Le parti TIM est concrètement divisé. Le membre du Bureau politique, l’ancien député TIM Raharinaivo Andrianatoandro est aujourd’hui traité de tous les noms par certains pour avoir adhéré au processus initié par l’ « Espace de concertation ». C’est la suite logique de ce premier pas fait par une partie des responsables TIM à Iavoloha voici quelques mois, déclare un cadre jeune TIM. Vyvato Rakotomaditra lui aussi est qualifié de traître. L’ancien député TIM, Rasomotra également. En tout cas, Raharinaivo Andrianatoandro a entraîné avec lui une partie non négligeable des responsables régionaux du TIM. L’avertissement de l’ancien groupe parlementaire TIM ne l’a pas fait broncher et encore moins les déclarations de Guy Rivo Andrianarisoa, porte-parole de la mouvance Marc Ravalomanana. Ni même les avertissements déguisés ou voilés du fondateur du parti TIM, Marc Ravalomanana.
Devant la débandade, le moins que Fetison Rakoto Andrianirina, chef de la délégation de la mouvance Marc Ravalomanana, puisse faire c’est d’arrondir les angles. Le TIM est un sous-ensemble de la mouvance Ravalomanana, c’est une affaire interne au TIM dit-il. Il ajoute : « Marc Ravalomanana est le chef de la mouvance, il ne peut pas se perdre dans les détails ; le plus important pour lui c’est le sort du pays et la lutte des trois mouvances. Mais la mouvance Ravalomanana n’a mandaté personne pour la représenter nulle part ».
De l’avis de Fetison Rakoto Andrianirina, les trois mouvances sont une force de frappe légitime qui est issue des urnes ; par contre Andry Rajoelina est issu de la rue. Toujours est-il qu’il admet que si jamais la communauté internationale change d’avis et reconnaît l’accord du CCI Ivato, il ne peut que se plier car, explique-t-il, l’objectif de la lutte des trois mouvances est de sortir le pays de la crise et d’extraire le peuple de la pauvreté. Dès lors qu’il y a reconnaissance internationale, les aides et financements sont débloqués et on peut penser développement et lutte contre la pauvreté.
En tout cas, une partie du TIM s’est déjà mué en MAMAFISOA, l’association politique conduite par l’ancien sénateur, aujourd’hui ambassadeur à Genève, Rajemison Rakotomaharo. Une autre partie a déjà elle aussi adhéré au parti MAMAN, dirigé par Yvette Sylla épouse de feu Jacques Sylla qui avait rejoint avec un certain nombre de parlementaire le camp Rajoelina depuis la Place du 13 mai.







