Comme il fallait s’y attendre, le parti MFM-ALDR n’est pas resté indifférent devant ce qu’il appelle enlèvement, l’arrestation manu militari du mercredi 29 avril l’hôtel Carlton, de son président et membre fondateur du parti anciennement prolétarien aujourd’hui libéral démocrate et pour la régionalisation. Dans un communiqué diffusé le lendemain de ce « second coup d’Etat perpétré par les autorités autoproclamées HAT-TGV » comme il le qualifie, le MFM-ALDR condamne fermement les arrestations dont sont victimes, autant le président du parti mais surtout le Premier ministre du gouvernement légal nommé par le président de la République, élu démocratiquement et à la majorité des suffrages exprimés en décembre 2006, et quelques-uns de ses collaborateurs. Le MFM-ALDR accuse Andry Rajoelina de dictature et de velléité d’élimination des opinions et courants d’idées autre que ceux de ceux qui se sont érigés dirigeants avec la complicité d’une puissance étrangère.
Le MFM-ALDR réitère avec son président Manandafy Rakotonirina, que seul un État reconnu par tous et admis par tous et respectueux de la démocratie et des institutions républicaines permettra de sortir de la crise. Aussi le parti réclame la libération immédiate de Manandafy Rakotonirina pour qu’il puisse mettre en œuvre cette sortie de crise et ce retour à l’ordre constitutionnel.
Le TIM et le MFM-ALDR de la région SAVA, réagissent eux aussi à l’arrestation arbitraire de Manandafy et de ses collaborateurs. Ils ont publié un communiqué conjoint signé par des dirigeants locaux de ces partis dans chaque district qui compose la région SAVA.
L’Internationale Libérale, choquée
Pareillement, le Secrétariat général de l’Internationale Libérale (IL) réclame sa libération immédiate. « Les dernières images que nous avons reçus d’Antananarivo, la capitale de Madagascar, sont choquantes et effroyables. Le comportement du régime militaire est inacceptable. Nous exigeons la libération immédiate du Manandafy Rakotonirina, Chef du MFM et de ses collègues politiques », a déclaré Kirjas, le secrétaire général d’IL lors de la réunion du Comité exécutif samedi 30 avril . « J’informerai Lord Alderdice, le président de l’Internationale Libérale ce soir dès son arrivée à Vancouver, et la Direction de l’Internationale Libérale discutera immédiatement de la situation à Madagascar lors de la réunion ce soir et demain. Nous restons fermes à l’appui de la liberté et de la démocratie pour nos amis libéraux et tout le peuple de Madagascar », poursuit-il.
L’Internationale Libérale lance un appel à la communauté internationale pour une réaction rapide.
Recueilli par Bill




