Andry Rajoelina et les dirigeants de la HAT répètent sans arrêt qu’ils veulent instaurer la démocratie à Madagascar. En tout cas la démocratie est l’une des conditionnalités de la communauté internationale pour reconnaitre le régime de la transition. En parole Andry Rajoelina ne cesse de proclamer son intention de se plier à cette exigence, en parole seulement. Dans les faits dès le moindre problème de gouvernance c’est le réflexe d’un dirigeant d’une république bananière qui fait surface.
Les remous survenus ces derniers temps dans le monde des médias démontrent que le pouvoir ne supporte pas la démocratie telle qu’on la pratique dans les pays occidentaux dite de démocratie avancée.
TV PLUS a essayé de jouer le rôle de contre-pouvoir comme font les médias dans les pays occidentaux, Onitiana Realy a donné une véritable leçon de démocratie avancée en alertant l’opinion publique sur la conduite inappropriée de Andry Rajoelina en partant en vacances à l’étranger pendant que de graves problèmes s’abattent sur le pays : meurtre d’un magistrat par des policiers, refus d’obéir du corps de la police, premier ministre et ministres concernés inscrits aux abonnés absents. Andry Rajoelina part en vacances à l’étranger, pendant ce temps le peuple est dans la misère. Le pays s’enfonce toujours un peu plus dans une crise sans fin. La conduite de Andry Rajoelina est irresponsable et est dépourvue de patriotisme, il fait fi de la misère du peuple en effectuant des dépenses inappropriées pour ses vacances.
En envoyant une mise en demeure à la station TV PLUS, le ministre de la communication Harry Rahajason dit Rolly Mercia a montré son véritable visage, c’est celui d’un gouvernant d’une république bananière tel les Mobutu, Bongo et autres Bokassa, Ratsiraka ou Ravalomanana où la liberté de la presse est bafouée, l’équilibre des pouvoirs foulé aux pieds, et où l’intérêt personnel des dirigeants prime sur toutes autres considérations.
OTRIKAFO signale que ces dérives du pouvoir, en s’ajoutant aux différends entre les différents corps de l’État sont les signes précurseurs d’un État en voie de désintégration. Il y a un risque réel d’un retour aux pouvoirs par des individus que le peuple malgache a déjà bouté hors du pouvoir, mais que des puissances étrangères (USA, France) poussent par derrière. Tel les Ravalomanana, Ratsiraka et autre Zafy ou leurs lieutenants.
OTRIKAFO fait appel aux patriotes malgaches pour qu’ils unissent leurs forces pour faire face à ce hold-up du pouvoir par les grandes puissances.
La Patrie est sacrée ! La lutte de libération nationale triomphera !
OTRIKAFO, 4 Janvier 2012.







