Avant de prendre l’avion pour les Seychelles, le président de la transition a donné une conférence de presse ce mardi 7 août. Cette séance a été rapportée dans son intégralité dans un communiqué des services communication de la Présidence de la transition. Remarquons que les préoccupations de la presse tournent autour du sort de l’ancien président de la République et de ce que le président de la transition attend de la communauté internationale. Doit-on penser que le cas du président de la transition ne pose aucun problème aussi bien dans le processus des Seychelles que dans l’application de la feuille de route sans omettre son éventuelle candidature aux présidentielles ?
Ci-après ces questions-réponses.
Quels seront les arguments majeurs que vous défendrez lors de cette rencontre en vue de sortir Madagascar de cette crise et pour l’intérêt de la Nation ?
« Cela fait exactement 52 ans que Madagascar a acquis son indépendance. Je suis convaincu que Madagascar aurait pu figurer au premier rang dans l’Océan Indien mais les problèmes politiques font toujours blocage au processus de développement du pays. Personnellement, mon état d’esprit est simple : en tant que Président de l’actuelle Transition, je devrais trouver des solutions à la crise pour sauver la population, contrairement aux autres qui ne pensent qu’à son intérêt personnel. Au nom de l’apaisement, on peut prendre toutes les décisions possibles et réalisables ».
Si l’ancien Président de la République campe sur sa position concernant son retour et sa candidature, quelle serait votre décision ?
« Que ce soit bien clair que, jusqu’à ce jour, l’ancien Président ne remplit pas les conditions requises pour se porter candidat à la prochaine course à la magistrature suprême.
Son retour au pays est une autre chose. S’il l’on se réfère à la Feuille de route, il y a les Articles 20 et 45. C’est clair et net ».
En retour de leur pression, la Communauté Internationale a-t-elle donné des garanties, surtout concernant les promesses de financement et sur les aides d’investissement, alors que les Institutions et Gouvernement d’Union Nationale ont été déjà mis en place depuis le mois de Septembre 2011 ?
« Les parties prenantes malgaches ont respecté leurs engagements conformément à ce qui a été dicté par la Feuille de route. Actuellement, nous sommes en attente de la concrétisation des engagements et des diverses promesses d’aides de la Communauté Internationale. Toutefois, nous savons tous que certaines aides ont été débloquées, comme celles de la Banque Mondiale et de l’Union Européenne, d’autres aides sont en cours.
Ce qui est important, c’est que la CENI-T a déjà publié le Calendrier électoral avalisé par la Communauté Internationale. Ainsi, quelle que soit l’issue de la rencontre aux Seychelles, rien ne nous empêche d’avancer vers le processus électoral. S’il y aurait un accord sur l’amélioration du calendrier électoral, comme l’avancement des dates des élections, par exemple, je ne vois pas de problème mais on ne peut pas accepter un report. Jusque là, la date du 08 Mai 2013, est maintenue pour l’élection présidentielle. Les entités concernées devront poursuivre toutes les organisations des prochaines élections ».
En tant que Président de la Transition, au cas où vous ne trouverez pas de compromis aux Seychelles, quelle serait votre décision, puisque à ce rythme là, le compromis sera apparemment difficile à trouver ?
« Les politiciens participent pleinement au développement du pays. Nous demandons juste à tous les acteurs politiques malgaches de faire preuve de sagesse. Nous avons décidé d’adhérer à la Feuille de route et à sa mise en œuvre. Si nous avons procédé à la signature de la Feuille de route, c’est pour sortir de cette impasse politique afin de tenir des élections et assurer une alternance démocratique au pouvoir. Il y a encore d’autres raisons à ne plus citer ici, comme la création de la CENI-T pour que celle-ci organise les élections et non plus l’Etat, la mise en place du bulletin unique. De tout ce qui précède, on va aux Seychelles pour trouver un compromis pour instaurer l’apaisement. Au cas où l’on n’arrive pas à trouver un accord, rien ne nous empêche d’avancer tout de même vers les élections et assumer les conséquences ».
Recueilli par Bill







