La presse a été ces temps-ci au centre de toutes les rencontres et de tous les commentaires. Et pour cause ! Le week-end dernier à Antsonjombe encore, un élément des forces de l’ordre s’en est pris à un reporter photographe. Il l’a empêché de faire son métier en de pareilles circonstances festives. Bien que le reporter lui a présenté sa carte de presse, il l’a poussé hors du champ des entrées nord pour pouvoir l’isoler et le rosser à coups de bâton mais le reporter a fermement résisté malgré le bâton qui lui était porté à la gorge. Devant l’objectif du reporter, cet élément des forces de l’ordre a fini par s’assagir. Le reporter note que son assaillant n’était pas éméché mais en pleine possession de ses facultés.
Et devant ces faits, on trouve encore à la Circonscription de gendarmerie d’Analamanga à Ankadilalana le moyen de défendre des éléments des forces de l’ordre qui portent atteinte à l’intégrité physique des journalistes. En tout cas, le reporter a diffusé la photo de son agresseur dans son journal.
Par ailleurs, saisissant l’occasion offerte par l’Association des jeunes journalistes (AJJM) les autorités de l’EMMOREG se sont évertuées à donner des leçons aux journalistes tout en leur affirmant que la collaboration est nécessaire et que le professionnalisme est de rigueur. Et que les forces de l’ordre ne cautionnent pas des comportements de voyous de ses éléments. En tout cas, qu’il s’agisse de carte de l’ordre des journalistes ou carte de presse de l’agence ou de la société employeur, son détenteur est toujours journaliste. Et l’une et l’autre sont valables pour exercer le métier et effectuer des reportages ou des investigations. Ce n’est pas à la Gendarmerie de définir qui est journaliste et qui ne l’est pas.




