« Nous sommes d’accord sur l’application des accords de Maputo, mais c’est la façon d’y procéder qui diffère » a déclaré Andry Rajoelina sur LCI ce lundi 1er févier 2010. Le président de la Haute Autorité de la Transition (HAT) a ainsi montré à la France, et à toute la population malgache, surtout les tananariviens, que la HAT est encore prête à respecter les accords signés ensemble par les quatre mouvances. Car cette interview sur LCI a été transmise en direct sur la télévision de l’homme fort de Madagascar, sur la chaîne VIVA.
Ainsi, le président de la HAT ne rejette pas la création d’un gouvernement de consensus selon ses dires, mais c’est sa vision du plan à suivre qui s’oppose à celle des trois autres mouvances. Pour Andry Rajoelina, il faut élire des députés. Ce sont ces députés qui vont former le gouvernement de consensus, tout en concevant la constitution de la 4e République. Mais les députés élus durant la transition seront reconduits dans la 4e République.
Toute tentative de la médiation internationale a échoué sur la répartition des postes ministériels entre les quatre mouvances, malgré la désignation d’un premier ministre de consensus en la personne de Mangalaza Eugène Régis. Une situation d’impasse aggravée par la création des postes de co-présidents de la transition, suivie de l’adoption de l’accord de Maputo III, signé par les seules trois mouvances Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et Zafy Albert.
Dans une interview à l’hebdomadaire français L’Express, Andry Rajoelina a exclu cependant de rétablir dans ses fonctions avant les élections le Premier ministre « de consensus » Eugène Mangalaza. Il a proposé plutôt la mise en place d’un Conseil supérieur de contrôle de la transition doté d’attributions législatives et où les trois mouvances seraient majoritaires.
Glissement des discussions
Actuellement, les thèmes des discussions semblent avoir changé. Progressivement on ne transige plus comme auparavant sur l’application stricte des accords de Maputo. On souhaite toutefois une transition consensuelle et inclusive. Mais de plus en plus on parle d’élection, thème qui est aujourd’hui au centre des discussions
Le parti TIM a déclaré officiellement ce mardi 2 février 2010, par la voie de son porte parole, Raharinaivo Andrianatoandro, que le parti fondé par l’ancien président Marc Ravalomanana est d’accord sur la tenue d’une élection à Madagascar. C’est pour cette raison qu’il a envoyé des observateurs à la conférence organisée par la Médiature au Centre de conférence international à Ivato, ce mardi 2 février 2010.
Fetison Rakoto Andrianirina, porte parole de la mouvance Ravalomanana, quant à lui organise ce 4 et 5 févier 2010, une conférence débat, pour trouver une solution à l’impasse que traverse actuellement la résolution de la crise politique à Madagascar. Cette conférence n’écarte aucune solution, même celle qui sanctionne les quatre mouvances ensemble. Fetison Rakoto Andrianirina n’a pas demandé l’aval du chef de sa mouvance, Marc Ravalomanana, pour cette conférence débat. Mais le parti TIM participera à cette conférence selon toujours son porte parole. D’ailleurs, c’est ce dernier, l’ancien député d’Ambohidratrimo Raharinaivo Andrianatoandro qui représentera le parti TIM.





