Les réactions se succèdent et se ressemblent pour les partisans de la Haute Autorité de transition (HAT) à l’approche de Maputo II. Les manifestations de soutien à la HAT et à Andry Rajoelina et les revendications pour une majorité de sièges dans la nouvelle transition se multiplient. Les chefs de Région et d’autres entités nées parfois pour la circonstance réclament carrément le maintien de la HAT avec le rajout d’autres personnes d’autres mouvances. Des regroupements nouveaux voire de nouvelles formations politiques sont constituées dans l’objectif de demander le maintien des actuels chefs de l’exécutif.
En tout cas, l’ambiance politique laisse croire que la reprise de la rencontre de Maputo est incertaine surtout que la mise en application des accords de Maputo I connaît déjà des problèmes. Depuis le retour des délégations le 9 août 2009, des partisans de la HAT remettent en cause les accords signés par les quatre chefs de file des mouvances, dont Andry Rajoelina, chef de file de la mouvance à laquelle ils appartiennent. Les accords trouvés de manière consensuelle à Maputo et signés de plein gré et la victoire triomphale applaudis à l’arrivée de Andry Rajoelina dans l’après-midi du dimanche 9 août 2009 à l’aéroport d’Ivato, n’auront convaincu certains que quelques heures.
Que se passera-t-il si par bonheur les chefs de file des mouvances et leur délégation réussissent à s’entendre et convenir d’un Maputo II, et qu’une fois rentrée au pays, des membres d’une des mouvances renie la convention comme l’est aujourd’hui Maputo I ?
Recueilli par Ben




