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mardi 25 novembre 2014
 

 > Société

De la liberté collective à la liberté individuelle

vendredi 4 janvier 2013, par Andrianjohary Noroelisoa

Une liberté abusive ou plus exactement, une liberté individuelle abusive. L’humanité prône et vit, peut-être inconsciemment, pour ce concept actuellement. L’homme sait et constate pourtant, au fil des temps et des civilisations, que telle n’a pas toujours été la liberté. Et la liberté, encore et toujours, ne va presque jamais sans qualificatif. Pourquoi en effet ?

Les discussions et les débats évoquent ordinairement deux qualificatifs assez particuliers accompagnant la liberté. Il s’agit de la liberté commune ou collective et de la liberté individuelle.

La communauté ancienne vivait la liberté collective sans un seul égard pour la liberté individuelle. Ainsi, aucun des membres de la société n’agissait sans l’accord de celle-ci. La collectivité primait. Les mariages arrangés, le concept de la virginité, le respect des aînés, sont quelques-unes des manifestations de la liberté collective de la communauté ancienne. Et plus important encore, cette liberté collective a abouti à la dictature. Cette dernière ayant pour excuse le respect des plus grands et l’intérêt commun. Et la dictature entraîna les révoltes.

Plusieurs révolutions, la soif de s’exprimer et le « vouloir faire ce que l’on veut sans avoir à demander l’accord de qui que ce soit » ont chamboulé l’histoire de la liberté. L’ont réinventé même. Naquit alors la liberté individuelle. Adieu mariages arrangés ! Adieu autorité des aînés ! Adieu virginité avant toutes alliances nuptiales ! Et l’Homme en oublie jusqu’à la limite de sa liberté individuelle. Celle qui s’arrête lorsqu’il s’agit de la liberté d’autrui. C’est pour cela qu’elle est devenue une liberté abusive. Pardon ! Une liberté individuelle abusive ! Chacun veut réaliser ses rêves sans tenir compte qu’ils peuvent détruire ceux d’autrui. Et vient alors la liberté d’expression pour dénoncer cette liberté individuelle abusive. Mais la liberté d’expression elle-même va contredire cette dénonciation. Chacune apporte ses raisons, ses intérêts et sa liberté ! Et la liberté devient un combat infini. Voilà comment se termine le rêve occidental. Puisque les occidentaux sont surtout ceux qui vivent de cette liberté individuelle et qui en abusent.

Et oui ! Les orientaux, eux, cultivent encore des réserves face à la liberté individuelle et s’attachent à la liberté collective. Grâce à cela, ils peuvent encore conserver une grande partie de leurs traditions.

Pour les Malagasy, la liberté individuelle a déjà pris place, avec l’invasion des occidentaux. Et son identité disparaît à petit feu. Pas à cause de la liberté individuelle ! Non ! Mais à cause de l’abus qui en résulte.

Alors, il faut remettre les points sur les « i ». La liberté individuelle n’en est pas une, si elle ne respecte pas la liberté d’autrui.

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 8 réactions Lire les commentaires
  • De la liberté collective à la liberté individuelle
    4 janvier 2013 08:15, par RAMAHEFARISOA Basile (#6111)

    La petite phrase du Président Marc RAVALOMANANA,ce 03/01/2 013 :
    - « Je serai à Madagascar cette année 2 013 ».
    Bon retour au Pays,Monsieur le Président Marc RAVALOMANANA et Famille.
    Basile RAMAHEFARISOA-1943
    b.ramahefarisoa gmail.com

  • De la liberté collective à la liberté individuelle
    4 janvier 2013 13:50, par bbernard (#6880)

    Bonne analyse. Il manque cependant un point important, c’est que la liberté individuelle n’a pas supprimé pour autant la dictature, elle l’a accentuée en la déguisant derrière un slogan : la défense de la liberté individuelle. Le DJ en est un exemple qui se précise de plus en plus. Il tue des civils au nom de la défense de la population contre des dahalos virtuels, il muselle la presse et l’opposition au nom de la défense de l’Etat, etc... Méfie-toi, peuple malgache, le DJ va bientôt t’annoncer que tu lui es soumis corps et âme pour 25 ou 30, voire plus et que si tu te rebelle, il remplira sans état d’âme les prisons et les cimetières du pays !

    • De la liberté collective à la liberté individuelle
      5 janvier 2013 04:52, Boris BEKAMISY (#4810) répond à bbernard (#6880)

      Bbenard....
      Finalement il est FORT ce RAJOELINA.....pourtant c,est un BAC-12

      Ou sont ils tous les INTELLIGENTS DIPLOMES de ce Pays pour accepter durant 4 ans une telle ORDURE DE ....DJ.....

      Aborder la politique avec une logique d’ enfant de 3ans 1/2, cela n.existe nulle part ailleurs .....sauf dans un PAYS de 22 millions d’enfants.

  • De la liberté collective à la liberté individuelle
    4 janvier 2013 21:30, par Zopif (#297)

    J en comprends pas pourquoi la Redaction de Madagascar-tribune.com a accepté cette sorte de « je ne sais pas qoui ? ».

    Traiter ce problème sans avoir une initiation de la Collectivité et de l’Individualité reste impensable, à mon humble avis.

    C’est du brouhaha complet ! Mélange de genre entre pratique religieuse coutumière et expression individuelle, etc. On se demande quel est l’Objectif de cette sorte de tribune ????

    Dire également que la « société ancienne » sans l’avoir définie dans le temps et dans l’espace,.....

    Bref, il s’agit d’un texte que la Rédaction de Madagascar-tribune.com n’aurait jamais dû publier !! C’est un travail de niveau 2nd au lycée !!

    Zo Rakotoniaina

  • De la liberté collective à la liberté individuelle
    5 janvier 2013 00:02, par leclercq (#4410)

    La liberté de chacun s’arrête où commence celle des autres ....

  • De la liberté collective à la liberté individuelle
    6 janvier 2013 01:18, par NY OMALY NO MIVERINA (#1059)

    Bon sujet de réflexion, à l’approche des élections, qu’on pourrait formuler « à contrario » :

    DE LA LIBERTE INDIVIDUELLE A LA LIBERTE COLLECTIVE.

    Depuis toujours, il suffit de déplacer un mot, une virgule, l’ordre ... pour changer un principe, la forme d’une institution, la pratique ... (Dernièrement, la feuille de route en est l’illustre exemple ...)

    A la veille d’une élection, d’une volonté de changer de République,élus (laïcs, religieux, associatifs, politiques, ...), électeurs, candidats, ... se doivent se poser des questions sur ce principe de la liberté (et autres comme la notion de « démocratie »...) avec ou sans qualificatif.
    Ce pour éviter tout malentendu dans l’application concrète et effective de la volonté majoritaire et collective exprimée par des élections transparentes et « démocratiques » (autre sujet ...).

    Et parmi les questions récurrentes découlant de cette liberté, selon le qualificatif utilisé et adopté, la décentralisation, le fédéralisme, la solidarité, les contributions et répartitions des droits et obligations ... en dépendent essentiellement.

    Quel raisonnement va-t’on adopter et appliquer ?

    DEDUCTION : du cas général au cas particulier :
    « de la liberté collective à la liberté individuelle »
    ou
    INDUCTION : du cas particulier au cas général :
    « de la liberté individuelle à la liberté collective ».

    Tout candidat, tout « élu », tout responsable, tout électeur, tout observateur, ... a ses idées sur cette question concernant le devenir et le futur des Malagasy et de M/car .

    Compte tenu du temps perdu, des solutions existent pour modifier la Constitution de la IV° République selon l’aspiration et la volonté de la nation souveraine.

    Merci ! Misaotra tompoko !

    Au revoir ! Veloma !

  • De la liberté collective à la liberté individuelle
    6 janvier 2013 15:01, par el che (#344)

    Bonjour à tous
    C’est un vaste sujet que l’on ne pourrait aborder en quelques lignes
    On peut tenter de définir le domaine de la liberté de la façon suivante « tout ce qui n’est pas interdit par loi est permis ».
    La liberté est donc limitée par les sanctions légales, mais aussi morales (us et coutumes) et préceptes religieuses.
    La loi limite la liberté du citoyen, afin que le droit des uns n’empiète sur celui des autres. Il convient de bien distinguer liberté collective ou individuelle. Ensuite, il convient de faire des sous-distinctions entre la liberté familiale, sociale, économique au sein même de cette première notion.
    L’évolution des mœurs, l’avancée de la médecine à travers la contraception ont mis à mal la notion de « virginité avant le mariage » qui consistait à protéger surtout la jeune femme de la précarité de monoparentalité, et de la sanction morale. De même, le recul de la religion a été un facteur déterminant. En tout cas, on ne peut que s’en réjouir : ces principes archaïques sont privatifs de liberté pour la femme.
    Quant à l’autorité exercée par les anciens, elle s’est considérablement périclitée au fil des ans. Le mode patriarcal dans la société traditionnelle symbolise la sagesse, la connaissance et la transmission orale des us et coutume.
    L’évolution de la société a substitué l’autorité économique à cette autorité familiale. Ainsi dans une entreprise, un jeune cadre a autorité sur ses employés ouvriers, mêmes plus âgés ou expérimentés. Au sein d’une même famille, le plus fortuné ou instruit aura une prédominance sur les autres membres de la famille.
    De par sa nature egocentrique, l’homme à tendance à outrepasser ses droits, si d’autres ne l’en dissuadent. C’est à ce moment que les règles communes se révèlent indispensables.
    L’état est le dépositaire de la préservation de la liberté individuelle ou collective. En tant qu’autorité, relevant de la volonté populaire, il se doit d’être juste et exemplaire.
    Que cet état soit corrompu : c’est la société entière qui se délite, faute de référent et de balise.
    La situation dans laquelle se trouve aujourd’hui le pays n’est pas étonnante : le comportement de voyous et d’individus sans scrupules des dirigeants autoproclamés de l’état ne peut que générer de l’indiscipline et anarchie dans la vie quotidienne. Les délinquants se complaisent dans cette zone où tout semble permis, alors que bon citoyen ressent un sentiment d’insécurité oppressant.
    Une diminution de la liberté collective est donc compatible avec un excès de liberté individuelle, qui au bout du compte ressemble à de l’anarchie.
    El che.

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