Contrairement à ce que la mouvance Andry Rajoelina voulait faire croire, l’ancien président du Mozambique et chef de la médiation dans la crise malgache, Joachim Chissano, demeure au centre de la rencontre entre les quatre chefs de file de mouvance politique malgache à Pretoria (Afrique du Sud). Toutes les informations en provenance d’Afrique du Sud indiquent que cet ancien chef d’État mozambicain bénéficie encore de la confiance de la communauté internationale pour conduire la médiation dans cette crise malgache. Dans la journée de ce mercredi 28 avril 2010, Joachim Chissano a procédé à des consultations auprès de tous les chefs de file de mouvance. Il a même donné un point de presse au cours duquel il a fait en quelque sorte le bilan de sa médiation jusqu’à cette rencontre de Pretoria. Il a également brieffé les journalistes, très nombreux en provenance de Madagascar (car ils sont plus d’une vingtaine au total dont 14 ont embarqué au nom du pouvoir en place à Madagascar) sur le programme de la journée.
Les deux principaux protagonistes de la crise, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina devaient se rencontrer en premier en présence du président sud-africain, Jacob Zuma et du médiateur, Joachim Chissano, lui-même, apprend-on lors de ce point de presse. Par la suite, un tour de table des quatre chefs de file devait clôturer le tout. Mais jusque dans la nuit - à minuit, de ce mercredi 28 avril, les négociations et consultations n’ont pas encore abouti à cette rencontre de Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. Aucun accord n’a encore été trouvé malgré que les deux chefs de file soient voisins dans cet hôtel Sheraton de Pretoria et en dépit du contexte d’impatience qui prévaut, tant à Pretoria que dans le pays. En tout cas, la communauté internationale est très présente dans ces négociations. La Commission de l’Union africaine représentée par son président, Jean Ping, la Coopération française par son Secrétaire d’Etat, Alain Joyandet, la présidence de la République française par son Monsieur Afrique, André Parant, les États-Unis par son ambassadeur auprès de la République de Madagascar, Niels Marquardt, sont parties prenantes dans ces tractations pour une sortie de crise au même titre que la SADC.
Recueilli par Valis





