Coincé entre une journée d’action des magistrats pour protester contre l’insécurité qui les menace qui avait été fortement suivie le mercredi, et une journée d’action des avocats contre leurs conditions de travail qui a été finalement reportée par ceux-ci à une date ultérieure pour éviter de fausses interprétations, le procès des événements survenus à Ambohitsirohitra le 7 février 2009 a quand même pu reprendre ce jeudi 26 août 2010.
Les avocats de la défense ont cependant demandé un nouveau report d’audience, demande qui a été à nouveau refusée par le Tribunal. Ce qui entraînait une sortie de l’ensemble des avocats constitués par les accusés. Devant la presse réunie dans les couloirs du Tribunal, Maître Hanitra Razafimanantsoa expliquait ensuite le geste des avocats par la volonté de ceux-ci de protester contre le non respect de plusieurs dispositions du Code de procédure pénale, et notamment le non report du procès en attendant l’issue du recours auprès de la Cour de cassation contre l’arrêt de la Chambre d’accusation renvoyant les accusés devant la Cour criminelle ordinaire.
Pendant ce temps cependant, l’audience n’était pas suspendue et continuait malgré tout. La défense était assurée par des avocats d’office, désignés par le Tribunal après les incidents de séance du lundi précédent. Le président du Tribunal avait cependant eu fort à faire avec la partie du public manifestant bruyamment sa sympathie avec les accusés, et les forces de l’ordre furent appelées pour évacuer de la salle d’audience et des couloirs du tribunal les éléments perturbateurs .
L’audience se poursuivait dans l’après-midi et le début de soirée, protégée par un cordon de l’Emmoreg.





