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Economie

Conjoncture

Dans les profondeurs nébuleuses des petites mines

vendredi 17 avril 2015 | Raw

Des acteurs des petites mines sont ces derniers mois de plus en plus médiatiques. Ils revendiquent leur place dans les organes et entités qui conçoivent et discutent de la révision du Code minier et des textes qui régissent le secteur. Ainsi, le syndicat des professionnels des mines (SPMM) et le groupement des exportateurs miniers (GEPM) sont-ils souvent montés au créneau. Roland Razafindramanitra, conseiller du SPMM, revendique la réactivation du Comité national des Mines (CNM) ; sinon pourquoi cet organe n’a pas été consulté dans le processus de réforme du secteur qui est discuté alors que le CNM est l’interface légal et incontournable entre les opérateurs miniers et l’Etat.

Selon toujours Roland Razafindramanitra, l’objectif de leur interpellation et de leur volonté à adhérer au processus en cours, est double si l’on a bien compris : mettre fin à l’anarchie dans le secteur et faire en sorte que dorénavant l’activité minière enrichisse les opérateurs dans les carrières, soit bénéfique au peuple et préserve l’environnement pour les générations futures.

Mais où étaient les groupements et associations des opérateurs des petites mines voire le CNM lors des ruées soit à Andilamena, soit à Brickaville, soit dans le corridor Zahamena ou encore, dans l’Isalo ? Le SPMM lui-même était nulle part ! Tous font beau jeu aujourd’hui de dénoncer et de déplorer la pauvreté du pays et de sa population. Mais qu’ont-ils fait, eux qui étaient toujours dans le secteur et qui vivent de ce métier, sur le terrain, dans les carrières et dans l’exportation des produits des mines (or, pierres précieuses, pierres industrielles) ? Avaient-ils un instant pensé à l’intérêt général et aux générations futures sachant pertinemment qu’ils extraient des richesses non renouvelables ? Ils pointent du doigt l’Etat mais surtout les opérateurs étrangers –Africains, Chinois, Srilankais et Thaïlandais et les qualifient de pilleurs et trafiquants des richesses minières.

Toujours est-il que ce ne sont pas ces étrangers qui creusent et qui extraient.

Le président du SPMM, Richard Rabary explique et évoque des « réseaux souterrains » qu’il faut éradiquer car les membres de ces « réseaux souterrains » qui seraient des étrangers de connivence avec des autorités dans l’Administration, tiennent en laisse tous ces miniers qui sont dans les carrières. Ces « réseaux souterrains » sont les financiers et les maîtres de la filière. Ce sont eux qui sont derrière tous ces trafics d’or et de pierres précieuses qui s’effectuent au détriment de la patrie, déclare le président du SPMM.

D’un côté on parle de deux (2) tonnes d’or qui sont exportés en fraude tandis que de l’autre on dit qu’on ne peut disposer de cette quantité vu qu’il n’y a pas de gisement d’or qui puisse être exploité industriellement.

En tout cas, les réformes dans le secteur mine qui sont actuellement en discussion prévoient la mise en place de nouvelles structures telles société nationale, agence, et comptoir. De plus, devant les performances réalisées dans les grandes mines dès lors que l’Etat et les opérateurs ont adhéré à l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE), le SPMM et d’autres groupements professionnels qui sont dans les petites mines, souhaitent aujourd’hui eux aussi un tel mécanisme pour le secteur petites mines.

Peut-on penser ou envisager que le sujet soit abordé lors de la visite de Mme Clare Short, présidente de l’ITIE International dans le pays ?

1 commentaire

Vos commentaires

  • 17 avril 2015 à 18:38 | Rakotoasitera Fidy (#2760)

    Bady Balde

    De nationalité guinéenne , Directeur Régional pour l’Afrique Centrale et Madagasikara

    Ce monsieur travaille au sein de cette ITIE , ’annexe’ de la banque mondiale
    et financée par tous les pays dits riches

    Du temps de Ratsiraka les experts qui représentent Madagasikara au sein de ces instances tel que celle ci sont tous ..... africains

    Et pourtant , à lire les dires des grands connaisseurs et penseurs qui se disent malagasy les ... olomanga ne manquent pas à Madagasikara

    A moins que tous ces olomanga ont été peinturlurés en jaune depuis l’avènement de cette fameuse transition

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