Interrogé par le reporter de la radio RDB, le responsable de l’association Kolo Harena qui évolue dans le développement rural a exprimé sa fierté car, en dépit du manque de financement extérieur, les paysans continuent d’observer des attitudes et comportements modernes et méthodiques. Ce sont des acquis auxquels les paysans tiennent et cela très prometteur, déclare Jules Randrianarivelo, responsable de Kolo Harena sur RDB ce lundi 25 janvier dans le bulletin d’informations de 19h30. Ces paysans sont à la recherche non seulement d’une plus grande productivité mais aussi de débouchés, car ils ont adopté un autre mode de culture et de pensée qui ne se cantonne plus à l’autosubsistance mais est ouvert au marché.
Selon ce responsable, Kolo Harena est maintenant en train d’aider les paysans à trouver d’autres débouchés pour leur riz, autrefois destinés à l’exportation vers les USA dans le cadre de l’AGOA. On pourrait penser que comme le pays ne figure plus dans la liste des bénéficiaires des avantages de ce programme, l’exportation de riz vers les USA est suspendue elle aussi. En réalité, les clients souhaitent toujours être approvisionnés selon ce responsable et c’est ainsi que les paysans ont cherché à poursuivre les exportations de riz. L’an dernier, ils ont exporté 15 tonnes de riz de qualité spécifique et cette fois, ils ont prévu de transformer près de 103 tonnes de paddy en riz « mavokely ». Mais la qualité d’usinage des décortiqueries ou des usines de blanchissage-polissage accessibles ne satisfait pas aux normes requises. Seul l’usinage et le polissage de la rizerie Fanamby de Vohidiala, répondait aux exigences de qualité des clients américains, déplore ce responsable. Or cette rizerie Fanamby, appartenant à l’ancien Président Ravalomanana, ne fonctionne pas entièrement à notre connaissance.
Recueilli par Valis

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