril des personnels du ministère de l’Education nationale ont manifesté devant le ministère à Ampefiloha, contre le retour à l’ancien régime décrété par le nouveau ministre de l’Education. Aussitôt installé par les partisans de Andry Rajoelina, le ministre Razafimanjato Julien décrète l’usage de la langue française comme langue d’enseignement et la durée de 5 ans dans le primaire contrairement à ce qui a déjà entrepris dans 20 circonscriptions scolaires (CISCO) pilotes.
Depuis le début de cette année scolaires, 20 Cisco pilotes sont engagées dans la réforme de l’éducation de base. Il s’agit d’une part d’allonger la formation de base qui était de 5 ans auparavant à 7 ans dorénavant. L’objectif est d’offrir le plus de capacités aux enfants afin qu’ils puissent en cas de non poursuite de leur scolarité pour diverses raisons disposer néanmoins d’un bagage.
D’autre part et surtout, la réforme veut optimiser ces années d’apprentissage sur les bancs de l’école. Des modifications ont été apportées aux disciplines et programmes et les véhicules de transmission du savoir ont été précisés comme étant d’abord la langue maternelle, et petit à petit la langue malgache officielle. Les langues française et anglaise sont également dispensées car elles sont des langues officielles.
La préparation et la mise en œuvre de cette réforme a déjà fait l’objet de dépenses énormes en formations et en supports pédagogiques en plus des recrutements effectués, déplorent ces manifestants. Par ailleurs, ils dénoncent une volonté de faire machine arrière par rapport aux autres pays du monde, car même en France, la réforme de l’Education nationale est déjà engagée. A remarquer que la Direction des écoles catholiques a émis des réserves au sujet de cette réforme depuis le début et ces écoles n’ont pas adhéré au mouvement initié par l’Etat.
Recueilli par Bill




