Le ministre de l’Intérieur, Florent Rakotoarisoa, a convié la presse ce vendredi 2 mars pour lui faire part de la nouvelle législation qui régit dorénavant les partis politiques. Le ministre note d’emblée qu’il n’y aura plus d’association politique ou autre mais uniquement des parti politiques. En vertu de la non rétroactivité des lois, il déclare que les formations politiques qui existent aujourd’hui ont un an à compter du 9 janvier 2012 pour se conformer à cette nouvelle législation, faute de quoi, c’est la dissolution.
Madagascar compte actuellement 338 formations politiques et elles doivent demander chacune leur inscription dans le Registre National des Partis Politiques (RNPP) auprès du ministère de l’Intérieur, pour confirmer leur existence. En tout cas, le ministre est déterminé à moderniser le champ politique et le jeu politique. Il dit clairement qu’il faut décourager la floraison des formations politiques qui trop souvent ne sont justifiées que par l’opportunisme des fondateurs. Autrement dit, il faut assainir le monde politique en réclamant aux partis qui vont naître, un programme politique, un projet de société et le respect de règles d’éthique et de conduite.
La nouvelle loi qui comporte 44 articles, prévoit le financement des partis, l’accès équitable aux médias publics mais aussi la fidélité au parti du moment qu’on a été élu au nom du parti. Nul ne peut être membre de plus d’un parti politique et un parti politique doit au minimum être composé de 200 membres au moment de sa création. Un parti doit tenir un congrès national tous les 5 ans au moins et il est tenu de faire une déclaration annuelle d’existence. Les magistrats des cours et tribunaux, les militaires et les fonctionnaires d’autorité ne peuvent être membre d’aucun parti politique pendant la durée de leurs activités.
Recueilli par Bill







