Les journalistes réunis ce samedi 07 janvier 2012, à l’initiative du Comité d’organisation provisoire de la presse (COPP) au collège Sainte-Famille Mahamasina, ont adopté les résolutions suivantes :
Devant la situation difficile que traversent les journalistes actuellement dans l’exercice de leur métier, notamment avec les cas récent de restrictions flagrantes de la liberté de la presse, entre autres :
La convocation du directeur de publication du quotidien « Le Courrier » à la gendarmerie pour lui intimer de divulguer ses sources sur le « manda d’arrêt lancé contre l’ancien Président Marc Ravalomanana »,
La lettre de mise en demeure à l’endroit de la chaîne TV Plus, signée par le ministre de la communication, Monsieur Harry Laurent Rahajason, enjointe de la demande de présenter des excuses publiques à l’endroit du Président de la Haute Autorité de la Transition pour « atteinte à la vie privée de la famille présidentielle », alors que TV Plus a évoqué les vacances du couple présidentielle et de sa famille à l’Ile Maurice,
Les mises en garde répétées et les menaces à peine voilées proférées par les autorités étatiques à l’encontre des journalistes et des organes de presse,
La mise en place de la « Commission d’éthique du journalisme » dont la légitimité est fortement contestée et contestable, mais qui s’apparente à un organe de répression qu’on brandit constamment à l’égard des journalistes,
Et pour une meilleure organisation des actions visant à la sauvegarde de la liberté de la presse et à la protection des journalistes dans l’exercice de leur métier, et constatant l’absence d’une autorité morale pour garantir un environnement sécurisé et serein pour la profession,
1è résolution : Il est créé le Syndicat des Journalistes Malgaches (SJM), une structure pérenne dont les membres du bureau ont été élus durant cette assemblée constituante :
Famille Mahamasina pour répondre à l’appel lancé par le Comité provisoire de la presse (COPP) pour une grande réunion des journalistes à propos de la situation actuelle de la presse. Lettres de mise en demeure, convocations de journalistes et autres intimidations de la part du ministère de la Communication ont été au centre de la rencontre entre journalistes qui ont déploré l’absence d’organe de défense du métier mais qui ont apprécié le communiqué de Reporter sans frontières en date du 4 janvier dernier.
Entre une validation du Comité de la presse et la remise sur pied de l’Ordre des journalistes, il a été décidé par l’assemblée des journalistes présents – plus de 70 individus issus de divers horizons tant du privé que du public –, de créer un syndicat pour la défense de la profession et des intérêts des journalistes. Aussitôt le bureau de ce syndicat a été constitué et ses tâches définies. Il demeure ouvert à toutes adhésions.
Le syndicat des journalistes malgaches (SJM) devrait être une structure pérenne dont les membres du bureau ont été élus durant cette assemblée constituante. Ce bureau est chargé des questions administratives et légales sur la création du Syndicat.
Les membres du bureau
Président : Rocco Rasoanaivo (La Gazette de la Grande Ile)
1er vice-président : Gérard Rakotonirina (Madagascar Tribune et Basy Vava)
2è vice-président : Tahiry Ralambomahay (La Gazette de la Grande Ile)
Secrétaire générale : Lalatiana Rakotondrazafy (Free FM)
Trésorier : Mbinintsoa Ranaivoson (Fréquence Plus)
Commissaire aux comptes, Alphe Léon Martiasy (TV Record)
Conseillers : Joël Ralaivaohita (Agence MATERA OI), Raphanoel Harinivo Andriambolanoro (Radio Fanambarana), Georges Randriamahasoa dit Jesy Rabelaolao (Journaliste free lance).
Le bureau est chargé des questions administratives et légales sur la création du Syndicat.
2è résolution : Les journalistes, désormais représentés par le Syndicat nouvellement créé :
- Condamnent avec véhémence les actes suscités entrepris par les autorités étatiques tendant à museler la presse,
- Revendiquent auprès du ministère de tutelle la cessation immédiate et sans condition de toute formes d’intimidation morale, physique et/ou psychologique, à l’endroit des gens de la presse,
- Décident de rester vigilants et de prendre les mesures appropriées en cas de persistance de ces manœuvres d’intimidations et de censure déguisée,
- Réclament la dissolution immédiate de la Commission d’Ethique du Journalisme sans légitimité et sans assises réelles.
- Réitèrent la nécessité absolue d’une solidarité des journalistes pour défendre cette cause commune qu’est la liberté de la presse.
Faite à Antananarivo, ce 07 janvier 2012
Le président du Syndicat
Rocco RASOANAIVO
(Adresse provisoire : Lot IV5 4 Ter Rue de Révérend Père MUTHON 101 Antananarivo)




