L’on commence à en savoir un peu plus sur les réseaux ayant effectué du trafic de bois de rose, grâce à l’action des ONGs s’occupant de l’environnement dont les informations semblent être corroborées, au moins partiellement, par celles de témoins des enquêtes en cours.
Une analyse effectuée conjointement par Lucienne Wilmé, Porter P. Lowry et Peter H. Raven du Missouri Botanical Gardens avec Derek Schuurman de Rainbow Tours a estimé que les abattages illégaux ont porté sur 11 000 à 16 000 hectares de forêt sur les parcs naturels de Marojejy, Masoala et Makira.
Ainsi, au moins 200 containers de bois, pour une valeur de plus de 40 millions de dollars, sont encore bloqués à Vohémar.
L’institut royal britannique des affaires internationales, plus connu sous le nom de Chatham House, publie sur un de ses sites Web le travail de ces chercheurs. Ceux-ci rappellent que ces problèmes remontent déjà à plusieurs dizaines d’années, mais que le sujet a pris une ampleur particulière à fin avril 2009.
Ils publient une liste estimative de gains illégaux, au cours de la période Janvier à Avril 2009. On y retrouve des noms très connus de la région de la Sava, mais les gains les plus importants sont attribués à un opérateur de Toamasina. Au total, 571 containers ont été exportés, pour une valeur estimée à 120 millions de dollars ; par contre, 208 containers ont été bloqués au port de Vohémar, et leur valeur a été estimée à 41,6 millions de dollars.
Les chercheurs posent sans y répondre quelques questions de fond, comme comment faire bénéficier les communautés rurales de la forêt, sans que celle-ci ne soit pillée.
Recueilli par Patrick A.
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