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samedi 3 décembre 2016
Antananarivo | 07h09
 

Economie

Affaire du saphir d’Andrebabe-Andilamena

Classée sans suite

jeudi 23 avril 2015 | Valis

Stupéfaction dans le milieu des petits exploitants dans les carrières d’Andrebabe Andilamena qui se seraient fait rouler par des opérateurs miniers srilankais. L’affaire a été portée devant le tribunal. Ce 22 avril 2015, le tribunal a classé l’affaire sans suite.

Voici quelques jours, des exploitants miniers ont découvert une grosse pièce de saphir qu’ils estiment à plus d’un milliard de francs (soit plus de 200 millions d’ariary). Des intermédiaires leur ont proposé de venir à Antananarivo où la pièce de saphir de 30gr environ pouvait trouver un bon preneur. Il s’agit d’un opérateur minier apparemment bien connu à Ilakaka et à Sakaraha. Les marchandages sur le prix de cette pièce n’ont pas abouti car l’opérateur ou du moins l’intermédiaire représentant l’opérateur avait offert 40 millions d’ariary et a subtilisé le joyau à l’insu des « propriétaires ».

En tout cas, ces derniers ont porté plainte pour abus de confiance, escroquerie et pour vol. Plusieurs personnes sont impliquées dans l’affaire et ont été entendues, mais il reste qu’un autre opérateur srilankais demeure introuvable. Les plaignants abasourdis devant la tournure du procès comptent porter l’affaire en appel. Ils se sentent dépouillés et plus que spoliés car ils n’ont plus revu leur saphir qui avait été scellé et déposé au domicile de l’intermédiaire (une dame) et ils se sont vus imposer un prix qui ne leur convenait guère.

Cette affaire suscite de nombreuses interrogations. D’abord, cette mine d’Andrebabe Andilamena avait déjà fait à un moment donné, l’objet de décision de fermeture ; mais finalement, pour des raisons de sécurité dans la région, cette décision n’aurait donc pas été appliquée pour la simple raison que son exploitation réduit le nombre de chômeurs et donc le nombre d’individus tentés de devenir des « dahalo » et acteurs d’autres formes de banditisme. Dès lors, tous les acteurs dans cette mine ne seraient donc pas des professionnels ni en règle vis-à-vis des lois et règlements qui régissent l’exploitation et les opérations dans les mines (permis de recherche, permis d’exploitation, laissez-passer n°1, laissez-passer n°3…)

Les Services des Mines seraient-ils alors intervenus dans le procès relatif à ce fameux saphir pour demander si les « propriétaires » étaient en règle, se demande-t-on dans le milieu des petits exploitants pour que les plaignants soient ainsi traités, et qu’ils perdent leur joyau au profit de « l’acquéreur » qui les a trompés ? À la rigueur, regrettent-ils, la pièce devrait revenir à l’État et non à cet opérateur.

Bref c’est tout le problème du fonctionnement des petites mines que cette affaire est en train d’évoquer et de mettre au grand jour.

4 commentaires

Vos commentaires

  • 23 avril 2015 à 10:41 | monfort (#8295)

    LES PETIT VOLEURS SONT SOUVENT PENDUS ET LE GRANDS SONT SALUES

    Peut on encore vivre a Macr ?

    • 23 avril 2015 à 10:55 | Rakotoasitera Fidy (#2760) répond à monfort

      Nous sommes 22 millions de malagasy !!!!!

  • 23 avril 2015 à 11:09 | Rakotoasitera Fidy (#2760)

    En dèpit de cette petite saute d’humeur , il faut savoir que plusieurs centaines de milliers de malagasy survivent ces dans ses petites exploitations

    Organiser et mettre en place un système d’auto défense s’avère des plus compliqués du fait que tout ce monde travaille tres dur pour extraire ces pépites

    Et comme ce labeur est considèré comme informel , ce genre d’incidents a toutes les chances de perdurer

  • 23 avril 2015 à 18:57 | Turping (#1235)

    Si l’histoire est vraisemblable ,quelle naiveté de la part du vendeur d’avoir laissé le joyau même scellé dans l’attente de leurs associés chez l’opérateur ?
    - Un objet de telle valeur c’est une histoire de « terre à terre » même si le marchandage étant le leitmotiv avant de conclure le « deal ».
    - En parlant de l’Etat ,quel état parle t-on si tout est en norme dans ce pays en commençant par la taxe d’exploitation ? C’est la la loi de la jungle qui règne partout. Même le permis d’exploitation ,d’exploitation n’a pas de règle légale pour tous.

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