La présidence de la transition, par son chargé de communication, a publié un communiqué qui veut éclairer l’opinion sur les décisions et mesures prises ce samedi 21 janvier à l’endroit de l’avion d’Air Links qui avait à son bord Marc Ravalomanana. Ce dernier ayant donc réussi à échapper au piège qui lui avait été tendu, doit, si on devait croire ou accorder un crédit à ce qui est dit dans le communiqué ci-dessous, s’attendre à ce que des officiers de police judiciaire malgache viennent l’arrêter en Afrique du Sud. Ci après ce communiqué.
Face aux risques de troubles certains, générés par les partisans de Monsieur Marc RAVALOMANANA face à des éléments des Forces de l’ordre déterminés à maintenir l’ordre public dans les environs de l’aéroport international d’Ivato et consécutivement à la nécessité impérieuse d’exécuter un mandat de Justice ayant force exécutoire, il a été décidé de provisoirement fermer l’aéroport international d’Ivato et il a été indiqué à la Compagnie aérienne Air Link de, dans un premier temps, atterrir à l’aéroport international de Morondava pour non seulement permettre aux autorités de police judiciaire d’exécuter le mandat d’arrêt décerné contre Monsieur Marc RAVALOMANANA mais encore et surtout pour attendre à ce que la situation revienne à la normale aux environs de l’aéroport international d’Ivato, avant que l’aéronef et les passagers restants de Air Link puissent y atterrir en toute sécurité.
En tout cas, les hauts responsables de Air Link ont été préalablement informés, par lettres officielles et à deux reprises, par les autorités malgaches que ces dernières sont déterminées à exécuter le mandat d’arrêt décerné à l’encontre de l’un des passagers, en l’occurrence Monsieur Marc RAVALOMANANA, et que cette opération pourrait ainsi mettre en danger tant leur aéronef que les passagers.
De son propre chef, le Commandant de bord du vol Air Link SA 8252 de ce Samedi 21 Janvier 2012 a ainsi décidé de reprendre le cap sur Johannesburg.
Arrivés à l’aéroport international de Johannesburg, tous les passagers ont débarqué sauf Monsieur Marc RAVALOMANANA qui a déclaré vouloir joindre, coûte que coûte, Madagascar.
Comme les autorités malgaches ont déjà manifesté leur ferme volonté de laisser Monsieur Marc RAVALOMANANA rentrer sans conditions à Madagascar, selon les dispositions du Paragraphe 20 de la Feuille de route, tout comme elles restent également catégoriques quant à leur détermination d’exécuter le mandat d’arrêt décerné contre celui-ci, en application des termes du Paragraphe 45 de la même Feuille de route, les mêmes autorités malgaches souhaitent envoyer un avion spécial à Johannesburg pour ramener Monsieur Marc RAVALOMANANA à Madagascar afin qu’il soit présenté devant la Justice malgache.
Les démarches afférentes vont ainsi immédiatement être entamées auprès du Gouvernement sud-africain.




